‹ Lexique des antiquités romainesChapitre 142 sur 233 · NUPT · texte numérisé non relu

NUPT

NYMP

[villa) ; elle ('tait couronnée sous son voile d'une couronne de fleurs cueillies par elle-mènic.

La fête commençait par une prise d'auspices, dès l'aube : on y consultait les oiseaux et on immolait une brebis.

Si les auspices étaient favorables, on concluait, en présence de dix témoins, le contrat de mariage avec le consentement des conjoints. Ensuite une femme mariée, faisant l'office de pronuba, amenait les époux l'un à l'autre : ils se donnaient la main; puis, en cas de mariage par coiifarvealio , il y avait oblation d'un gâteau et sacrifice d'un animal par les mariés. Les témoins exprimaient leurs souhaits de bonheur par l'exclamation féliciter, et l'on célébrait un festin nviptial [coena] dans la maison du père de la jeune fille.

La seconde partie des noces est la conduite de l'épouse à la maison de l'époux (Voir Deductio Muliebris).

Le troisième acte de la cérémonie

était la réception de l'épouse à la maison. Le mari reçoit la femme dans Vatrium, après qu'on lui a fait franchir le seuil en la soulevant; il lui communique le feu et l'eau, symboles de la vie commune et du culte domestique auquel elle va prendre part. La jeune femme invoque les dieux, dans Vatrium de sa nouvelle maison oîi la pronuba a dressé en face de la porte d'entrée le lit nuptial {lectus genialis). Les cérémonies se terminent le lendemain des noces par la fête des repotia. G. M.

IVnptiac jnstae. Voir Matrimoniumi

IVyinphaenni ou IVynipheuni. Édifice consacré aux Nymphes. C'était une vaste salle où jaillissaient des fontaines et que sa fraîcheur rendait agréable pendant la chaleur du jour. Le nymphaeum était souvent un annexe des thermes et était magnifiquement décoré de colonnades, de statues, de mosaïques ou de peintures. G. M.

Obba. Vase en terre ou en osier tressé au fond pointu et muni de deux anses.

Il servait à mettre du vin.

On appelle obhalus un bonnet pointu dont la forme rappelle celle de Vohba.

Obeli<$cns. l» Obélisque, colonne quadrangulaire qui va en s'amincissant et se termine par une pointe quadrangulaire et pyramidale. Les Romains apportèrent à Rome des obélisques égyptiens ;

2" Comme ohelus, obèle, raie transversale dont les critiques marquaient les fautes, dans les manuscrits. G. M.

Obligatio. Lien juridique par lequel une personne s'engage à accomplir certains actes au profit d'une autre, et que garantit une sanction légale. Les plus anciennes formes d'obligations dérivent du droit civil 'nexurn, sponsio ; Voir ces mots, ; le plus grand nombre viennent du droit des gens (Voir Jus gentium, Mandatum, Conductio, Stipulatio). Celles-ci seules sont accessibles aux pérégrins. L'obligation ne résulte pas seulement d'un contrat ; elle peut aussi résulter d'un délit. Voir Poena.

Obnnntiatio. Opposition à la tenue des comices, motivée par l'annonce de signes défavorables (Voir Augur]. A la fin de la République, Y obnuntialio perdit tout prestige religieux ; les divers partis se flattaient à l'avance d'empêcher à tel jour les comices en faisant usage de Vobnuntiatio. Cette pratique fut tour à tour réglementée par les lois

Aelia et Fufia, supprimée en 38 avant

J.-C. par la loi Clodia, puis de nouveau

remise en vigueur ; mais on avait cessé de la prendre au sérieux.

Ob^idionalis (corona). Voir Coronai

Obstragnlum. Bande de cuir [f'ascia) pour attacher la chaussure. Elle se place transversalement sur le cou de pied, ou entre l'orteil et le second doigt du pied. Voir Solea. G. M.

Obstrii;ilaiu. Sorte de sandale sans talon. Les cordons qui la maintenaient étaient passés dans deux bandes de cuir, cousues de chaque côté du pied à la semelle ; sa forme rappelle donc un peu celle des souliers dits « Molière ». G. M.

Occupatio. La prise de possession d'une chose pouvant être l'objet de propriété privée et n'appartenant à personne confère la propriété de cette chose : ce mode d'acquérir la propriété est dit occupatio. Sont réputés res nullius, c'est-à-dire n'appartenant à personne : i» les prises faites sur l'ennemi

Voir Praeda; ; 2» l'île qui naît au milieu de la mer, les perles trouvées sur le rivage, le poisson, le gibier; 3» les choses abandonnées par leurs possesseurs {vaciia, res dereliclae] .

Ocrea. Jambière, pièce de l'armure.

C'était une garniture en métal, qui couvrait la partie antérieure de la jambe, depuis la cheville jusqu'au genou : elle était maintenue par des boucles, et par des courroies qui passaient derrière la jambe. Les ocreae étaient souvent richement ornées ou artistement ciselées (fig.218). LesSamnites et les gladiateurs dits Samnites n'avaient qu'une ocrea, à la jambe gauche ; la lourde infanterie

OCUL

OPPl

romaine n'en avait qu'une, à la jambe droite.

Le mot oci'ea désigne aussi des gurtres en cuir, ou des chaussures à tiges montantes comme les péronés. Ces bas de cuir remplacèi'ent, sous l'Empire, les jambarts métalliques. G. M.

Oculi. Écubiers , ouvertures pratiquées à la proue d'un navire, de chaque côté de Tétrave. Par là passait le câble de l'ancre {ancorale). Ordinairement ces ouvertures étaient peintes extérieurement de façon à paraître véritablement les yeux du navire.

Oecas. Salle de luxe, dans les maisons romaines, placée loin de la rue, entre le péris fj/liiim et le jardin. Une maison riche pouvait avoir plusieurs de ces salons, qui naturellement manquaient dans les maisons bourgeoises.

Officinn. Fabrique, atelier, dans lequel on transforme ou crée un produit.

Ce mot s'oppose à apotheca, à laberna, boutiques où l'on ne faisait que revendre des objets fabriqués ailleurs. 11 y avait des officiiiae fidloni/m{îou\onevï(i), tterariorum (orfèvrerie), linr/en/ii/m (teinturerie); etc. V. V.

Offiriuiii. JUireaux d'un chef civil ou uiililaire. Les otliciers ou sous-otliciers qvii ccMoposaieul un de ces bureaux se nouiuiaient officiales.

Olla. 1° Vase à large orifice, en terre (lu en métal, avec deux anses de dimension très restreinte. 11 servait à faire cuire la soupe, la viande, les légumes, ou à conserver les fruits ;

2" — ossuaria. Urne en forme de cruche, généralement en terre cuite, en marbre, en verre, en porphyre ou en bronze, dans laquelle on enfermait les cendres des morts. Tantôt on gravait le nom du défunt sur l'urne, qu'on plaçait ensuite dans le caveau réservé à la famille, ou dans un caveau public [sepulcrum commune) ; tantôt on dépo-

Fig. 219.

sait Yolla dans une niche ménagéejdans la muraille à cet effet (fig. 219). F. V.

Ouager. Machine de guerre, tantôt ressemblant à la catapulte et lançant des poutres ferrées dans la direction horizontale, tantôt identique à la machine appelée scorplo et lançant des pierres. F. V.

Oploiiiac'hiis. Voir Hoplomachus.

Oppidarii. Habitants de l'oppulitm.

Dans la langue usuelle, ce mot s'oppose à pai/rini. P. .1.

(Ippiduiii. 1" Ville entiiuré(^ d'une enceinte et fondée selon les rites, cheflieu d'une connuune urbaine. Par rapport à iirbs ce mot désigne inie ville de deuxième ordre. La plupart des co-

OPTI

ORBl

lonies, municipes, préfectures (Voir ces mots) sont des oppida;

2° Petit bâtiment situé de chaque côté des carceres dans un amphithéâtre.

Optimales. Parti qui professait des principes conservateurs et aristocratiques : la nobilitas (Voir ce mot) formait le noyau de ce parti.

Optio. On nommait ainsi un oSicier qui, dans l'infanterie, servait de lieutenant au centurion et dans la cavalerie au décurion. Un certain nombre d'optiones étaient détachés dans des fonctions spéciales, par exemple, à la surveillance de la prison (optio carceris) ou de Thôpital [optio valetudinarïi).

Optio tntoris. Voir Tutela.

Opn<«. Dans un sens spécial on désigne par ce mot lappareil d'un mur.

Si les pierres employées sont des pierres de taille régulières, l'appareil est dit opiis quadralinn ;fig. 220^ ; si ces pierres

\jopus incertiim est caractérisé par l'emploi de matériaux taillés irrégulièrement (fig. 222). On nomme pavonaceum opus un assemblage de tuiles an'ondies du bout, qui sont disposées comme les plumes d'un oiseau. Dans ce cas les tuiles étaient superposées de telle sorte que chaque rang recouvrit en partie le rang inférieur et que chaque tuile se superposât non pas à une tuile, mais à la jointure de deux tuiles du rang inférieur 'fig. 223 .

Opasmnsivnni. VoirMusivum opus.

Ora. Amarre fixée à la pnupe d"vm navire et qui servait à l'attacher au port. G. M.

Orarinni. Sorte de mouchoir en soie ou en linge, qui servait aux mêmes usages que notre mouchoir de poche et spécialement à s''essuyer le visage, d'où son nom. Dans les jeu.x publics, sous les derniers empereurs, le peuple l'agitait pour témoigner son approbation.

Figr. 220.

Fig. 222.

Fig. 223.

sont disposées en losanges de façon à ce que la surface extérieure du mur offre l'aspect d'un filet, aux mailles allongées, c'est de Vopiis reticiilalum (fig.221).

comme nous faisons encore de nos Jours. G. M.

Orbicains. 1° Poulie, pouvant tourner sur un axe, et dont la circonférence

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