VI
Ai/gusta.
Hispana, supprimée sous
Hadrien.
Fretensis.
Gemina.
Claudia.
Fulminata.
Gemina.
Gemina.
Apollinaris.
Primifjenia.
l'rimigenia , supprimée
sous Vespasien.
Flavia, créée par Vcspa-
sien.
J Périrent dans le désastre
l de Varus.
Valeria Victria:.
Legio XXI Hapax, supprimée sous Domitien.
— XXII Dejotariana.
— XXII Primigenia, créée par
Claude.
— XXX Ulpia, créée par Trajan.
Le légionnaire (fig. 184) était armé
d'un casque avec panache, d'un bouclier (scutum), d'une cuirasse {lorica), d'une épée et dun poignard. L'arme de jet des légionnaires était le pilum.
Legis actio. Voir Actio.
Leiubns. Petit navire à rames léger et rapide. En cette qualité il était beaucoup employé par les pirates, et, comme croiseur, pour surveiller et annoncer les mouvements d'une flotte ennemie. 11 servait aussi, d'ailleurs, de bateau de pêche, de bateau de pilotes, et pour les communications entre les grands vaisseaux et la terre ferme. C'était un navis actuaria (Voir ce mot). G. M.
Leiuniscus. Sorte de ruban, teint de diverses couleurs, et qui, attaché à la partie postérieure d'une couronne ou d'un diadème, pendait derrière la tète. Il avait d'abord servi à maintenir les branches qui formaient la couronne : plus tard, il resta comme sim-
LEMU
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pie ornement. Une corona lemniscata était regardée comme pius honorable qu'une couronne sans lemniscits.C è\?iii aussi une parure que les femmes adaptaient aux couronnes de métaux précieux ou de fleurs qu'elles portaient dans leurs cheveux. Voir Corona.
Lémures. Nom général des âmes des morts; mais le plus souvent on confondait les lémures avec les larvae (Voir Larva), et pour écarter ces revenants, le père de famille, dans la nuit des il et 13 mai {lemiiria), parcourait sa maison en leur jetant des fèves noires et frappant sur un bassin de bronze.
Léo. Signe du Zodiaque. Voir Zodiacus.
Lerîa. Ornements d'or qui décoraient quelquefois le bas de la tunique. Voir Tunica. G. M.
Lex. Se dit proprement des décisions législatives prises par les comitia curiata ou centuriata (Voir Comitia). On étendit ensuite le terme lex aux décisions législatives prises par les comitia Irihula (Voir ce mot), c'est-à-dire aux plébiscites. La rédaction d'une loi comprenait les parties suivantes : 1° la praescriptio legis ou indication sur l'adoption de la loi ; la praescriptio d'une loi Quinctia, que nous a conservée l'écrivain Frontin, est conçue en ces termes : T. Quinctius Crispinus consul populum Jure roqavit (nom de l'auteur du projet de loi), populusque jure scivit in foro pro 7'ostris aedis divi Julii pridie Kalendas Julias (nom du lieu et de la date de l'assemblée). Tribus Sergia principium fuit (nom de la première tribu dont le vote était connu).
Pro tribu Sex. L. f. Virro primus scivil (nom du citoyen qui vota le premier dans cette tribu; 2" le texte même de la loi; 3° des dispositions destinées à raccorder la loi avec la législation antérieure : les lois antérieures
peuvent être supprimées {ahroç/are), restreintes (derogare), remplacées par des articles ayant le sens contraire {ohrogare), ou strictement maintenues (ce qu'on indiquait par la formule suivante : si quid jus non esset rogarier, ejus en lege 7iihilinn rogatum].
Lex eensni censeiido. Voir Censor et Formulai
Lex eoloniae. Voir Colonia.
Lex pi'oviueiae. Règlement donné à chaque province romaine, dès le lendemain de la conquête, par le général et les decem legati (Voir Legatus). Ce règlement fixe la condition et les limites des villes, les districts judiciaires de la province, le chef-lieu.
Lex regia. On appelait leges regiae un certain nombre de dispositions de droit coutumier, où l'on voyait des lois rendues par les rois de Rome.
Lex «aerata. Loi à laquelle les citoyens avaient prêté serment avec des formules d'imprécation d'une gravité exceptionnelle. Les lois en vertu desquelles avait été institué le tribunal de la plèbe ''Voir Tribunus) étaient réputées sacratne.
Libella. 1° Petite monnaie d'argent, valant un as;
2° Niveau, dont se servaient les charpentiers et les maçons pour constater l'aplomb des surfaces planes. Il était composé de deux planchettes de longueur égale formant un angle et réunies à leur milieu par une planchette transversale. Au sommet de l'angle était fixé un fil à plomb (fig. 183). Lorsqu'on dressait cet instrument sur une surface plane, de façon à ce que l'angle fût en haut, si les deux pieds n'étaient pas au même niveau, le fil à plomb s'écartait du centre et permettait de
LIBE
LIBE
constater quelle portion de la surface était trop basse ou trop élevée. F. V.
LibclliiM. Écrit contenant une accusation ou une supplique. A partir d'une certaine époque, les accusations criminelles intentées par des particuliers durent toujours être formulées par écrit [libelli inscriptionis). Quant aux suppliques, celles qu'on adressait à l'empereur se multiplient tellement, qu'Hadrien créa dans sa chancellerie un bureau a Ubellis.
Liber. Livre (tig. 186); il était fait de bandes de papyrus ou de parchemin, collées bout à bout de manière à former une longue feuille sur laquelle on écrivait. Une fois le manuscrit recopié, on collait l'extrémité de la feuille sur une baguette autour de laquelle on enroulait toute la feuille. On avait ainsi un rouleau cylindrique [voliimen), qu'il suffisait de dérouler à mesure qu'on avançait dans sa lecture [volvere, pervolutare librum). Les deux bouts de la baguette, dépassant un peu le rouleau, étaient généralement ornés de boutons d'ivoire ou de métal {wnbilici, cornua). Le livre tout entier était renfermé dans un étui en parchemin [membrana). Le titre du livre était collé sur l'étui ou attaché aux umbilici au moyen d'une bande. F. V.
Libéra (toga). Voir Toga (virilis).
LIberaiis eausa, libérale jndlciiiiii. Voir Libertas.
Liberlas. 1» Situation de l'ingénu (Voir Ingenuus) et de l'affranchi (Voir Libertus) par opposition à l'esclave.
Lorsque l'état d'une personne était contesté, la question était tranchée par le juge, à la suite d'une action qu'on appelait iiberalis causa ou prai'j iidiriinii de HberU/le : le juge décidait si elle
était libre ou esclave. Durant le procès, la personne demeurait libre; mais elle ne pouvait plaider par elle-même ; un assertor (Voir ce mot) la représentait ;
2° Dans le sens de autonomie : privilège accordé à certaines cités (Voir Civitas) et qui comprend :
1° Le droit de juridiction sur les habitants de la cité et même les Romains qui y résident (les autres cités dépendent de la juridiction du gouverneur de province) ; 2° indépendance de l'administration financière et droit de percevoir sur leur territoire certains tarifs de douanes; 3" droit de battre monnaie, et Jus exilii (Voir Jus) ; 4» exemption d'une garnison romaine.
Libertiuns. 1» Ce mot désigne la condition juridique de l'allranchi [libertus) et s'oppose, en ce sens, à inçieiutus. Les affranchis ne purent jamais être magistrats , sénateurs ou chevaliers ; néanmoins, sous Claude et Néron, ils pai^vinrentà de très hautes fonctions. Ils étaient inscrits dans les quatre tribus urbaines, avec la masse des habitants pauvres de la capitale : cette circonstance enlevait aux affranchis toute influence politique. Ils ne servaient dans la légion qu'en cas de nécessité extrême ; en revanche, ils étaient souvent employés sur la flotte. Ils servaient aussi, sous l'Empire, dans le corps des viyiles (Voir ce mot) ;
2° 11 désigne souvent le fils de l'affranchi. Le lils d'affranchi est in<jenuus, mais garde une sorte de tare. En fait, sinon en droit, le jus honorum est refusé au fils de l'affranchi, même à son petit-fils : l'introduction au sénat de petits-fils d'affranchis par Appius Claudius (312 avant J.-C.) et d'un fils d'affranchi par Claude fut jugée contraire aux mœurs.
IJberliis. Ce mot désigne ralVranchi par (i|>posilion au iiairuiius (Voir Patro-