‹ Lexique des antiquités romainesChapitre 154 sur 233 · PLAN · texte numérisé non relu

PLAN

tenir de Teau pour les bains (Voir la fig. 150).

On donne aussi ce nom à de vastes réservoirs , où l'on accumulait une grande quantité d'eau pour l'alimentation. La figure 244 représente les gran-

employait les esclaves qu'on voulait châtier. Par extension, pistrinum a désigné plus tard la boulangerie avec tous ses accessoires, fours, meules, pétrin, etc. F. 'V.

Placenta. Gâteau plat, de forme cir-

des citernes de Carthage, qui existent encore de nos jours. Nous avons supprimé une partie des voûtes qui les couvrent pour permettre de voir la disposition des bassins, avec le chemin de ronde qui les entoure ; sur le sommet des voûtes on aperçoit les regards d'aération et les trous par où l'on puisait l'eau dans l'antiquité.

Pistillani ou pistillns. Pilon de mortier. La forme en était tout à fait semblable à celle de nos pilons.

Pistrinnm. Primitivement moulin dans lequel on réduisait le blé en farine. Comme c'était un travail très pénible que de tourner la meule, on y

culaire, fait avec du miel, du fromage, et de la farine pétris ensemble. On s'en servait dans les repas et dans les sacrifices. F. V.

Plaga. i" Sorte de filet employé à la chasse: on le tendait à un endroit où devait passer le gibier, pour lempêcher de fuir et d'échapper 'Voir la figure qui sera donnée à Venatio);

2° Rideau d'une litière, ou rideau tendu autour des lits du tricliniiim pour former paravent. Dans ce sens, on emploie plutôt plaguln. F. V.

Planipes. Acteur qui jouait dans le mime, et qu'on appelait ainsi parce qu'il paraissait sur la scène les pieds

PLAU

PLEB

nus, planis pedibiis, sans avoir chaussé \e cot/iiirniis ou le soccus. F. V.

PlaiD^trnui. Nom général donné à toutes les voitures de transport. Toutefois, il désigne plus particulièrement

une sorte de char grossier, dont les roues, faites d'une seule pièce, n'avaient pas de rayons (fig. 245). L'essieu était fixé aux roues et tournait avec elles.

Plebiscituiii. On appelle ainsi, à l'origine, les décisions des assemblées spéciales de la plèbe [concilia plebis), décisions valables pour la plèbe. Puis ce nom s'étendit aux décisions prises par la plèbe dans les comices tributes, où elle formait la majorité. Les plébiscites obtinrent force de loi : 1° par la loi Valeria Horatia de 449, moyennant la ratification consécutive des patres ; 2° par la loi Publilia Philonis de 339, moyennant l'approbation préalable des patres; 3° par la loi Hortensia de 287, qui paraît avoir atl'ranchi complètement les plébiscites du contrôle du sénat.

Plebs. Classe d'hommes, qui n'étant ni clients ni patriciens n'appartiennent pas à une rjens, c'est-à-dire à une famille groupée autour du culte d'un ancêtre commun. Ce sont les descendants des familles qui n'ont pas su se créer un culte, de celles qui par négligence ont perdu le leur, enfin, ceux des populations assujetties. A

l'origine, quand la constitution de Rome est tout entière fondée sur la religion de la rjens^ les plébéiens sans foyers, sans culte, sont complètement en dehors de la cité. Ils n'ont ni droit de propriété ni droits politiques. Les terrains qu'ils habitent ne leur appartiennent pas, et, ne faisant pas partie des trois tribus [Ramnes, Tities, Luceres) qui composent le peuple romain [populiis romanus Qiiiritium), ils ne peuvent pas voter dans les curies (Voir Curia, Comitia curiata). Mais les plébéiens servent à l'armée comme fantassins. S'ils ne peuvent posséder des terres, ils peuvent posséder de l'argent.

Les cultes orientaux leur sont accessibles, et à mesure que le rôle de l'infanterie grandit sur les champs de bataille et que Rome fait de nouveaux sujets qui viennent grossir ses rangs, le nombre, la richesse et l'importance de la plèbe s'accroissent. Servius Tullius divise Rome en tribus territoriales qui comprennent les plébéiens et qui ont leur culte aussi bien que les curies (Voir Tribus, Compitalia, Compitum, Paganalia). Bientôt les plébéiens peuvent voter dans les comices centuriates, et bien que la révolution de 509 leur enlevât les terres et une partie des avantages obtenus sous Servius, ils sont assez forts pour obtenir en 494 le droit de nommer des chefs, les tribuns sacrosaints, puis, en 450, l'égalité devant la loi, en forçant les patriciens à l'écrire (Voir Decemvir), puis encore (lois Liciniennes) le droit de remplir toutes les magistratures (36G) et, enfin {Lex Orjulnia, 301), celui d'avoir accès aux sacerdoces, ce qui constitue pour eux l'égalité religieuse. Dés lors, les barrières entre le patriciat et la plèbe se sont abaissées; il y a toujours des patriciens (les descendants des anciens), mais ils sont obligés de se renouveler en s'adjoignant des plébéiens par coop-

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