‹ Lexique des antiquités romainesChapitre 134 sur 233 · MICA · texte numérisé non relu

MICA

MIMU

druple, si raclion est intentée dans l"année qui suit l'exécution de l'engagement.

Micnre. Jouer ù, la mourre. Ce Jeu se joue à deux; les deux adversaires présentent leurs poings fermés ; puis, au même instant, ils allongent chacun un nombre de doigts quelconque, en criant un chifl're qui doit représenter le nombre des doigts étendus par les deux joueurs réunis. Celui qui a deviné juste a gagné. Si aucun des deux n'a deviné, la partie est nulle et l'on recommence. Ce jeu de la mourre, qui remonte à une très haute antiquité, est encore en usage dans le Midi de l'Italie. F. V.

Hlilia fpas»«nuiu). Mille romain. Mesure de longueur équivalente à 1478™.^0.

Sliliaria. Bornes ou colonnes mises de place en place sur le bord des viae pour indiquer les distances. De forme cylindrique, (fig. 205) ou quadrangulaire, elles portaient gravés divers renseignements. Sur les unes, un simple chitfre indiquait la distance de la borne au point de départ de la i^^N?^ route. Sur les q^ffjiffïil autres, ce chif- A'^; [ fre est accom- |i;^;,-, ;^.. ,.,':, ,,,„,;^, pagné des let- x|iyyiiÉitàialli très M P {milia F'g- -"■'•

passiium), des noms des magistrats en exercice ou des princes régnants, et parfois des noms des fonctionnaires préposés à la construction de la route, avec ou sans la mention de Torigine des crédits qui y avaient été ad'cctés. Il on est «(Lielques- unes qui portent deux chilVres, l'un en tête, l'autre à la (in de

l'inscription : le premier indiriue la distance de la ville voisine, le second la distance de Rome. Enfin, mais rarement et surtout en Gaule, les distances sont comptées en lieues' (L. et LEVG au lieu de M P).

Auguste, en sa qualité de curalor viariim, avait fait élever une borne centrale sur le forum. Placée entre le temple de la Concorde, les Rosira vetera, la basilica Julia et le temple de Saturne, cette borne dorée [miliarium aiireum) était le point de départ des routes de l'Empire et était regardée comme le centre de cet empire même {iimbilicus) .

Voir Forum. G. M.

Hlilitia cqucsires. Voir Eques III.

niillns. Collier de chien de chasse, hérissé de clous. G. M.

Miinns. Genre de pièce purement romain, qui se proposait l'imitation de tout ce qu'il y a de plus trivial, de plus burlesque et de plus saugrenu dans la vie. La plaisanterie, comme dans TAtellane, n'y était qu'une suite ininterrompue de bouflonneries, d'obscénités, de gestes comiques et de cabrioles ; mais, en plus de l'Atellane, le mime, n'usant pas du masque, avait à sa disposition les jeux de physionomie. La pièce était écrite, ce qui n'empêchait pas l'acteur d'improviser quand il se sentait en verve. Le rôle principal était celui de Varchimimus dont on disait qu'il jouait le mime [mimum egit) ; à côté de lui le fou [morio) espèce de jocrisse qui voulait imiter son maître, s'y prenait mal et atti-apait des soufflets. Puis venaient les différents rôles de la pièce. Une particularité du mime, c'est que les rôles de femmes y étaient tenus par des femmes, et cela, dès l'origine. Les mimes portaient le centuncuhis, habit bariolé comme celui d'Arlequin, et un petit manteau de femme {ricinium) qui ne descendait pas plus bas t[ue les hanches. Leur

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