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APER

APPE

Fig. ^22.

Aperta (na-iis). Navire non ponté.

Voir Navis. G. M.

Apex. 1° Sorte de baguette enveloppée d'apicula de laine, que portaient les flamines et les saliens sur leur tête. Quelquefois, elle y était seulement maintenue par des bandelettes, plus souvent elle était adaptée à une sorte de bonnet;

20 Ce bonnet lui-même (fig. 21). 11 avait une forme conique, et, muni de la baguette, il ressemblait fort à un casque à pointe, ché par des brides ; le nœud qui attachait ses brides sous le menton ou le bouton qui les agrafait s'appelait offendia;

30 Cimier d'un casque (fig. 22).

Apiarinm. Rucher. L'élève des abeilles tenait chez les anciens, pour lesquels le miel remplaçait le sucre, une place très importante: aussi les écrivains qui se sont occupés d'agriculture nous ont-ils laissé un grand nombre de préceptes sur la manière d'établir un rucher et de procéder à la récolte du miel. On se contenta d'abord dimiter les ruches naturelles en pratiquant des niches dans le mur de la maison, sous le toit. Mais ceux qui en pouvaient faire les frais avaient un rucher proprement dit. Il était quelquefois d'une seule pièce, construit en brique ou en poterie; mais on préférait les ruches mobiles qu'on fabriquait en bois, en écorce, en liège surtout, ou bien en jonc tressé. On a même découvert à Pompéi une ruche en métal, divisée intérieurement en plusieurs étages auxquels donnent accès un grand nombre de petites ouvertures.

Aplostmin. Ornement en bois, placé à l'extrême poupe des navires (fig. 23).

L'aplustre, resserrée à la base, déployée dans le haut et formée de pièces recourbées, ressemblait assez à la huppe ou à l'aile d'un oiseau. P.

Apodyterinm. Salle où l'on se déshabillait dans les bains. Des bancs et des sièges étaient disposés tout autour. Le baigneur déposait ses vêtements dans de petites armoires ou les accrochait à des porte-manteaux (fig. 24).

Fig. 2i.

Apotheca. Magasin où l'on enfermait les denrées de toute espèce. Plus particulièrement cellier placé dans le haut de la maison, où l'on conservait le vin vieux dans les amphores.

Apparitor. Nom qui désigne d'une façon générale tous les appariteurs placés près des magistrats ou des commandants militaires.

Appellatio. Dans les principes de l'ancien droit, il n'y a pas de recours

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contre la sentence du juge et le décret du magistrat.

1" Droit civil. Sous la République, on finit par admettre certaines voies de recours extraordinaires : Vintercessio, la restitittio in integriim, la revocatio in duplirm. (Voir Intercessio, Restitutio, Revocatio). C'est seulement sous lEmpire que l'appel fut organisé : en principe, l'appel est possible dans tout procès: il doit être porté devant un tribunal supérieur à celui dont on attaque la décision, p. ex. du magistrat municipal au gouverneur de la province: enfin, au-delà d'un certain chiffre, tous les litiges peuvent être portés devant l'empereur.

2» Droit criminel. Sous la République, on peut en appeler d'un magistrat à Vintercessio de son collègue ou d'un tribun; mais cette intercessio ne réforme pas la sentence, elle en paralyse seulement l'exécution. Le recours au peuple {provocatio) n'était permis qu'au coupable qui n'avait pas avoué ou qui n'avait pas été pris en flagrant délit. Sous l'Empire, s'établit à la fois la possibilité de l'appel à un tribunal supérieur et le système d'appel à l'empereur [appellatio Caesaris) : l'appel, alors, pouvait entraîner la réforme de la sentence.

Aqnae et ignis înterdictio. (Voir Interdictio) .

Aqnaedactas. Aqueduc. Avant les Romains, les Grecs, et, en Italie, les Étrusques avaient connu de bonne heure l'art de capter les eaux de source et de les conduire à de grandes distances au moyen de canaux artificiels. Mais le plus souvent ces canaux avaient été souterrains {7nvus sublerraneus). Les ingénieurs romains eurent les premiers l'idée d'élever leurs aqueducs sur ces arcades qui ont donné à ce genre de monument un aspect si frappant (fig. 25). Sous la République,

Rome eut quatre grands aqueducs dont

lo plus ancien avait ttt tdifie en 313 av. J.-C. pendant la censure d'Appius Claudius Caecus (d'où son nom d'Aqua Appia). Au temps d'Auguste, l'eau fournie par ces aqueducs ne suffisant déjà plus, l'empereur fit conduire à Rome, par de nouveaux travaux, l'Aqua Marcia,rAqua Julia et, en l'an 22, inaugura l'Aqua Virgo. Ce magnifique aqueduc amenait par des canaux, en partie souterrains, en partie supportés par des arcs, l'eau d'une source située près de la voie CoUatine, à 8 milles de Rome. Plus tard, l'Aqua Claudia et l'Anio Novus sous Claude, l'Aqua Trajana sous Trajan et l'Aqua Alexandrina sous Alexandre Sévère vinrent ajouter leur contingent d'eau vive V celui qu'apportaient les anciens aqueducs. Ces travaux qui se multiplièrent dans tout l'Empire témoignent d'une science hydraulique déjà fort avancée. Outre l'incontestable grandeur architecturale de ces aqueducs, qui doit les faire placer parmi les plus beaux monuments de l'antiquité, la structure en était si solide qu'en plusieurs endroits encore, ils continuent à fournir les eaux à des régions qui en sont naturellement privées.

On distingue dans un aqueduc différentes parties : sa tête {caput aquae); le canal, qui le constitue proprement {specus, forma, canalis); les regards

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par où l'on aère le conduit, lorsqu'il est souterrain {lumen, spivamen) ; le château d'eau où il aboutit [castellum). Les censeurs étaient chargés de la construction des aqueducs. La surveillance en était confiée aux édiles, et, à partir d'Auguste, au curator aquarum, qui dirigeait un grand nombre d'agents inférieurs [aquarii). M. -A. R.

Aqaarins. 1» Esclaves chargés, sous la surveillance des édiles, de l'entretien des fontaines, des aqueducs et de la distribution des eaux chez les Romains. Ils formaient de nombreuses équipes [familia) commandées par le villiciis (intendant), le castellarius (fontainier du château d'eau), le circitor ou custos (inspecteur ou chef de ronde). Outre les travaux de construction et de réparation dont ils étaient chargés, ils devaient veiller à ce que les particuliers et les divers établissements publics ne prissent pas une plus grande quantité d'eau que celle qui leur était concédée par la loi.

Sous le nom à'aquarii on dé.signait encore certains employés des bains, chargés d'apporter l'eau et de la verser dans le labrum. M. -A. R.

2° Signe du Zodiaque (voir ZodiacuS;.

Aqnila. Aigle , insigne militaire propre aux légions (fig. 26). 11 y en avait une par légion, comme il y a chez nous un drapeau par régiment.

Elle était l'objet d'un culte particulier : dans les camps on lui consacrait une chapelle ; l'aigle diflerait essentiellement des signa (Voir Signum).

Aqnîlifer. L'officier qui porte l'aigle. 11 faisait partie des principales.

Ara. Autel. Monument sur lequel on

immolait ou brûlait les offrandes, victimes ou parfums, faites à la divinité.

Ce mot désigne aussi bien les autels formés d'un simple tas de terre, de cendres ou de pierres, que les autels en pierre; et parmi ces derniers aussi bien les plus grands, sur lesquels on immolait des victimes (arae, altaria), que les plus petits [ari/lae, fociili) où l'on brûlait des parfums. Primitivement les autels étaient des amas de terre, des monticules, des tertres. Plus tard, on établit des autels de pierre. Ceux-ci étaient carrés ou circulaires ; au sommet était une cavité formée par un rebord pour y brûler les victimes ou les parfums (fig. 27). Le plus souvent, un petit canal, creusé dans la pierre, permettait aux liquides de s'écouler.

Reaucoup d'autels étaient ornés de basreliefs et de moulures. On élevait des autels dans les temples, souvent un à ^^' -'• l'entrée et plusieurs à l'intérieur du temple . Il y en avait aussi dans les maisons pour le culte domestique, dans les rues pour celui des divinités protectrices du quartier, sur les routes, dans les bois sacrés, devant les statues et les images des dieux. P. J.

Aratrniu. Charrue. La charrue romaine, d'abord très simple et faite d'une seule pièce, se perfectionna bientôt et prit une forme compliquée. Elle se composait généralement (fig. 28) d'une pièce centrale ou tête de la charrue, dentale (D), à laquelle était adapté en avant le soc, vomer (V), de forme triangulaire ;

Fig. 28.

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