LIER
nus et Libertinus). On devient liber tus par la manumissio (Voir ce mot). L'affranchi prend le nom et le prénom de son ancien maître, devenu son patt'on et un surnom tiré de son ancien nom d'esclave ; il est soumis aux jura patro)uifus, c'est-à-dire qu'il doit à son patron obéissance, respect, certains services {obsequiiim , reverentia, operae) ; s'il meurt sans enfants et sans avoir testé, son patron lui succède ; s'il a testé en faveur de personnes étrangères à sa famille (e.rlranei), le patron a droit à la moitié de la succession; en cas de besoin, la tutelle de l'affranchi est exercée par le patron, et, dès lors, la femme affranchie, soumise à cette tutelle, ne peut tester sans le consentement du patron.
Enfin, l'affranchi ingrat peut être expulsé de Rome [releqatio ultra vicesimum lapidem), ou même retomber en esclavage. Le pécule de l'ancien esclave devient la propriété de l'affranchi, à moins que précisément il ne se soit servi de ce pécule pour acheter du maître sa liberté. — Dans la cité, l'esclave affranchi suivant les formes régulières de la manumissio, par un maître citoyen, latin ou pérégrin, est lui-même citoyen, latin ou pérégrin.
Sur la situation de l'affranchi dans la cité, Voir Libertinus. — Enfin, il ne peut contracter mariage avec une ingénue jusqu'à la loi Julia de maritandis ordinibus, d'Auguste, ni même, après cette loi, avec une personne de rang sénatorial. — Il existe, sous l'Empire, deux catégories inférieures d'affranchis : d'une part les Latini Juniçini (Voir ce mot), d'autre part ceux qui, étant esclaves, avaient subi des peines on flétrissures déshonorantes. On les assimilait, leur vie durant, aux pereqrini dedititii (Voir Peregrinus); ils ne pouvaient séjourner dans un rayon de 100 milles autour de Rome. En re-
vanche, le Jus anulorum aureorum et la restitutio natalium (Voir ces mots) diminuaient ou supprimaient la dépendance de l'affranchi à l'égard du patron.
Lîbifinarii. Entrepreneurs établis dans le temple de Vénus Libitine; c'était à eux qu'on s'adressait pour les enterrements; ils délivraient contre argent comptant les objets nécessaires à l'inhumation ou à la crémation, torches, brancard, lits funèbres, etc., et mettaient à la disposition de la famille les esclaves chargés des diverses parties des obsèques, polUnctores, vespillones, praeficae, dissir/natores (Voir ces mots). P.
Libra. 1" Unité de poids, contenant douze onces (cî|27 gr. 45);
2° Mesure de capacité, divisée en douze parties égales par des lignes placées à l'intérieur;
3" Balance. Il y en avait de deux sortes. La plus ancienne est la balance à fléau (fig. 187); elle se compose d'un
fléau, y»,7w?n. supporté par une chaîne de fer; au bras le plus court du fléau, on suspend l'objet à peser; sur le bras le plus long, divisé en parties égales, on attache, au moyen d'un anneau, un poids qui peut glisser, aequipondium ; on constate le poids de l'objet suivant