‹ Lexique des antiquités grecques [microform];Chapitre 91 sur 184 · MEA · texte numérisé non relu

MEA

en connaît à doubles réservoirs, pour

l'encre noire et

l'encre rouge. ^

pta. — Substance noire, sorte d'encre dont les cordonniers se ser V a i e n t pour

teindre le cuir. On la fabriquait peutêtre avec une efflorescence noire de certains métaux.

MéXaafia. — 1° Teinture noire, en particulier teinture pour les cheveux.

2*» Encre ou peut être crayon de mine de plomb.

MeXeryjTTjptov. — Lieu où l'on se livre à des exercices de toutes sortes, soit physiques, soit intellectuels.

MéXT]. — Vase à boire de forme indéterminée.

MéXl. — Le miel avait, chez les drecs, tous les emplois qu'a chez nous le sucre, en cuisine, en pâtisserie, en pharmacie, en parfumerie. Ou ajoutait du miel au vin et fabriquait l'hydromel avec de l'eau et du miel, laissant vieillir le mélange. On offrait du miel, quelquefois sous forme de libations, à certaines divinités rustiques et aux divinités chtiioniennes. De là l'importance très grande de l'apiculture, qui avait donné lieu à des écris importants. Le miel le plus recherché était celui de l'Atlique, parliculièrement celui de rHymette, mais on en récollait dans toute la Grèce, en Eubée, en Thessalie, en Achaïe, en Arcadie, dans les Cyclades, à Scyros et Kalymnos surtout. On sut de très bonne heure attirer les abeilles dans des ruches. Les premières furent 1res rustiques, comme des troncs évidés, des pierres creusées, des coibeilles ; plus lard on les perfectionna, on Ht des ruches en écorce, spécialement en liège, ayant la forme d'un rouleau bouché aux deux bouts, en terre cuite, de forme analogue, eu briques, en bouse de vache, en osier tressé, en planches, etc. (jJLeXtTTÊiov,

<Ti'j/.ê}.o;, (TixTivoç, etc.). Chacune avait ses avantages et ses défauts. L'ensemble des ruches s'appelait jjieXtijçwv, ueX'.tco'j^yiio'j, [jLsXiTpocpeïov, {jLeXia'îatov. Les apiculteurs, {jLeXiffdeuç, [^.eXt'jaoxô- {;.o; , |j.£Xi(7(7o::dXoç , ijLeXtadOTrdvoç , IxsXiTTOTpdcpoç, ULeXicrdoopYOç, les entouraient de soins minutieux et raflinés, après les avoir orientées au midi et placées à l'abri de la trop grande chaleur et des venls aussi bien que des animaux gourmands de miel. Pour récolter le miel, à des époques fixes, deux fois par an d'ordinaire, on enfumait les abeilles et l'on coupait les rayons d'où Ton faisait ensuite couler le contenu dans des pots.

MèXtYjxa. — Chant cadencé, puis instrument qui accompagne ce chant, (lùle rustique, pipeau.

MeXtirj. — Longue et lourde lance en usage à l'époque homérique, à laquelle on peut opposer la légère Xôy//j de 1 âge classique.

MeXCxpaxov. — 1° Mélange d'eau et de miel qu'on faisait fermenter, breuvage semblable à rhydromel,ou plutôt véritable hydromel vieilli. On le buvait froid ou chaud.

2° Mélange de lait et de miel servant k faire des libations aux dieux infernaux.

MeXiiTTjXTOV, — Gâteau au miel que l'on servait à lable comme dessert.

MéXiaaat. — Les abeilles étaient des prêtresses de Déméter; elles tiraient leur nom de .Melissa, fille de Melisseus, roi de Crète, qui nourrit de miel Zeus enfant. On a donné du mot d'autres étymologies ; il pourrait faire allusion à la pureté des prêtresses, ou dériver simplement du verbe fjLÉXsTOai.

MeXtcTcraïov. — Rucher (Voy. MéXi).

MeXi<T(Teiov. — Ruche (Voy. MéXi).

MeXt(T(Teùç, MeXt(T<TOH6jioç, Me- XtcrdoiréXoç, MeXtacroitôvoç, Me-

Xt<T(TOTp6<poç. — Apiculteur (Voy.

MéXi).

MeXtordOupyeïov. — Ruche (Voy.

MéXi).

MEl

MeXtadOopyoç. — Apiculteur (Voy.

MéXi).

MeXt(T(T(t>v. — Rucher (Voy. MsXiV

MeXtTEtov. — Boisson au miel, sorle d'hydromel.

MeXixeioç, MeXtxtTTjç [oivoçj. — Vin sucré avec du miel.

MeXiTOxpocpetov. — Rucher (Voy.

MéXi).

MeXiToCrra. — Gâteau fabriqué avec difTérents ingrédients auxquels on mélangeait du miel, ou bien gâleau enduit de miel. Us pouvaient êlre employés à des us:iges sacrés, dans les cérémonies nuptiales ou funéraires par exemple.

MeXXetpeveç. — Ce sont les éphèbes qui, dans la constilulion Spartiate, sont sur le point d'être admis parmi les £"p£V£; (^voy. ce mot), ou môme qui font leur première année de stage parmi les £to£VÊ;. Ils avaient dix-huit ans, laissaient pousser leur barbe et leurs cheveux, et s'exerçaient à la guerre.

MeXXéçpTj6oç. — Les jeunes gens, k Athènes, entraient dans l'éphébie à seize ans; à quinze ans, on les appelait futurs éphèbes, j/£X) ÉcpTjÇo'. .

MeXXCpaveç. —Voy. M£XX£tp£V£;.

MeXoiroioç. — Nom donné au poète Ivrique. La a£Xo:roii3t était aussi la narlie musicale d'une tragédie, soit pour soutenir le récit, soit surtout pour accompagner les chœurs.

MéXoç. —Ce mot s'emploie pour les paroles chantées avec accompagnement musical ou pour désigner seulement le chant des instruments.

MeXa>S(a. — Se dit de toute espèce de chant, et spécialement de paroles chaulées avec accompagnement de musique instrumentale. Par extension, poésie lyrique.

Mepap^iqç, Mepap)^ia. — Corps de troupe composé de 2.048 hommes, et commandant de cette troupe.

Mé<Ta6ov. — Courroie fixée au timon

et servant à l'attacher au milieu du joug.

MecTàyxuXov. — Se dit d'une lance

qui porte au milieu de la hasle une

ày^ûX-rj (Voy. ce mol).

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