‹ Lexique des antiquités romainesChapitre 116 sur 233 · LIBR · texte numérisé non relu

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que Vaequipondium est plus ou moins rapproché de la chaîne qui tient la balance. La deuxième espèce de balance (fig. 188) a un fléau dont les

Fig. 188.

deux bras sont égaux, et munis chacun d'un plateau; dans l'un des plateaux on met l'objet à peser, dans l'autre des poids d'une valeur déterminée, pour faire équilibre ; F. V.

4" Signe du Zodiaque (Voir Zodiacus).

Lîbrarîns. 1° Copiste de manuscrits ;

2" Esclave qui avait reçu une certaine instruction et que le maître employait comme secrétaire. Tantôt il copiait des manuscrits, faisait des extraits ou aidait le maître dans ses affaires, librariiis a shidiis: tantôt il était chargé de la correspondance, lihrarius ab epistiilis, etc.

;i° Parfois libraire ; mais l'expression la plus habituelle est bibliopola. F. V.

— legionis, olBcier attaché à Tétatmajor de la légion ou du corps d'armée, il était chargé de la comptabilité.

I^ibri poiitifieii. Ces archives, conservées dans la Regia (Voir ce mot), comprenaient : 1" Vnlbum pontificum, liste chronologique des pontifes; 2° les acta pontificum , procès-verbaux des actes professionnels du collège des pontifes ; 30 les formulaires de prières (Voir Preces et Indigitamenta) ; 4" les prescriptions relatives aux rites; .^j^les commentarii po?i////c»/»?, comprenant les

divers documents adressés par les pontifes, soit aux magistrats {décréta), soit aux particuliers {responsn), et relatifs à l'interprétation des lois ; 6" les Fasli (Voir ce mot) ; 7" les Fasti consulares ; 8" les Annales maximi, chronique où les pontifes relatèrent les événements de chaque année. Mucius Scaevola, vers 130 avant J.-C, abolit cet usage, que rendait inutile l'existence d'historiens; après la clôture des Amiales, on en fit une rédaction résumée en 80 livres.

Libri sibyllini. Tarquin le Superbe acheta trois livres d'oracles, débris d'une collection formée primitivement à Gergis par la sibylle de l'Hellespont, et recueillis tour à tour par la sibylle d'Érythrées et par celle de Cumes. Ces trois livres, déposés au Capitole, furent brûlés en 83 avant J.-C. Le sénat les fit reconstituer, en 76 avant J.-C, à l'aide d'oracles recueillis à Érythrées, à llion, à Samos, en Sicile, en Afrique, en Italie. Auguste fit reviser ce recueil, et un manuscrit définitif en fut placé au temple d'Apollon Palatin, sous la garde des XVviri sacris faciiindis (Voir Decemviri sacris faciundis). On cherchait surtout dans les livres sibyllins des moyens d'expiation en cas de prodiges (prodigia) et de calamités extraordinaires :

les cultes d'Apollon, de Diane, de Dis Pater, de la Mère des dieux {Magna Mater), de Vénus, d'Esculape. furent introduits à Rome, à titre de dévotions expiatoires, sur l'avis des interprètes des livres sibyllins. Ce recueil ouvrit donc la religion romaine aux croyances étrangères et aux pratiques exotiques.

Lîbniu. Gâteau fait avec de la farine, des œufs, du lait et de l'huile, que l'on otfrait aux dieux ou à ses amis, en guise de cadeaux. F. V.

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