AOT
gnait aussi des récipients de moindre taille, puisque le XouT'^p est parfois rapproché, par exemple, du cotyle.
Aouxpév. — Bain, plus particulièrement bain chaud, par opposition au bain naturel pris dans un fleuve ou dans la mer. L'usage des bains chauds est aussi ancien que la civilisation grecque ; ils servaient non seulement aux soins de propreté et d'hygiène, mais aussi au délassement après les fatigues. Au temps homérique on se baignait dans des baignoires ou àcâa'.vOoi, et des esclaves lavaient et frottaient les baigneurs; si c'était un hôte, ce service pouvait lui être rendu par une personne de la maison, la mère de famille, ou même uneJiHe. A
I iiiiiiiiiiiiiiiiiiMMiiimiiM
l'époque classique, la mode de se baigner très fréquemment s'est développée; on se baignait avant le repas, dans l'aprèsmidi.
Les riches avaient des bains dans leurs maisons, mais il y avait aussi des bains publics où l'on payait pour entrer. On trouvait là, chez le paXavsu;, tout ce qui était nécessaire au bain, huiles et ingrédients divers, parfums, linge, strigiles; mais on pouvait apporter tout cela avec soi. On payait au baigneur une légère redevance ou sTriXouTpov.
Dans les bains, on pouvait prendre des douches (xpouvd;, xaTaxXiKja6;, aidvriua) seul, ou avec l'aide d'un doucheur, Wpo/c5o;, 7rapa/.uTYiç; d'ordinaire, on mêlait aux ablutions des frictions d'huile tirée des alabastres. On trouvait
aussi des piscines (xoXuaêTÎOpa), pour plonger et nager, des baignoires à la moderne (ttueAoç), et des éluves pour les bains de vapeur (rupiarY^piov). Les établissements de bains contenaient, en outre, et sans compter les chaudières, des salles diverses, l'àTTOOUTYjpiov, où l'on se déshabillait et laissait les habits sous la garde des i|jiaTio'^uXaxoi*vT£;, riXeiTTTYjpiov, ou salle de massage, etc. Les éphèbes usaient beaucoup du bain après leurs exercices physiques, et il y avait des bains dans les palestres et les gvmnases. On a compris que le mot XouTCOv désigne le lieu où l'on prend des bains aussi bien que le bain lui-même.
AouTpoçp6po<;. — On appelait ainsi le vase dans lequel on allait chercher l'eau du bain que devait prendre un fiancé la veille de son mariage. Celle eau était puisée, à Athènes, à la fontaine Callirhoé, par un jeune garçon ou une jeune fille de la proche parenté des fiancés. Le loulrophore était par suite devenu un symbole du mariage. Le mot s'est appliqué, par extension, au jeune homme ou à la jeune fille qui portait ce vase. Le vase a la forme d'une haute et longue amphore, à panse et à col très étroits ; il y en avait de fort riches, et décorés en général de scènes nuptiales.
Les loulrophores faisaient partie des cadeaux de mariage offerts à Tépousée, et on les portail dans le cortège nuptial.
Ces vases avaient aussi
leur place dans les cérémonies funéraires ; on en plaçait un sur le tombeau des jeunes gens non mariés. D'ordinaire la panse était décorée de scènes de funérailles. Il était porté dans la pompe funèbre par une b{/yTÇ>(<7- Tpia ou une pleureuse. Comme les loutrophores d'argile étaient trop fragiles, on les remplaça souvent par de grands vases en marbre de forme analogue, sur
AOX