‹ Lexique des antiquités romainesChapitre 143 sur 233 · ORDO · texte numérisé non relu

ORDO

("'tait creusée de façon à permettre à une corde de s'y glisser ; elle servait aux mêmes usages que chez nous ;

2° D'une manière plus générale, petite roulette. F. V.

Orbis. 1" Toute surface plane de forme circulaire : disque de pierre employé dans les jeux, miroir, bouclier rond, bande d'une roue, table ronde, plateau d'une balance, etc. Plus spécialemont, plateau circulaire sur lequel on plaçait les olives pour les écraser (Voir Torcular) ;

2" Dans la langue militaire, disposition des troupes en cercle. F. V.

Orbns. On appelait ainsi l'homme marié qui n'avait pas au moins un enfant vivant : par les lois JuUa et Papia, dites lois caducaires, Auguste décida que les orbi perdraient la moitié des héritages ou legs qui leur étaient faits. Voir Caelibes.

Orca. Jarre de terre. Comme l'amphore, elle avait un corps conique terminé par un fond pointu, surmonté d'un col long et étroit muni de deux anses. On y mettait soit des liquides (vin, huile), soit des solides (fruits secs, poissons, olives, etc.). C'était un jeu d'adresse pour les enfants de jeter de loin des dés ou des noix dans le col étroit de la jarre. G. M.

Orchestra. Partie du théâtre romain compris entre les gradins et le mur de

Ordo. 1° Au sens strict : classe de citoyens se distinguant par une certaine influence politique, possédant une certaine considération. Par opposition à la masse de la population, on cite Vordo senaloritis (classe des sénateurs), Yordo eqitesler (classe des chevaliers) (Voir Senatus, Eques). Les mots mnpllssimus ordo désignent les sénateurs; les mots splendidissimus ordo désignent les chevaliers. Par uterque ordo, on entend, à l'époque impériale, ces deux ordres supérieurs ;

2° D'une manière plus générale : catégorie d'honunes occupant la même position sociale ou exerçant la même profession (par exemple : ordo publicanorum, liber tinorum, scribariim, etc.);

3" Expression de la langue militaire qui désigne : a) soit un manipule soit une centurie [ducere ordinem = être centurion); b) ce centurion lui-même. Les l^rimi ordines étaient les premiers centurions de la légion, probablement les trois premiers; P. J.

4° Rames d'une même rangée, maniées par les rameurs placés sur une même ligne verticale. L'ensemble des ordines constitue le remigium. Il y avait entre les poignées des avirons d'un ordo à Vordo supérieur une distance verticale de 2 pieds. Cette distance, grâce à la position oblique des

la scène (ûg. 224), elle était réservée aux personnages de marque (VoirTheatrum).

rames, se réduisait dans l'intérieur du vaisseau à 1 pied .'i/4. On conçoit coninicnt il était possible de conslruiro des

ORGA

OVUM

vaisseaux ayant jusqu'à dix rangs de rames superposés 'decem remis) : dans ce cas, les ouvertures, par lesquelles les rames de l'ordo supérieur sortaient du vaisseau, se trouvaient à 14 pieds i/2 au-dessus du niveau de leau. On construisit exceptionnellement des vaisseaux de seize rangs de rames, mais il fallait donner aux barres une inclinaison spéciale. En général, on se borne aux vaisseaux de cinq rangs de rames 'quinquerèmes, dans lesquels Vordo supérieur était à 8 pieds au-dessus (lu niveau de l'eau. Voir Navis, Remus, Remex. l'\ V.

Organaïu. Désigne toutes les variétés de machines, mais plus particulièrement celles qui exigent, pour être maniées, plus d'habileté et d'adresse que de force. C'est ainsi qu'on donnait le nom û'orr/anurn aux divers instruments de unisique, etc. F. V.

Ornaïuenta. Insignes extérieurs dune magistrature, d'une dignité, d'une fonction, donnés pour toute leur vie à ceux qui sont ou ont été titulaires de cette magistrature, de cette dignité, de cette fonction, ou à d'autres personnes pour les honorer. Il y a des ornamenla consularia, praetoria, Iribunicia, quinquennalicia, duovirulicia, Iriumphalia (ces derniers fure-nt accordés par les empereurs sans le triomphe et de préférence au iviomçhe], Aurj uslalilalis, etc.

0«ieilluiu. Petite tète humaine. Souvent, dans les champs, on suspendait aux arbres un oscillum représentant Bacchus, et le côté vers lequel se tournait le visage sous l'impulsion du vent, était considéré comme devant porter le plus de fruits. F. V.

Ossa légère. Le bûcher éteint et les invités partis, les plus proches parents réunissent dans un linge les ossements calcinés {ossa lef/unt). Ce n'est que quelques jours après la crémation que

les os et les cendres sont enfermés dans l'urne et que l'urne est solennellement déposée dans le sépulcre.

Oi^tiarins. Portier, esclave qui avait pour mission de surveiller, de sa loge {cella osliaria . l'entrée de la maison.

Ostiolam. Petite ouverture pratiquée dans le pont et dans l'entrepont d'un navire, pour pénétrer du pont dans l'entrepont et de l'entrepont dans la cale. Voir Navis.

flstinui. 1« Corridor qui mène de la

porte d'entrée ' janua) dune maison cà Vatrium par opposition au vestibulum qui s'étend entre la rue et la porte d'entrée. Par extension, porte ;

2» Portes des loges où les chars et les chevaux étaient rangés dans le cirque, avant que les courses commençassent ;

.{" Goulet d'un port. P.

Ovilo. Emplacement sur le Champ de Mars, où se trouvaient les saepla respectifs des diverses tribus. Voir Saeptum.

Ovani. Dans les jeux des cirques, chaque course nécessitait uu assez grand nombre de tours ; au Circits Maximus de Rome, qui avait pourtant 3 stades de long, la course comprenait sept tours. P(mr éviter aux spectateurs la fatigue de compter ces tours, on imagina de planter, dans un endroit bien en vue de l'arène, des supports (fig. 225) sur lesquels on plaçait de F'?- --"'■ grosses boules voyantes (ova); autant de tours pour

une course, autant

OVUM -las OVUM

d'œufs; à chaque tour, on enlevait un les spectateurs savaient exactement ovum de son support ; de sorte qu'à et sans peine le nombre des tours n'importe quel instant de la course, parcourus. P.

Paciniii. Cons-ention entre deux individus. Si celte convention n'est accompagnée d'aucun appareil extérieur, d'aucune formalité juridique, le paclinn est dit nudum, et il demeure sans etlet au point de vue du droit civil. Dans le cas contraire, il est obligatoire et prend le nom de contractus, contrat.

— Le droit prétorien (Voir Edictum et Jus honorarium) s'efî'orça de faire respecter les simples pactes : d'une part, il permit d'opposer une exception , exceplio pacti conventi (Voir Formula) à l'adversaire oublieux du pacte conclu; d'autre part, il sanctionna par des actions (Voir Actio), le pacte par lequel on promettait de payer à jour fixe une dette préexistante (pacte de constitut) et le pacte par lequel deux personnes s'étaient engagées à terminer leur procès par un serment (Voir Jusjurandum} .

Pacdagogus. Esclave instruit, dun rang plus élevé que les autres, qui avait pour tâche de surveiller les fils du maître, de les faire travailler, de les instruire dans les arts et dans les sciences, de les conduire à l'école, de les accompagner à la promenade, en un mot de les surveiller. C'était une sorte de précepteur. F. Y

Paennla. Manteau sans manches.

Fermé complètement par derrière et presque entièrement par devant, il était échancré sur les deux côtés et percé en son centre d'une ouverture ronde pour la tête. Il était fait en gausapa, en laine ou en cuir, et muni souvent d'un ciiodhis. 11 était porté par les

hommes (fig. 226) et par les femmes sur la toge, la palla ou la tunique, et servait en voyage ou bien en ville, par le froid ou la pluie.

Pas^analia. Fêtes publiques, célébrées en l'honneur des génies ou Lares du pagiis par les 7nar/istn paf/orian.

Paganns. S'oppose à monlanus. Voir Septimontium.

Pagns.

L Avant la formation des villes.

1" Division territoriale comprenant plusieurs huttes et enclos, protégés par une arx ou un castellum. Plusieurs pagl forment une commune {populiis, civitas) dont le centre est un forum ou conciliabuliim (Voir ce mot) ;

2" Varx ou le castellum lui-même.

IL Après la naissance des villes.

1° Portion du territoire de la civitas, correspondant à un ancien pagus et ayant conservé ce nom ainsi que ses sacra paganalia;

2" Le viens ou village, centre de ce pagus. P. J.

Pala. 1" Sorte de pelle dont se servaient les agriculteurs pour retourner la terre; elle se composait d'un manche en bois muni à l'une des extrémités d'une lame de fer arrondie;

2° Le côté le plus large d'une bague, le chatop où est fixée la pierre. F. V.

Palaestra. Monument consacré nux

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