ANTE
ANUL
Fis. 19.
languette à rextrc'niité de chaque rang d'imbrices {\oir ce mot). Vantefixa représentait soit une palmette, soit une tête (persona) (fig. 19).
Le long du faîtage courait une série d'autres antefixae qui reliait les différentes files d'imbrices. Il y en avait encore quelquefois à l'extrémité des frontons. P.
Autenna. Vergue, perche ou assemblage de perches de bois, qui, attachées au sommet du lïiât par des cordages {ceriichi), forment les bras horizontaux d'une croix, dont le mât forme la partie verticale, et servent à soutenir une voile (fig. 20). M. G.
Fig. 20.
Antcpilaiii. Les soldats des deux premières lignes do l'armée quand elle adopta, pour la formation de combat, l'ordre manipulaire (Voir Manipulas).
Ils comprennent les haslnli et les principes.
Aiitcsijrnuiii. Soldats qui combattaient sur le front do l'armée; ils étaient ainsi nommés parce qu'ils couvraient la ligne do bataille indiquée par les enseignes. A l'époque de César,
on nommait ainsi des hommes d'élite de la légion.
Anto^tari. Prendre à témoin. Quand un adversaire refusait de se rendre au tribunal, le plaignant prenait un assistant à témoin par la formule Licet antestari? (peut-on prendre à témoin?).
Si la réponse était affirmative, il touchait l'oreille du témoin et pouvait traîner de force le défendeur au tribunal. G. M.
Annlns ou Annnins. 1" Anneau ou bague servant de cachet ou d'ornement.
Les hommes comme les femmes pointaient également des anneaux, en nombre considérable, à tous les doigts, celui du milieu excepté, et souvent placés sur les articulations mêmes. On y déployait un luxe considérable : on leur donnait des formes très variées ; on les faisait de métaux précieux, diversement ornés ou sculptés et enchâssant des pierres de prix ou taillées avec art. Sous l'Empire on poussa le raffinement jusqu'à fabriquer des bagues d'été, plus légères que les bagues d'hiver. Des écrins spéciaux {dactyliothecae) renfermaient les «wî/Zi précieux.
L'anneau d'or était, à l'origine l'insigne des sénateurs et des chevaliers.
Les censeurs, en accordant ou en enlevant l'anneau d'or à un citoyen, lui conféraient ou lui retiraient par là même la dignité de chevalier. Plus tard, cette distinction, prodiguée par les empereurs, perdit toute signification;
2° Anneaux de bois ou de métal servant à divers usages : passés dans un cerceau, ils formaient un jouet d'enfants; enfilés sur une tringle, ils soutenaient les rideaux et permettaient de les ouvrir ou de les fermer [aniilus vela- 7ns), etc. ;
3» Tresses de cheveux enroulées sur la tête et formant un chignon circulaire ;
4» Kilots circulaires qui ornaient la partie supérieure d'une colonne. G. M.