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IlONO
en degré [ayna/us pro.rhnus) exclut les autres ; c) à défaut d agnats, les gentiles (Voir Gens), qui, tous ensemble, recueillent l'hérédité ;
3» Le droit prétorien développa un régime successoral nouveau : il conféra, non pas le titre à'heres, qui donnait le dominiiim des choses héréditaires, mais une simple possessio (Voir Dominium et Possessio), d'une part, aux héritiers testamentaires institués par un testament non valable d'après le droit civil (Voir Testamentum), d'autre part, à diverses classes de successeurs ah in/es/af, dont certaines n'étaient pas prévues par le droit civil : a) les enfants, même émancipés; b) Icsagnati etgentiles;c) ]cscof/na/i;d) l'époux survivant; i° Hadrien et Marc-Aurèle firent un pas de plus : ils tinrent plus de compte encore des liens du sang que ne le faisait le droit prétorien ; par les sénatus-consultes Tertullien et Orphitien, les mères furent admises à la succession des enfants, et les enfants à celle des mères, non plus à titre de cognnti, mais à titre d'agnafi.
Sur le droit qu'avait le père d'exhéréder ses lieredes sui, voir Exheredatio. Sur la mesure dans laquelle le défunt pouvait imposer des charges à ses héritiers, voir Legatum.
Comme les impubères (Voir Pubertas) étaient incapables de tester, le père de famille pouvait, dans le testament où il instituait un enfant impubère comme héritier, désigner un héritier pour cet enfant dans le cas où celui-ci mourrait avant l'âge de puberté : cet héritier éventuel était appelé lieres secundo gradu, /leres secH?idi/s-.
Hei'cclhiiii. Mesure agraire équivalente à ;i() ares 40.
Hexopis. Vaisseau de guerre ;'i six rangsdc rames. ViiirNavisctOrdo. G. M.
HilxM-naciiliiiii. 1" Appartement d'hiver;
2° Quartiers d'hiver; tentes ou baraquements pour loger les soldats pendant l'hiver. G. M.
Hippagi ou hippagogî. Vaisseaux de
transport, spécialement affectés à la cavalerie. Voir Navis et Oneraria. G. M.
Histrio. Acteur. Le mot et la chose sont d'origine étrusque. Sauf de rares exceptions, les acteurs, à Rome, étaient des esclaves ou des affranchis.
Esclaves, ils appartenaient au dominus gregis (Voir Grex). Le métier d'acteur était regardé comme déshonorant : tout homme libj-e qui montait sur la scène, si ce n'était pour jouer la satura ou Valelkme (Voir ces mots), perdait ses droits de citoyen. Le nombre des acteurs n'était pas fixé, comme en Grèce; mais naturellement, le dominus gregis le restreignait autant que possible. Le même acteur jouait le plus souvent deux ou trois personnages. Excepté dans le mime (Voir Mimus) il n'y avait pas d'actrices. La figure 163 représente
Fig. 163.
une scène de comédie d'après \\n basrelief du niusè(! de Naples. 1>.
Ilolosoi-ira vcsti<!i. Voir Sericum.
Iloncsliores. Ndir Humiliores.
Honores. .MagistiMtufe , dignités non rétribuées (Voir Magistratus}. Le jus lionovum est le (huit d'éligihilKé, réglé par des eomlilidiis (i'àg(> [\<\\v Annales leges) , et, à une certaine époque, par des conditions de nais-
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sance (Voir Plebs, Libertinus). Les honores municipales sont les magistratures municipales.
Hoploiiiaehns. Gladiateur qui combattait avec larmure complète, casque à visière, cuirasse, jambières, etc. P.
Horologinin ou hornriniii. Instrument à mesurer le temps pendant le jour ou la nuit. On désignait sous ces termes générau.K, les diverses espèces de cadran solaire [solarium ou urachne, conus, discus, cpiomon, hemicycliiim, /lemispfteriinn, lacunar, linea , pelecinon, phareb-a, plinthiiim, sciotkericon.
scaphium) 6u les horloges à eau (clepsydra). G. M.
Horreniii. Grenier dans lequel on emmagasinait toutes sortes de denrées et d'objets, mais plus particulièrement le blé. Les greniers à blé étaient tantôt souterrains , horreum suhterraneum , tantôt soutenus en l'air par des colonnes, horreum pensile. Outre les greniers privés, il y avait aussi d'immenses greniers publics dans lesquels l'État gardait, pour les temps de disette , des provisions de grains, horrea populi romani; l'idée première en était due à C. Sempronius Gracchus. — Les greniers militaires se nommaient horrea militaria. F. V.
Hortalor. Chef des rameurs. 11 présidait à la manœuvre des rameurs et
Fi?. 164.
leur donnait la cadence en chantant et en battant la mesure avec un bâton, comme un chef d'orchestre (fig. 164).
Hortns. 1» Au singulier, jardin. Les hôtels des riches (Voir Domus) ont un
jardin sur leurs derrières ; on y accède par Yoecus (Voir ce mot) ;
2" Au pluriel, horti, parc. Les parcs romains, ornés de parterres [xi/sti], de terrasses, de larges allées où l'on pouvait se faire poi'ter en litière {geslnfiones), de statues, d'arbres soigneusement et bizarrement taillés, devaient ressembler plus aux jardins de Le Nôtre qu'aux jardins anglais. P.
Hospes.l"//ospes/jr/t'rt/?/5.Undes contractants du pacte Aliospitium privatum;
2» Hospes publicus. Un des contractants du pacte d'/tospi/iii77i puhlicum ;
'.i" Hospes adventor. Personne qui fait un séjour temporaire dans une ville, soit pour ses études, soit pour ses affaires.
Hospitinin. 1" Gîte, logement pour un étranger, un voyageur, un soldat de passage. Les grands personnages et les personnes de haute naissance avaient en général, dans toutes les villes, des hôtes privés qui les logeaient. Les auberges proprement dites n'étaient frécjuentées que par les marchands et les personnes de condition modeste;
2" Liens d'hospitalité, amitié entre les hôtes et ceux qu'ils hébergent.
3" Pacte d'hospitalité.
On distingue :
a, Vhospitiwn privatum. Pacte d'hospitalité conclu entre des particuliers de nationalités différentes;
h) Uhospitium piihlicum. Pacte conclu entre Rome et des individus, ou des catégories d'individus, ou même tous les habitants d'une cité, et qui donnait à ceux-ci {hospiles) le di'oit d'être reçus à Rome et entretenus aux frais de l'État, d'assister aux jeux et sacrifices, de recevoir les présents (mit- ?iei'a), de vendre, acheter et ester en justice, sans l'intermédiaire d'un citoyen romain, à Rome. J.
Hostia. On distinguait deux sortes de victimes : les victimae, c'est-à-dire
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les avmenla (gros bétail) ; cl les hosliae, c'est-à-dire les pecudes (petit bétail].
Les victimes étaient dites majores quand elles avaient deux rangées de dents îbidenles); avant ce moment, elles étaient dites lacfenles. Avant que le sacrifice fût consommé, la victime offerte était soumise à un examen {probatio). — On appelait hostia praecidanea une victime (d'ordinaire une truie) qu'on immolait la veille du sacrifice principal afin d'obtenir l'indulgence des dieux pour les fautes qui poui'raient être connnises dans ce sacrifice.
Fig. liio.
Haiiiiliore««. Sous l'Empire, uu ne tient plus de compte ni du vieux patriciat (Voir Patricius) ni de la nol)llitas républicaine (Voir Nobilitas): on disdingue les honesliores , comprenant l'ordre sénatorial ot l'ordre équestre (Voir Senatus, Equités), et le reste des citoyens, c'est-à-dire les humiliores.
Un certain nombre de pénalités ne sont appliquées qu'à cette seconde catégorie.
Hydranlns. Orgue hydraulique. 11 ressemblait aux grands orgues à air de nos jours, mais l'eau y était employée pour actionner le soufflet et modérer l'émission de l'air dans les tuyaux. 11 était dirigé par un organiste spécial, hydraula. La figure 165 (voir ci-contre) reproduit une terre cuite du musée de Carthage. C'est la représentation la plus détaillée que Ton possède encore. G. M.
Hjpoeanstniii. On nomme ainsi la fournaise qui régnait sous les planchers des bains romains : c'était une pièce très basse divisée en un grand nombre de petits compartiments par des tubes ou des piliers de briques posées à plat qui soutenaient le sol des chambres supé-
rieures (fig. 166). La chaleur y arrivait du foyer par une ou plusieurs bouches (propnigeiim), et se répandait de là dans les salles des thermes, soit à travers le plancher, soit par des conduits en terre, placés contre la muraille (fig.
16T), soit en suivant les murs, couverts à cet elfet d'un revêtement ' qui n'adhérait pas absolument, de telle sorte qu'il y avait toutautour Fig. ih:. de la chambre connue une enveloppe constamment renouvelée d'air brûlant.
Idns. Le treizième jour du mois dans les mois de trente jours et aussi dans les mois de janvier, août et décembre ; le quinzième jour dans les autres mois.
Ignoniinia. Note infamante infligée par le censeur. Elle ne durait que dune censure à l'autre. Le citoyen frappé dignominie ne pouvait exercer ses droits d'électeur, mais il demeurait éligible. L'ignominia était donc beaucoup moins grave que Vinfamia (Voir ce mot).
Iniago. 1° Portrait, statue. Les imagines majorum étaient des masques en cire, moulés sur la face des morts d'une noble famille, et qui, après avoir servi à figurer le défunt sur son lit de parade, étaient conservés dans Yatriioa de la uiaison. Ces masques et les bustes en cire sur lesquels on les adaptait, étaient rangés dans de petites niches ou armoires [armaria) disposées tout le long des murs, reliées par des lignes de peinture qui en faisaient comme un arbre généalogique, et au-dessous desquelles une inscription ' litulus ou elor/ium) rappelait les noms, titres, dignités et hauts faits des ancêtres. C'étaient les archives de l'histoire de la famille; mais bien souvent, l'orgueil des familles et surtout des parvenus leur fit inventer de faux exploits, de fausses magistratures et même de faux ancêtres, et falsifia l'histoire. Quand un des ancêtres s'était particulièrement distingué, par exemple, quand il avait obtenu le triomphe, on ne se contentait pas de ces imagines en cire, mais on lui élevait une véritable statue dans le
vestibule. Les jours de fête, on ouvrait les armaria, et on couronnait les bustes de laurier; aux funérailles d'un membre de la- ^à^ famille ^Voir Funus) les ima- ^Uo gines étaient portées par des hommes, qui prenaient part au cortège funèbre, revêtus du costume et des insignes du personnage dont ils avaient le masque, en sorte que toute la lignée des ancêtres semblait conduire le deuil de ses descendants. Le droit d'image jus imaginum) était réservé aux familles de la nohilitas, c'est-à-dire aux familles dont les membres avaient occupé des magistratures curules.
Plus tard, au moment du déclin de cette noblesse, les imagines furent remplacées par de simples médaillons de métal {clipeatae imagines) ;
2" Médaillons impériaux accrochés aux enseignes ; les enseignes
Fig. 168.
elles-mêmes ornées de ces médaillons (fig. 168). Les imagines étaient portées par les imaginiferi.
Imbriccs. Le toit de la maison romaine était couvert de tuiles plates en terre cuite ou en marbre ilegulaé] dont les jonctions, qui suivaient la pente de la toiture, étaient dissimulées par d'autres tuiles connexes eu forme de manchon. C'étaient les imbrices, qui don-
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naient plus de cohérence au système des tegulae (lig. 169). P.
Fig. 169.
Iiiiiiiolatio. La victime une fois conduite à l'autel, on répandait sur sa tête de la farine et du sel {mola salsa)\ c'était proprement Vimmolatio ; puis on versait encore sur sa tête une coupe de vin ; et on la tuait. Dans les sacrifices publics, elle était tuée, non par les prêtres, mais par des serviteurs appelés minislri, cullrarii, popae, victimarii.
luininnes. Ceux des soldats et des sous-ofQciers qui étaient dispensés des corvées, en récompense de leurs services.
Iiiiuiiiuitas. 1° Exemption de Timpôt qui peut être bornée à la contribution personnelle [Iributum capitis — Voir Tributum) ou étendue à la contribution foncière {tributum soli) ;
2° État du miles immunis, soldat exempt des corvées.
Iiupages. Traverse de porte, large bande horizontale qui s'étend d'un montant {posfis) à l'autre. G. G.
Iiiipediiueutuiii. D'une façon générale tout ce qui retarde la marche, proprement le bagage d'un soldat, d'une armée, comprenant le train des chariots de transport, les bêtes de somme, etc.
Iiniiorator. Titre conféré par les acclamations des soldats aux généraux en chef victorieux. Il devint, dans la suite, le titre particulier et constant de l'empereur : ce titre, joint à la puissance proconsulaire, faisait de l'empereur le chef de l'armée.
Imperinni. Opposé à.\potestas, Vimperinm désigne le pouvoir de certains magistrats (consuls, préteurs, dictateurs) sur les personnes : pouvoir judiciaire à Rome {imperium domi), et militaire hors du pomeriiim [imperium militiae). Le magistrat revêtu de Vimperium a tous les droits de celui qui n'a que la simple potes tas (Voir ce mot) et de plus : 1" le droit d'auspice hors de Rome et dans Rome; 2" le droit de lever et de commander des armées, de nommer les officiers; 3" la juridiction, à l'origine du moins, dans toute son étendue. Peu à peu les divers magistrats revêtus de Vimperium se sont partagé la juridiction; 4" le droit de coercition (Voir Vocatio, prensio) ; S» le droit de convoquer le peuple hors de Rome en comices centuriates.
Uimperium est conféré par une loi curiate. Il est symbolisé par les faisceaux et les licteurs. Dès le début de la République, il est limité par le droit d'appel au peuple. Voir Provocatio.
Inipictas. Ofl'ense commise à dessein contre les dieux : l'auteur de cette offense est dit impius, parce que, de l'avis des pontifes, aucune expiation ne peut le purifier.
Iiupilia. Chaussures chaudes en feutre, portées l'hiver, ou dans les pays froids. G. M.
Inipinvinui. Bassin carré, à ciel ouvert, destiné à recevoir les eaux pluviales qui tombaient par le compluviinn (Voir ce mot). Vimpluoium était parfois orné d'un jet d'eau. P.
luangnrare i'ej;-eiii. flaiiiiiioni.
Cérémonie par laquelle on s'assurait, en prenant les auspices, que le nouveau roi ou le nouveau prêtre du culte ofïîciel était agréé des dieux.
Inanrcs. Pendants d'oreilles, portés il Rome par les fcnunes seules. Ils sont en métal précieux, ciselés arlistement et très souvent ornés de pierreries et