‹ Lexique des antiquités grecques [microform];Chapitre 92 sur 184 · MES · texte numérisé non relu

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MedauXrj. — Cour intérieure sur laquelle donnaient les appartements des femmes et parfois ceux des hommes.

Cette cour était entourée d'un péristyle comme l'auXTj.

MeaauXtxôvxpoufxa. — Air de tlûle qui se faisait entendre entre deux morceaux chantés, sorle dintermède musical.

MéaauXov. —Voy. M£'7auXT,.

MédauXoç fOupa] , — Porte séparant lapparlement des hommes de celui des femmes.

MeasYT^^P^o^' ~~ Lorsqu'un objet élail en litige, on pouvait le mettre en dépôt, en séquestre, entre les mains d'un tiers, jusqu'à la résolution de ce litige. C'était le |/.£rr£YY'jYjU.a, mot qui s'applique aussi au séquestre judiciaire.

Me<TT][x6pta. — Partie de la journée répondant au latin meridies, vers Iheure de midi, séparant le jour en deux : la matinée et la soirée.

Le mol désigne aussi le midi, le sud.

MecriSlOç [ap/tov]. — Sorle de dictateur choisi quelquefois dans certaines villes grecques pour servir de médiateur entre deux partis.

Me(To6a(TiXeia , Me(To6a(TtXei>ç .

— Traduction du latin inlerregnum, inlerrex \\o\v Lex. des Antiq. romaines .

Me<T65[iTj. — 1° Poutre transversale qui soulienl, au sommet du toit, les deux pentes latérales. Vax général toutes les poulres maîtresses d'une charpente de toit s'appellent j/ETOorjLa',.

2» Ouverture pratiquée dans le pont d'un navire pour le passage du mât. De chaque côté du mât, le touchant presque, sont fixés des coins et montants qui !( nveloppent et le maintiennent. Quand on veut abaisser le mât, la voile et la vergue sont amenées au préalable dans la ij.ô-

Medoveoi. — Rameurs qui, dans une trirème, se trouvaient au banc du milieu. Ils passaient pour contribuer plus que les autres à la marche du navire.

Meffoxet^^tov. — Se disait de Tinter-

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valle laissé entre les murailles d'une ville et un relranchemenl établi par des assiégeants.

Me(7(i>56ç. — Partie du chœur tragique qui séparait la strophe de l'anlistrophe; il était sur un rythme différent de ces dernières.

MeTa6oXiq. — Commandement militaire pouvant se traduire par demi-tour.

Il est employé quand il s'agit d'un seul cavalier. Pour un peloton on disait iztzifj- 7ra(7[xo<;.

MeTayetTVtwv. — Mois du calendrier attique correspondant à août-septembre. On y célébrait des fêtes en Ihonneur d'Apollon MÊTayeiivioç-

MeraXXeia. — Voy. ^VTz6pDy[j.%.

MexaXXeuç. — Ouvrier mineur Voy.

MÉxaXXov).

MexorXXtxal SCxai. — Voy. -MÉTaX- Xov.

MéxaXXov. — Le mot signifie à la fois une mine de métal et une carrière de pierres, l^our ce second sens, voy.

Les Grecs ont connu les métaux, fer, cuivre, plomb, or, argent, de toute antiquité, et n'ont pas lardé à savoir fabriquer du bronze, alliage de cuivre et d'étain. Les Thalassocraties égéeunes, puis les Phéniciens ont répandu les métaux dans le commerce méditerranéen.

Les uns, comme l'étain, étaient apportés de pays très éloignés; les autres provenaient de mines exploitées en grand nombre en pays grecs. Il y avait des mines d'or et d'argent à Siphnos, de plomb argentifère au Laurion, en Attique, de plomb à Sériphos et Anaplié, de cuivre à Kériphos, de cuivre en Laconie, en I3éolie, dans les Cyclades. En Asie Mineure, on trouvait des mines en Mysie, en Troade, en Lydie, surtout des mines d'or; en Mysie, en Dithynie, en Cilicie, etc., mines de plomb, de fer, de cuivre, etc.

Les mines étaient taillées en galeries profondes, horizontales, verticales ou en pente, auxquelles on avait accès par des puits, aussi bien qu'à ciel ouvert. On y

taillait la roche au moyen d'outils d'acier très vigoureux, marteaux à tête massive, marteaux à pic, marteaux à tranchants,

coins arrondis ou prismatiques, pioches, pics, sapes, pelles, etc. On s'éclairait au moyen de lampes à huile que l'on posait dans des niches; on enlevait le minerai au moyen de sacs, de paniers. Les galeries étaient souvent fort étroites, de seclion rectangulaire ou trapézoïdale, de sorte que l'on avait peu de frais de boisement; mais il fallait prendre des précautions pour laérage, établir des courants d'air et des syphons au moyen de puits jumeaux.

Pour épuiser les eaux, on se servait soit simplement de vases et de seaux, soit de machines élévaloires puissantes et ingénieuses, visd'Arcbimède(xo/Xt'aç), ou roues à auges. Des machines du n>ême genre pouvaient servir à élever le minerai hors de la mine.

Hestait à traiter le minerai, pour en dégager le métal; l'opération con!^istait en Irilurage ou broyage et lavage. On broyait le minerai dans des mortiers, ou au moyen de meules très courtes qui le réduisaient en grains de la grosseur des grains de millet (d'où le nom de xsy- /p£0)V donné à l'atelier où se faisait l'opération). On le lavait ensuite dans des bassins ingénieusement disposés pour que le minerai pût se mouiller, se décanter et se sécher. Il y avait du reste des procédés divers, suivant les métaux à obtenir purs.

Une fois ces opérations terminées, on faisait fondre le métal dans des fours et

on le séparait en lingots sur lesquels étaient empreints des cachets indiquant leur origine.

Un mineur s'appelait aETaXXsu;; du reste chaque catégorie d'ouvriers avait un nom spécial : les porteurs étaient les 6uXaxo'^opoi, les fondeurs les xi'6ô(ov£ç ; il y avait dans les mines des gardiens, (;*uXaxeç, et des chefs d'équipes, È'.ti'î- Tarai, ÈTCiTpOTroi, etc. Tout ce personnel était recruté parmi les esclaves, car le travail des mines était fort pénible.

Enfin, vu l'importance des mines, la législation grecque avait réglé avec une grande minutie tout ce qui concernait la concession des mines, qui faisaient, en principe, partie du domaine public. Si un particulier exploitait une mine sans être en règle avec l'État, il était soumis à ràypacpo'j ueTiXXoa ôix-r|,qui entraînait une amende égale au double du prix de la mine. Il y avait du reste un grand nombre de uiÊTaXXixat Bi'xat, ressortissant aux Thesmothèles et «i un tribunal particulier, ou uieTaXXtxbv SixaTTY^ciov.

MexàXXou àYpàcpou StxTj. — Voy. MéxaXXov.

Mexavnrcptç [xoXt;], MeTavtir- ^pov. — Dernière coupe du repas, que Ton boit après s'être lavé les mains.

MexacTTuXtov. — Voy. ^tox.

MéxauXoç [Oupal. — Voy. Ms-jau- Xo;.

MexotHtov, MéxotKOç. — On appelait mélèques les étrangers domiciliés dans une cité grecque. Presque toutes les villes avaient des métèques, en plus ou moins grand nombre et dans des situations un peu différentes. — La Laconie, par exception, n'en avait pas. — Mais l'inslitution a pris sa forme la plus précise à Athènes.

Les métèques étaient des étrangers originaires des pays les plus divers. Ils s'employaient à des métiers variés, depuis les plus humbles et les plus vils, comme celui de sycophantes, de joueurs de flûte, de courtisans; surtout ils étaient ouvriers du bâtiment, de la métallurgie, des indus-

tries de toute sorte, petits artisans, marchands, etc. Le commerce de l'argent était en partie entre leurs mains, et il y avait beaucoup de métèques fort riches.

Les professions libérales ne leur étaient pas fermées, médecins, astronomes, avocats, elc. Parleur nombre et leur intelligence, ils s'étaient fait une place importante dans l'État, et jouèrent maintes fois un rôle politique.

Les métèques étaient inscrits sur les registres des dèmes, sous la garantie d'un -TTiO'îTàTri;. Sils négligeaient cette inscription, ils étaient passibles de perdre la liberté après une àTrsoTTaci'ou ypa'^Vj.

Ils étaient soumis à un impôt de capitalion, appelé o.£T0tx'0v, et à diverses contributions extraordinai.es et liturgies. Us avaient des obligations militaires et semblerjt d'ailleurs avoir été chargés spécialement, en temps de guerre, de la défense du territoire; ils servaient dans l'infanterie lourde ou légère, ou dans les archers. Les bataillons de métèques étaient des corps à part; les mélèques n'étaient pas amalgamés avec les citoyens. Ils ont joué un rôle plus important dans l'armée navale, et c'est parmi eux qu'étaient en grande partie recrutés les équipages de la flotte; ils pouvaient être officiers, mais non sans doute triérarques. En échange de ces services, ils étaient protégés par lÉlat, qui leur assurait la liberté, la sécurité de leurs biens, mais ils ne pouvaient pas posséder la terre à titre absolu. En ce qui concerne la juslice, ils dépendaient exclusivement des polémarques, sauf dans les laTropixai St'xai, pour lesquelles ils étaient soumis au droit commun.

Enfin, ils pouvaient former des sociétés et des confréries pour l'exercice de leurs cultes particuliers, mais ils avaient aussi part aux cultes d'Athènes, et l'on sait qu'ils prenaient part, en robes rouges, à la Procession des Panathénées. Us étaient admis aussi à certains concours.

suis n'avaient pas accès, en principe, aux fonctions publiques et aux magislra-

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lures, ils pouvaient cependant en occuper quelquefois, d'assez humbles, il est vrai. Parfois aussi ils oblenaient le droit de cité.

Dans lu classe des métèques, ,'i côté des étrangers libres, il y avait les aflrancliis, qui étaient presque absolument identifiés aux premiers.

MexoixocpùXaÇ. — Magistrat que Xénophon aurait voulu voir inslitiier à Athènes pour surveiller les métèques et s'occuper de leurs affaires.

MeTÔiTTj. — Métope, [/entablement de Tordre dorique se composait d'une architrave surmontée d'une frise; cette frise était constituée par une série alternative de moulures verticales appelées triglyphes (voy. Tp(fyXucpoç) et de surfaces carrées, formant tableaux, que l'on appelait métopes. La métope servait peut-être, à Torigine, à boucher l'intervalle laissé vide entre les extrémités des poutres apparentes qui constituaient l'architrave de la construction en bois. Ces métopes pouvaient être lisses, ou décorées de peintures ou de sculptures. Il pouvait y avoir des métopes soit au-dessus du péristyle, soit autour de la ceila. Les métopes sculptées pouvaient être distribuées de manière variée autour des édifices. Il y a des exemples exceptionnels de frises de métopes appliquées à des édifices ioniques (Voy. 'Aerc^ç,

Nadç).

MéTpir][xa. — Tout ce qui est mesuré et distribué à parts égales, et particulièrement la ration de vivres et la solde des soldats, ou la ration des esclaves.

MeTpYjTTjç. — Principale mesure attique pour les liquides; elle équivalait à 144 colyles ou trois quarts de médimne, environ 39 litres.

Méxpov. — Mesure, qu'il s'agisse dune mesure de longueur ou de capacité Les Grecs empruntaient leurs unités de mesure de longueur au corps humain : le doigt, la palme, le pied, la coudée. Mais ces mesures manquent de précision, et il a été nécessaire de fixer la valeur exacte,

l'étalon de chacune de ces unités, et leur coordination entre elles Les systèmes ont varié suivant les cités et suivant les époques. Par exemple, l'unité principale a pu être le ttoo;, le pied, divisé en quatre palmes ou largeur de main, ou TrxXaiGTat', divisées elles-mêmes en quatre travers de doigt, oàxToXoi ; un autre système, imité de rÉgypte, prenait pour unité la coudée, ou TCYJ/oç, équivalente à un pied et demi. On inventa d'ailleurs des mesures plus grandes, par exemple pour l'arpentage, comme le tiXéÔûov, qui valait lOU pieds linéaires ou un carré ayant lUO pieds de coté.

Pour les mesures de capacité, l'unité était le cotyle, xotoXy;, pour les matières sèches, et le congé, ou /ou;, pour les liquides, avec des multiples ou des divisions variées.

Voici le tableau sommaire des mesui'es grecques les plus usitées :

Mesures linéaires :

liouç = 0'"2957.

ilTTiÔatjLVÎ = 3/4 de irou; = 0»2218.

na/at-rr/J = 1/4 de ::où; = 0°»074.

AàxTuXo; = 1/16 de ttou; = O^OISS.

Ilr,/o; = 1 TTOuç 1/2 = 0'n4436.

'Opyuix = 6 TToSeç = 1™774.

rUéOpov = 100 ttôSêç = 29n'57.

ilTàôtov = 600 TTOoe; = 177«»40.

Mesures de capacité ({jLsxpa uypa) :

KoTuX'/| = 0^27 = 4 o^uêa'^a. Xou; = 12 xoTuXai = 3>24.

MeTpïjTT^; = 144 xoxoXat = 38>88.

Le métrète s'appelait aussi à|jLcpop£u;.

Mesures de capacité ({xétpa ç^lpi) '.

KoTuX-/! = <^'27.

XoTviï = 4 xoTuXai = l'08.

*ExT£u<; = 32 xoTuXat = 8^24.

MÉatavo; = 192 xoxûXai = 5l»84.

Pour le système des poids, voy. Sxaô-

MeTpov6{XOi. — Officiers de police athéniens, au nombre de dix, tirés au sort et chargés de veiller sur le marché à ce que les poids et mesures fussent confor-

mes aux étalons déposés à rvjsojov ; ils pouvaient intenter des procès aux délinquants. Ils imprimaient leur cachet sur les poids et les mesures pour les rendre légitimes (voy. fig. i^TaOaôç). Us avaient sans doute sous leurs ordres des agents subalternes appelés Tipoi/eipY^xai.

Les métronomes avaient aussi, très probablement, la garde des étalons monétaires et la direction de la frappe de la monnaie.

Mérwitov. — Front, et au sens métaphorique, tout objet proéminent ou partie proéminente d'un objet. En particulier : 1*> Nom donné à l'avant d'un navire, que les Grecs considéraient comme la télé du bâtiment. Les deux moitiés de l'avant étaient, dans le même ordre d'idées, appelées Joues, irapsiat', et Técubier représenlaitrœi/, ocpÔaXjxô;. Les :rap£iat étaient peintes en vermillon.

2» Front d'une troupe de soldats alignés sur plusieurs rangs de profondeur. Chaque Xô/o; se disposait sur un front de douze hommes généralement. Le commandement Itti aETOJTTOi» ! (on disait aussi ÊTTi cpàXayYOÇ ') signifjait qu'il fallait se former sur un seul front de bataille. Il était en usage dans la cavalerie.

MtjXCttjç oIvoç. — Boisson faite avec des coings, ou peut-être simplement avec des pommes ; cidre.

MyjXoXôvBtj. — Le scarabée d'or, que les enfants attachaient par une patte et faisaient voler, comme on fait de nos jours avec les hannetons.

M7)X6p.eXi. — Boisson ou potion composée de coings et de miel.

MtjXoOxoÇ- — Corset, ceinture (Voy.

STpÔcptOv).

Mr^Xocpépoi. — Les mélophores formaient une garde des Grands Rois de Perse; ils étaient au nombre de 10.000. Leur nom venait de ce que l'extrémité de leur lance était ornée d'une pomme d'or ou d'argent.

Mfjv. — Le mois grec était lunaire; il comprenait tanlot29jours(xo'tXoç, creux),

tantôt 30 (ttXt^pt,;, plein). Il se divisait

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en trois parties ou décades appelées ijL7]v tTTajxEvoc, commencement; |rr,v |j.£TàJv, milieu; jr/j^ cpOtvoiv, fin. Le premirr jour du mois s'appelait vo'ju.Y,viGt (nouvelle lune); les autres portaient les noms suivants :

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