‹ Lexique des antiquités romainesChapitre 107 sur 233 · JUST · texte numérisé non relu

JUST

47° Jus publiée respondendi. Privilège accordé sous l'Empire à certains jurisconsultes dont les réponses {responsa prudentiim) et les écrits avaient la valeur d'une chose jugée et contribuaient ainsi à fixer la jurisprudence;

18° Jus senatum vocandi. Droit de convoquer le sénat ;

19» Jus suffragii. Droit de voter dans les assemblées du peuple (VoirComitia);

20° Jus triuni liberorum. Privilèges accordés par les lois dites caducaires, rendues sous Auguste, au père ou à la mère de trois enfants : celle-ci, par exemple, était dispensée de la nécessité d'avoir un tuteur. P. J.

Jnsjnrandniu. Serment. Deux personnes en ditférend peuvent s'entendre pour terminer le litige par un serment: avant tout procès l'une d'elles déclare solennellement devant les dieux l'existence ou la non existence du droit réclamé. Ce serment est dit volontaire

{jusjurandum voluntarium) : l'une des parties n'a pas le droit de forcer l'autre à le prêter. Au contraire, lorsque le procès est engagé devant le magistrat, in Jus, la partie à laquelle est déféré le serment est obligée, soit de le prêter, soit de le référer à l'adversaire ; sinon, le procès se termine au détriment de cette partie, qui est réputée n'avoir pas confiance dans son droit.

Dans la seconde phase du procès aussi, devant le juge {in judicio), le serment, ainsi déféré, ne peut être refusé. Dans ces deux cas, le serment est dit nécessaire {jusjurandum necessarium).

•Iii<!ititîuui. Suspension totale des fonctions publiques et de la vie entière de l'État. On décrétait le justilium en cas de tumultus ou levée en masse, de deuil public, de perturbations apportées dans l'État par les violences des tribuns de la plèbe.

Labi'uni. Grand bassin élevé sur un pied, qui renfermait de Teau chaude

Fig. 173.

dans les thermes ; vasque do fontaine de même forme (fig. 173).

Lacernn. Sorte de manteau qui se portait sur la toge ou à la place de la toge sur la tunique. C'était une pièce d'étoffe oblongue, généralement de couleur sombre, retenue par une agrafe sur l'épaule, comme la chlamydc grecque. La lacerna était souvent munie d'un cucullus (fig. 176). La lacerna a été empruntée aux Gaulois. L'usage s'en introduisit à Rome à la fin de la République et devint à peu près général sous l'Empire, dans la vie civile comme dans les armées. G. M.

Laciiiia et laciiiiuiii. 1" Frange globuleuse, llocon de laine, et, par extension, caroncules pendantes; cxcroissancca charnues qui pendent de la partie inférieure de la, mâchoire des chè-

vres et que les artistes prêtent parfois aux satyres ;

2° Sorte de bourse attachée au pan des vêtements, et dans laquelle sont cousus les disques de plomb qui maintiennent le vêtement tendu et facilitent l'arrangement de ses plis; par suite pan de vêtement et notamment de la toge. Le pan gauche de la toge s'enroulait en général autour du bras, et l'extrémité en était insérée sous la ceinture. D'autres fois il pendait librement jusqu'au sol, ou était simplement rejeté en arrière : par suite retenir quelqu'un par la lacinia équivaut à lui mettre la main sur l'épaule pour attirer son attention. C'était de cette partie du vêtement que l'on se servait pour nouer la toge à la manière gabinienne (Voir Toga et Gabinus Cinctus).Dans le peuple la lacinia servait souvent de mouchoir ou de serviette. Par extension, toge, vêtement. G. M.

I..acoiiicniu. Partie du caldariinn dans les bains romains : c'est une abside voûtée en cul de four, où le baigneur s'asseyait pour attendre l'effet de l'air brûlant qui l'entourait; au centre, une cuve circulaire contenait de l'eau bouillante dont on se frottait le corps pour activer la transpiration (Voir Caldarium et la figure 59).

Lacunar. Caisson; primitivement creux carré compris entre les poutres du plafond se coupant à angle droit. Puis, quand on eut pris l'habitude de dissimuler les poutres du plafond, on innta la charpente à l'aide de la maçonnerie el. l'on (inia les caissons. G. G.

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