POME
tation ou adlection. Cette qualité est toujours exigée pour certaines fonctions religieuses. Cela paraît pourtant si peu important, que Ton cesse d'appeler « plébéiens » {ordo plebeiiis) ceux qui ne sont pas patriciens ; on donne ce nom à ceux qui ne font pas partie de l'ordre sénatorial ou de Tordre équestre, c'est-à-dire, le bas peuple. P. J.
Plecirum. Instrument en ivoire pour faire vibrer les cordes de la lyre.
PInmae. 1° Plumes et, par extension, écailles en formes de plume, de la lorica plumala;
2" Plumes d'oiseaux ou dessins imitant les plumes, adaptés ou brodés comme ornements sur les étoffes. G. M.
Plnteus. 1° Tout assemblage de planches, et spécialement parapet en clayonnage que l'on ajoutait après coup, en cas de danger, à la palissade, vallum, plantée sur Vagger d'un camp romain.
Elle avait pour but de surélever le vallum de façon à couvrir entièrement les défenseurs. Des plutei mobiles étaient emplo- V\g. ne.
yés pour permettre aux assiégeants de s'approcher des remparts et d'exécuter des travaux à l'abri des traits ennemis (fig. 246]. Le mot désigne encore une petite étagère ou tablette où l'on mettait des livres ou divers objets;
2» Face antérieure d'une cuve, d'une baignoire;
3» Face postérieure d'un lit. F. V.
Pocnlnni. Terme générique pour désigner les coupes ou vases à boire, quelle que fiit leur forme. F. V.
Podinni. Mur élevé qui séparait les gradins d'un amphithéâtre de l'arène (Voir Amphitheatrum).
Poena. Composition pécuniaire que paie l'oifenseur à la victime ou à la famille de sa victime, et en échange de laquelle la victime renonce au droit de vengeance privée : pour certains délits, à l'époque des Douze Tables, pour tous les délits dans la suite, le système de la poena fut substitué à celui de la vindicfa (Voir ce mot). L'offensé, pour obtenir la poena, intente une actio qiiae poena))! persequitur : le résultat de cette action est de l'enrichir et d'appauvrir l'off'enseur. Cette action peut se cumuler et ne doit pas être confondue avec Vactio quae rem persequitur (action reipersécutoire), par laquelle l'offensé réclame l'exacte réparation du préjudice matériel causé à son patrimoine.
PoUinetor. Esclave qui, avant l'exposition sur le lectus funehris (Voir ce mot), frottait le mort avec de l'huile et des onguents odoriférants. L'exposition durant plusieurs jours, il fallait, sous le chaud climat de ITtalie, embaumer le corps, afin d'empêcher une décomposition trop rapide. P.
PoUnetuui. Dans un sacrifice, si une partie seulement des choses offertes était consommée, cette partie, qui était proprement la part des dieux, s'appelait polluctum ; le reste, vendu ou laissé au sacrificateur, s'appelait profanatum. — Faire une offrande aux dieux, par exemple, offrir à Hercule la dîme du butin, se disait : decumam partent Herculi pollucere, ou encore (par déviation du sens originaire de ce second verbe), profanare.
Pomerîuni. Bande de terrain, faisant le tour du Palatin, qui constituait l'enceinte inaugurée, la partie sacrée de Rome. Les magistrats n'exerçaient leur autorité que dans l'enceinte du pomerium où ils en prenaient possession, parce que c'était le domaine limité où les auspices se perpétuaient.
Le pomerium fut successivement étendu