‹ Lexique des antiquités grecques [microform];Chapitre 86 sur 184 · MAX · texte numérisé non relu

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MàxcXXov, MàxeXov. — Marché, traduction du latin macellum. Les Grecs disaient o']/07rojXeïov ou xpsoTTwXsTov (Voy. ces mots et 'Ayop'i).

MaxTTjptov. — Rouleau dont se servaient les boulangers et les pâtissiers pour étendre la pâte.

MàxTpa. — 1° Pétrin, le plus souvent en bois, parfois en pierre, ressemblant à ceux dont on se sert encore de nos jours.

20 Baignoire assez large pour qu'on pût s'y asseoir, et qu'on trouvait surtout dans les bains publics. Le nom vient sans doute de ce qu'on se faisait masser au bain.

MàXayjJia. — En général tout ce qui sert à adoucir, à amortir un coup. En particulier on désigne sous ce nom de gros paquets de cordes que l'on jetait par dessus bord, soit pour ralentir la marche d'un navire, soit pour amortir le choc de deux navires s'accoslanl, et par suite quelque chose comme un plastron. C'est aussi un emplâtre émollient, un cataplasme.

MàXGa. — Cire mêlée de poix dont on faisait une sorte de goudron, et plus spécialement cire molle que l'on étendait sur les tablettes à écrire.

MâvSpa. — Le mot a désigné toute enceinte, absolument close ou non, servant à enfermer les troupeaux; étable, bergerie, parc à bétail, et par sui'.e le troupeau lui-môme.

Il s'est appliqué aussi : 1» A un jeu. 2° A un chalon de bague ; c'est proprement le cercle où s'enchâsse une pierre précieuse.

MavSùaç, MavSÙTj. — Vêtement épais, attaché par une agrafe sur l'épaule, et qui servait à préserver du froid, de la pluie; c'est une espèce de chiamyde.

MdvT)ç. — 1« Sorte de vase d'argile; on en cite un contcLianl cinq cotyles.

2« Coup particulier au jeu du ccttabe.

Il est assez difficile à déterminer.

Mavxeia. — Voy. MavTixTj.

MavTetov. —Voy. XpTjTaô;, XpYjr;- Tvjp'.ov.

Màvxeujxa. — Voy. XpYiTao;,

XpTjTTrjC'.OV.

MavTtXTj. — Divination de la pensée et de la volonté des dieux au moyen de signes mystérieux et symboliques, et par suite connaissance surnaturelle du passé, du présent et de l'avenir. C'est l'art des devins cl des prophètes, l'art d interpréter les signes, dTjjxcr/, et les prodiges,

Il est difficile de classifier les différents signes et prodiges qui ont donné naissance à des modes spéciaux de divination. Notons d'abord la divination par les actes instinctifs des êtres vivants, par exemple des oiseaux (ôpv'.Oo|xavTctx) : l'aigle, l'autour, le corbeau, le héron, la corneille, la chouette, la mouette, etc. manifestaient la volonté de Zeus, d'Apollon, d'Alhéna, de liera. 11 fallait tenir compte de leur vol, de leur cri, etc., aussi bien que de leur apparition. A côté des animaux, l'homme : l'interprétat.ou de sa parole donnait lieu à la xXTjOoviTT'.xr^ étym. : xAÉoj =: xaÀÉco), celle des gestes à la T.y.hu7i'f\ (palpitation, convulsion). La divination par les entrailles des victimes offertes aux dieux était peut-être la plus importante; on l'appelait leporîxozi'a ; le foie jouait surtout un grand rôle (TjzxTOcrxoTria). Moins connues sont la divination par le feu (r'jpov.avTSt'a, âaTT'jpoaavreia), par la fumée [y.y.T.yo- {;!avT£i7.), par les divers objets «[ne l'on brûlait à la tlamme des autels ou des sacrifices, l'encens (^X'.^7.vo|J.avT£r/), le vin (^olvoaavTEtaj, la farine ! àXc'jpo|/av- T£ia,' àX'^ao[7.7.VT£r/), l'orge (xo'.OoajcvT£ia),'les feuilles d'arbres (-^uXXo- »j.avT£txj, particulièrement de laurier. La divination par les œufs ((oorixoTTia, (oO'JxoTTixYj, (ooeuTix/j) avait ses adeptes. L'hydromancie, {5poaavT£r/, divination par l'eau, comprenant la 7:7,70aavT£ia, où l'on consultait les sources, et la X£xavoaavT£ra, où l'on interrogeait de l'eau placée dans un bassin, et quelquefois mélangée à d'autres liquides et à d'autres substances. Lorsqu'on faisait

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