‹ Lexique des antiquités romainesChapitre 111 sur 233 · LATR · texte numérisé non relu

LATR

LEBE

Entre Romains et Latins existait un foedus aequum : ils avaient, depuis Servius Tullius, un sanctuaire commun, le temple de Diane sur l'Aventin, et, à une certaine époque, le commandement supérieur des troupes alternait ctiaque année entre les Latins et les Romains.

Il semble qu'il y avait conuh'mm (Voir ce mot) au moins entre les familles patriciennes des deux peuples ;

2" En 338 avant J.-C, Rome dissout la confédération latine ; parmi les villes qui la composaient, les unes reçoivent le droit de cité romaine, les autres demeurent isolément, à Tégard de Rome, dans des rapports d'alliance qui sont des rapports de sujétion.

A partir de cette date, le nomen laliniim, comprend :

a) Cette seconde catégorie de villes de l'ancienne confédération latine ;

b) Les Herniques et quelques villes des Eques et des Volsques.

Sur la situation de ces villes après 338, voir Jus Latii.

Latrina. 1" Pour lavatrina, lavoir, salle de bains ;

2» Cabinet d'aisances, principalement dans une maison privée, mais aussi latrines publiques. G. M

Latrnncnins. Les lalriiiicidi étaient un jeu assez semblable paraît-il, à notre jeu de dames. Les joueurs se servaient d'une table quadrillée, sur laquelle ils faisaient manœuvrer de petites pièces de bois, de métal ou d'ivoire, peintes de deux couleurs différentes et opposées les unes aux autres.

Un certain nombre d'expressions courantes étaient empruntées à ce jeu; par exemple ad incitas redactus qui correspond à notre échec et mat, et qu'on applique à quelqu'un se trouvant dans desdillicultés inextricables; rt/ZJ,i7r//?/A' ou inci/îw, en échec, etc. M. -A. It.

Latns. Flancs d'un navire soutenus par les membrures {costae) et suppor-

tés par la quille [carina). Ils étaient faits en planches clouées, défendues à l'extérieur par des poutres horizontales [cunei) et fortifiés par une ceinture de grosses cordes horizontales {tormentum ou mitra). G. M.

Latiis ela vas, Laticlavia (tniiica).

Voir Clavus et Tunica.

Landatio funcbris. Le cortège funèbre, avant de mettre le mort au tombeau, se rendait au Forum et s'arrêtait devant la tribune aux harangues ; un fils ou parent du défunt y montait et y prononçait l'éloge du mort {laudaHo funebris). Cet usage, exclusivement romain, remonte à la plus haute antiquité. Tous les honorati, c'est-à-dire tous les personnages de marque, et même les femmes (à condition qu'elles fussent de très grande famille), avaient droit à cet honneur. Les laudationes étaient conservées dans les archives domestiques et auraient été pour l'histoire une source précieuse, si elles n'avaient contenu tant de falsifications intentionnelles, p.

Lantia. Présent que faisait le sénat aux ambassadeurs étrangers , et qui consistait en dons en nature, en usten. siles et provisions dont ils avaient besoin pendant leur séjour à Rome.

Lavacruiii. Voir Balneum.

Lavatio. 1» Action de laver ou de se laver ;

2" Instruments dont on se sert aux bains ;

3" Salle des bains froids [frir/ida lavatio) ou chauds [calda lavatio) qui fait partie d'un gymnasium ou des thermae.

Lcbcs. 1" Large cuvette, souvent faite de métaux précieux, et qui servait, avant et après les repas, à laver les mains des convives. Cette sorte de vase était souvent donnée en prix dans les jeux ;

LECT

LECT

2» Récipient de métal, qui avait la forme de nos chaudrons. Le lebes n"avait pas de pieds; pour y faire cuire les aliments il fallait donc ou le suspendre, ou le placer sur un trépied. G. M.

Lecliea. Litière, dans laquelle primitivement se faisaient porter les femmes riches, mais qui devint d'un usage général, même pour les hommes, vers la fin de la République. Cétait une sorte de lit, muni de brancards, afin qu'on pût le porter sur les épaules (fig. 182). 11

Fig. IK2.

était garni de matelas et d'oreillers et supporté par des sangles. Il était en général couvert d'un toit duquel descendaient des rideaux, vêla, plagae, plafjulae, qu'on pouvait ouvrir ou fermer à volonté. Suivant ses dimensions, la litière était portée par deux, quatre, six , huit esclaves , leclicarii. Toute grande maison possédait plusieurs litières avec leurs porteurs. F. V.

Lecticarîns. Porteur de litière. Les uns étaient simplement des esclaves, au service du maître. Les autres, moyennant une certaine somme , louaient leurs services aux personnes qui voulaient se faire porter. F. Y.

Lcctîo Senalus. Voir Senatus.

Lcctisterniniii. Sacrifice dans lequel le dieu reposait sur un lit, le bras gauche appuyé sur un coussin (piilvinar). On plaçait devant lui une table {mensa) avec un plateau contenant un repas [lanx) qui servait d'offrande con-

sacrée. Le premier lectisterne eut lieu en 401 avant J.-C.

Leclor. Esclave dont la fonction consistait à faire la lecture au maître. Voir Anagnostes. F. V.

Lecins. 1" Lit pour dormir et se reposer, cubiculariiis. 11 était formé dune caisse en bois, souvent très richement travaillée, reposant sur des pieds. Des sangles, fasciae, i?islitae, ci/èiZirt, supportaient les matelas et les oreillers. Les lits étaient généralement très hauts, et, pour pouvoir y monter, on plaçait auprès des tabourets, scabella, scamna. On se servait de ces lits non seulement pour dormir, mais aussi pour lire, écrire, méditer, lectus lucuhratoriiis . Aussi, trouve-t-on souvent, au chevet du lit, une étagère ou pupitre, phileus, pour les livres;

20 — tricliniavis . Lit de trois personnes où Ton se couchait pour prendre les repas (Voir Accubare). En général, on disposait dans la salle à manger, triclinium, trois lits sur trois des côtés d'une table carrée; le quatrième côté restait ouvert aux esclaves qui servaient. Chaque lit était occupé par trois convives qui se tenaient, les uns der-

1, mcdiiLs

Fis. 183.

rière, les autres dans la direction des flèches (Voir fig. 183), le bras gauche

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