ixtpo'^opitov, vers juin
Afin (le corrijjer l'erreur provenant de
ce que les douze mois ne formaient qu'une somme de 354 jours, les Atbéniens intercalèrent, tous les buit ans, trois mois supplémentaires, la 3«, la 5«, la 8« année. Ces mois étaient appelés ÈaêoXtjJLOt. Le mois intercalaire, placé après IlodsiSewv, s'appelait Iloaetôstov EeuTSûo;. Le cycle de huit ans s'appelait svvasx'rjpt'; ou oxTaeTTjOt'ç.
MT]VtCTXOç. — C'est proprement le croissant de la lune ou un objet en forme de croissant; mais il désigne aussi une tige à une ou plusieurs branches, peut-
être surmontée dun fleuron ou d'un accessoire épanoui quelconque, que l'on plantait sur la tôle des statues, sur les
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parties saillantes d'un bas-relief, sur une acrolère ou une antéfixe pour les proléger contre les ordures des oiseaux ou empêcher ces derniers de faire leurs nids dans les cavités formées par le relief des sculptures.
MfjvuTpov. — Récompense accordée au dénonciateur, quand la personne dénoncée était condamnée; cette récompense était, à Athènes, de la moitié ou des trois quarts de l'amende.
MrjptvOoç. — Cordelette, ficelle ef, particulièrement, ligne de pêcheur.
MyjTpa, — QmUe d'un vaisseau (Voir
TpOTTtç).
MTjTpayupTirjç. — Sorte de prêtre mendiant qui allait recueillir des aumônes pour le culte de Cybèle. Certains, munis de livres et d'objets sacrés, faisaient des cérémonies expiatoires promettant le pardon des péchés pour la vie future.
My)5^avrj. — Machine.
Les Grecs rangeaient au nombre des machines de simples instruments, comme le levier, le coin ; mais ils appliquaient surtout le mot à des appareils constitués en vue de produire une force ou d'obtenir un résultat mécanique, soit très simples, comme la visd'Archimède, le moufle, le treuil, soit très compliqués, comme les machines élévaloires, les machines industrielles, les machines théâtrales, dont les plus importantes sont décrites sous leur nom spécial.
Mrj^àvrjjia. — Nom donné à toutes sortes d'appareils, de machines, et plus particulièrement aux machines de guerre destinées à lancer des traits, aux catapultes.
Mr\-^ayoTZOi6q, — l^ Officier-ingénieur chargé de la fabrication et du service des machines de guerre;
2o Machiniste de théâtre. On sait que les machines jouaient un grand rôle dans les spectacles grecs et qu'on avait inventé un très grand nombre d'appareils, soit fixes,soit temporaires, dont malheureusement on ne connaît guère que les noms.
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Mrj^^avoupyoç. — Fabricant de machines en général.
MT))^àva)|ia. — Voy. MT|/avY,y.a.
MiXtàpiov. — Vase pour faire chauffer de l'eau ; on en faisait en cuivre. C'est sans doule la traduction du latin miliariiu)}.
MtXtov. — Traduction du latin millia, dislance d'un mille, soit 8 stades.
MtXTetov. — Vase spécial pour conserver la couleur rouge appelée u.i\TO^.
MiXtoç. — Terre rouge, rubrique, qui, écrasée ou diluée, servait à colorer en rouge. On la mélangeait à l'argile pour obtenir une belle pâte céramique; on l'utilisait dans la peinture en bâtiments, la peinture artistique, etc. Les textes confondent souvent le atAro; avec le minium, a|/tjLtov, ou le cinabre, xivvâêapi, dont les usages étaient à peu près identiques (Voy. ces mots).
Quelques objets peints au |jliXto; en prenaient le nom, par exemple un cordeau rouge, comme celui qui servait, à Athènes, aux archers scythes pour ramener les citoyens retardataires à lAssemblée,et qui marquait les paresseux ou les récalcitrants dune tache rouge.
MtfJiapxuç. — Mot étranger, désignant un plat de cuisine, sans doule une sorte de civet de lièvre ou d'autre animal, comme le porc, et où il entrait surtout le sang et les entrailles.
MtfxauXoç. — Mime dont la gesticulation était accomitagnée de la Uùte (Voy. Mtaoç).
Mi|jiiapL6ot. — Poème, mimes en vers iambiques (Voy. Mïjxoç).
MtfJLoXôyoç, MT[jioç. — Un mime est ou bien une scène de la vie ordinaire représentée sur un théâtre populaire, ou bien un acteur qui joue des mimes. C'était un spectacle fort goùlé des Grecs, l^e premier auteur de mimes fut Sophron de Syracuse. En 1890 on a trouvé un manuscrit contenant quelques mimes dllérondas de Kos, qui vivait au ni'" siècle avant J.-C. Ils sont en dialecte ionien.
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mélangé de dorien; le mètre est le cluliambe.
Parmi les acteurs de mimes, il y en avait de très humbles, simples baladins de carrefours, et d'autres, de catégorie
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vée, qui étaient de véritables histrions. Quelques-uns étaient surtout des danseurs. Le mérite de tous ces gens était de savoir imiter avec le plus de vérité pos>ible des gestes, des actions, des scènes de la vie. La mimique a toujours été un des élénjenls les plus importants des spectacles offerts au public. Mais il ne semble pas que les mimes ou mimologues grecs aient exclu la parole de leurs représenlalions. Les scènes mimées élaient surtout comiques.
Ml|JL(i>56<;. — Acteur qui jouait des mimes et qui chaulait aussi sur le théâlre. Ces mimes lyriques se distinguaient des j/taoXoyoi, dont les rôles aiïectaient !a forme de la prose. Sans doute les niimijdes jouaient et chantaient surtout des parodies.
Miv5a(§. — Parfum d'origine orientale, perse sans doule.
MiÇoXuStCTTt. — Indique le mode « lydien mélangé », c'est-à-dire haut et aigu, s'adaptanl aux senlimeiits douloureux ou simplement tnélancoliques.
Mtdôapvta. — Travail et condition d'un mercenaire (Voy. Mt<70co'7'.;).
MktSoSotyjç. — Payeur; le mol grec semble l'équivalenl d'un mot latin qui désignait un fonctionnaire à la suite de l'armée romaine, chargé de payer la solde du contingent des alliés.
MtdOôç. —Se dit en général de toute somme payée en guise de salaire, de ré-
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munéralion pour des services, de loyer, el plus parliculièrement :
1» Indemnilé accordée aux citoyens pour s'occuper des afîaires publiques, spécialement à ceux qui prenaient part à l'assemblée, el à ceux qui siégeaient dans les tribunaux. C'est Périclès qui institua ce fjLiTOo;. Très modeste à Porigine, une obole, il s'éleva jusqu'à trois oboles (ijt,. £XxXTj(7ta5Ttxo;, [x. Sixaçrixôç). Les PouAsurac', vers la môme époque, reçurent aussi une indernnilé journalière d'une drachme.
2° Traitement de certains fonctionnaires, surtout les plus humbles, scribes, hérauts, soldats de police, esclaves publics, qui recevaient une solde en sus de la nourriture; on accordait aussi un «xid- Ooç à certains agents temporaires, avocats publics, ambassadeurs, ou aux médecins publics.
30 Solde régulière que l'on payait aux soldats athéniens; elle fut instituée par Périclès. Un hoplite recevait pour lui et son valet de quatre oboles à une drachme; un cavalier recevait le double, souvent le triple, el môme le quadruple.
4" Loyer ou fermage, prix d'un loyer ou d'un fermage (Voy. Mt'cOcoTiç). Le taux des loyers et des fermages est naturellement très variable, selon les villes et les époques. En Attique, des maisons rapportèrent de 8 à 9 p. 100, les terres un peu moins. E]n ce qui concerne les maisons à loyer, il y avait d'ordinaire un locataire principal ou vxuxXYjpo;, quisouslouait à ses risques et périls. Le mot [j.io'Odç a pour synonyme très employé le mot èvoix'.ov (V. ce mot).
Mtdôocpopà. -- Voy. MitOo;.
Mi(T6o(pôpoç. — Qui reçoit un salaire, particulièrement soldat mercenaire, et en général soldat recevant une solde. Les Iroupes d'auxiliaires sont spécialement appelées a'.ijOo'^pdpoi (Voy. 'ETit'xoupoi).
MidôùXTiç. — Contrat de louage; il pouvait s'appliquer à des choses, à des ouvrages, à des services. Dans le premier cas, il avait lieu sous forme de bail, et
s'appliquait surtout à des immeubles, comme une maison, une propriété. 11 pouvait y avoir simple accord verbal, ou contrat écrit (dovôv^xTj). Comme l'État, les temples, les associations diverses possédaient des biens en grand nombre, qu'il était nécessaire d'afîernier, la loi avait entouré ces baux de beaucoup de formalités et de garanties, puisqu'il s'agissait, d'une part, de personnes morales.
Un inlérôt particulier s'applique à ce que l'on appelait jxt'jOojdt; otxou. L'otxo; d'un mineur était son patrimoine complet. Le tuteur, au lieu de l'administrer, pouvait le louer en bloc ou en détail moyennant certaines formalités exigées dans l'inlérèt du pupille, el sous la surveillance de TArchonle. La location se faisait sous forme d'adjudication, aux enchères. Le locataire devait fournir des garanties hyplhécaires.
La non exéoilion des clauses d'un bail pouvait donner lieu à la ai^Ooo ou u.tn- Oc^TSO); ot'xTj, qui entraînait le paiement de dommages-intérêts, el parfois la condamnation à l'amende, sans parler de l'annulation du bail.
f^e louage d'ouvrage s'appliquait à des enlieprises de travaux divers, constructions, transports, œuvres d'art, aussi bien quecullures, assèchements de marais, etc. L'enlrepreneur, ou IpyoXâêo;, est assimilé à un locataire d'immeuble.
Le louage de services avait peu d'importance, car le travail était fait surtout par des esclaves.
MtcrScùTfjç. -- Celui qui a pris à ferme certains impôts.
Mt<l9ù)T6ç. — Se disait d'un homme libre qui louait son travail, ses services, moyennant une rétribution. Ce rôle de mercenaire ne rapprochait nullement le citoyen de l'esclave. Le jji.ifi6o)T(5; était protégé par les lois et règlements relatifs au contrat de louage de services. En somme, le »jli(t9coto; est l'ouvrier, par opposition à l'esclave.
En sens plus général, {xiaôcoTo; se dit