‹ Lexique des antiquités romainesChapitre 105 sur 233 · IN CE · texte numérisé non relu

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surtout de perles. On les appelle aussi pendentes. G. M.

Inccnsns. Citoyen qui ne s'est pas fait porter sur les registres du cens (Voir Censor) ; il est vendu par TÉtat comme esclave.

Incijsinra. 1° Incision, coupure, fente ;

2° Taille des arbres ;

S" Nervures des feuilles, lignes de la main, etc. ;

4" En peinture, hachures. G. M.

Incnnabnla. Langes où l'on emmaillotait les enfants (Voir Fascia). G. M.

Incola. Personne vivant et ayant un établissement effectif [Laris collocatio) dans une commune à laquelle elle ne se rattache pas par sa naissance, mais qui conserve pourtant le droit de cité dans sa ville maternelle. Si cette ville est de rang supérieur ou égal à celle où Vincola a sa résidence (les villes sont classées en : 1° municipes et colonies romaines : 2°municipes et colonies latines; 3" civilates foederatae, liber ae,imrnuneft\ 4° civitales slipendiariae), celui-ci a le droit de vote dans une curie qui lui est désignée d'avance. Ces étrangers domiciliés supportent les charges de la commune (Voir Munus) et quand, à la fin de l'Empire, les magistratures municipales devinrent des charges, ils y furent admis.

Incns. Enclume. L'enclume des forgerons romains avait la même forme que la nôtre. G. M.

Index. En général tout ce qui indique, annonce et signifie quelque chose.

1» Table des matières, sommaire, index d'un livre; catalogue, registre matricule ;

2" Pancarte fixée sur le volumen et où était inscrit le titre du livre ; fiche mobile, en général de parchemin teint en rouge, qui pendait en dehors de la cista et indiquait le contenu du livre ; inscription commémorative sur un monument, la base d'une statue, etc. ;

3° Délateur, témoin à charge ;

4° Pierre de touche, qui dénonce le titre et la qualité du métal vérifié, etc.

Indigitanienta. Recueil de formules d'invocation, rédigé par Numa, complété par les pontifes : il indiquait des prières efficaces à l'adresse des puissances surnaturelles guidant l'homme dans les plus menus détails de la vie.

Indnenla et îndusinni. Vêtement de dessous, porté par les femmes sur la chemise (lunica intima, interior, ou si/bucula), et qui ressemblait lui-même aune ample chemise ou à une blouse.

Indnigentia. Droit de grâce, exercé par l'empereur : ou bien il arrête les poursuites {aholilio publica), ou bien il remet la peine (restiliiHo).

Indntiae. Paix conclue sans foedus (Voir ce mot) et pour un certain temps seulement : après ce délai, la guerre pouvait, de nouveau, être déclarée par les fétiaux. La violation de cette paix donnait lieu à une clarigatio (Voir ce mot) et à la livraison du coupable.

Indntns. Vêtement de dessous placé immédiatement sur le corps comme une chemise : par exemple, la tunique.

Voir Amictus. G. M.

Infaniia. Perte des droits politiques et de certains droits privés. Elle est irrémédiable, mais elle comporte des degrés (par exemple, à l'égard de la faculté d'ester en justice). Elle est attachée à certaines professions déshonorantes et à certaines condamnations. A titre exceptionnel, elle est parfois appliquée aux enfants des condamnés (Voir Ignominia .

Infans. D'après le sens étymologique, Yinfans est celui qui ne peut point parler [qui fari non potesl) : on le considère comme incapable de faire un acte juridique, même avec Vauctoritas de son tuteur; car cette auctoritas

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peut bien compléter la volonté du pupille, mais non y suppléer. On admettait que Vinfanlia finissait à sept ans.

Infcriae. Offrandes funèbres présentées aux mânes : on versait sur les tombes du vin, du lait chaud, le sang des victimes ; on immolait des animaux de couleur noire; on apportait des onguents, des fleurs, des couronnes, enfin des mets [cena ferolis); on faisait même des festins sur les tombeaux.

lufitiatio. Négation d'une dette.

Dans certains cas, celui qui niait sa dette était condamné à payer le double : par exemple, celui qui, ayant commis un délit contre la propriété d'autrui, niait ce délit pour échapper aux conséquences de la loi Aquilia. Voir Damnum.

lufala. Bande ou guirlande de laine généralement blanche et dans certaines occasions pourpre.

Les prêtres et notamment les vestales la portaient autour de leur front pendant les cérémonies solennelles; elle ornait Yapex des flamines et décorait la tête des victimes (fig. 170). De Vinfula pendaient les bandelettes consacrées (vitta). G. M.

In^eniin!i«. Ce mot désigne la condition juridique de l'individu qui est né libre et qui n'est jamais tondjé en esclavage. Grâce à la fiction du poslliminium (Voir ce mot), la captivité à l'étranger n'enlève pas l'ingénuité.

Injcclîo iiiaiiiis. Sous le régime des actions de la loi (Voir Actiones legis) c'est le procédé le plus ordinaire d'exécution des jugements établi par les Douze Tables. La partie à qui le juge a infligé une condamnation pécuniaire [judicatus), le débiteur qui a avoué sa dette devant le magistrat

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(confessifsinjtire.—YoirJnsetJvidicinin) doivent se libérer au bout de trente jours [Inginta dies jiisli). Sinon, ce délai expiré, le créancier appelle le condamné devant le magistrat, in jus, et met la main sur lui {mamis injectio) en prononçant des paroles solennelles.

Alors, deux cas peuvent se produire :

1» ou bien le défendeur ne résiste pas : le magistrat l'attribue au créancier; le créancier l'emmène à titre à'addic/i/s dans sa prison particulière [carcer privati/s) ; il peut le charger de chaînes de quinze livres au plus et doit lui donner au moins deux livres de farine par jour. Au bout de soixante jours il peut le vendre ou le tuer; s'il y a plusieurs créanciers, ils peuvent se partager son corps; 2° ou bien le défendeur résiste {manum a se depellere) :

alors il est tenu de fournir aussitôt un vinde.T, c'est-à-dire un tiers qui fasse l'affaire sienne et qui commence un nouveau procès avec le créancier. Le but de la manvs injectio était de mettre les biens du condamné sous la main du créancier ; cette brutale voie de contrainte s'appliquait directement à la personne du condamné et n'atteignait ses biens que par voie de conséquence.

Injuria. 1° Au sens large : toute espèce d'acte contraire au droit;

2" Au sens étroit : atteinte à la dignité d'une personne libre. L'injure peut avoir lieu : a) par paroles (Voir Occentatio, Carmen) : les Douze Tables, dans ce cas, iiilligeaient la peine des verges et la demimUio capilis: b) par actes : en cas de memhriim ruptum, les Douze Tables maintenaient le système de la vindicin (Voir ce mot) et infligeaient le Inlio (Voir ce mot); en cas d'o.s^ frnclum, elles établissaient le système de la poeria (Voir ce mot) en forçant Toffenscur de donner à l'offensé 150 ou 300 as; pour toute autre injure, quelle qu'en fût la gravité, elles forçaient l'of-

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fenseur de donner 25 as. — Le droit prétorien supprima absolument le système de la vindicta et, en établissant Vactio aestimatoria iiijuriarum, permit au juge d'élever ou d'abaisser la peine pécuniaire due à l'ofl'ensé suivant la gravité de l'injure; en même temps le condamné était atteint d'infamie. Une action du même genre fut établie par le droit civil, en vertu d'une loi Cornelia rendue par Sylla, pour l'injure consistant dans le fait de pulsare, verberare, domum vi introire. Enfin cette même loi établissait contre le délinquant une poursuite par voie de crhnen (Voir ce mot).

Inqnilinns. Locataire : ce mot s'applique spécialement au locataire de maisons, à la différence du colonus, locataire de fonds de terre.

Insanns. On appelle insani les fous sans intervalles lucides, par opposition aux furiosi, dont la folie n'était pas continue. A l'origine, les furiosi seuls avaient des curateurs; plus tard, on en donna aux insani. Voir Curatelai

Insigne. Insigne, marque définitive dans le sens le plus étendu : pièces caractéristiques du vêtement; costume des magistrats ; devise; attributs particuliers ; décoration; figures sculptées à la proue d'un navire (Voir Tutela) ; signal ; hauts faits, actions d'éclat qui signalent un homme, etc. G. M.

Instanrare. Terme de la langue des pontifes : recommencer une cérémonie qui a été mal faite.

Instita. 1° Garniture caractéristique, toujours brodée au bas de la stola, comme un volant (fig. 171);

Fig. 171.

■1° Toute espèce de bandelette : bande, bandeau, sangle. G. M.

Institor. Sorte de commis -voyageur ou de placier qui vendait les marchandises pour le compte d'un autre, en prélevant une commission. F. V.

Insfrnnientnni. On appelle instrumenta les pièces écrites que présentent les parties. Bien que la stipulatio (Voir ce mot) fût un contrat verbal, on prit l'habitude de la constater dans un écrit, qui permettait aux parties de faire aisément la preuve : cet écrit était un instrumentum.

Insnla. Maison de rapport, habitée par les pauvres et les gens de fortune médiocre. Chaque î?!s?/Za occupe l'espace délimité par quatre rues qui se coupent ; elle se compose de plusieurs corps de logis, entre lesquels sont des cours étroites; le rez-de-chaussée est occupé par des boutiques IJnbernae) et des ateliers {pergtilae); les étages sont divisés en nombreux appartements (Voir Coenaculum). P.

Intentio. Partie de la formule, dans laquelle le demandeur indique son droit. Voir Formula.

Intereessio. 1" En droit public, opposition signifiée par un magistrat à un magistrat égal ou inférieur. Elle s'exerce en trois cas : a) contre les sénatus-consultes; b) contre les propositions {rogationes) soumises aux comices ; c) contre les décrets des magistrats. Les tribuns de la plèbe, qui n'appartiennent pas à la hiérarchie des magistrats, peuvent toujours exercer le droit iVintei-cessio, quel que soit le magistrat qu'ils paralysent. La nomination du dictateur, la prise des auspices, les sentences des jurys, ne peuvent être empêchées par Vintercessio;

2° En droit privé, acte par lequel on se rend solidaire de la dette d'un autre : ou bien on prend un engagement accessoire, qui ne libère pas le débiteur,

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