‹ Lexique des antiquités romainesChapitre 166 sur 233 · II. l'rinceiisjiiiH'ntii/.is. Sous l'iMupire · texte numérisé non relu

II. l'rinceiisjiiiH'ntii/.is. Sous l'iMupire

le premier des sévirs commandant un escadron {turma) des chevaliers. Ce titre a été régulièrement porté par les fils des empereurs.

m. Princeps (dans la légion). A partir de Camille , légionnaire de la deuxième ligne de grosse infanterie (Voir Hastati et Triarii). Les principes sont armés du piliim (Voir ce mot).

Ils forment dix manipules de cent vingt hommes chacun. A partir de Marins, ils ne difl'èrent plus en rien, au point de vue de l'armement, des autres légionnaires. Mais leui's centurions, supérieurs en grade à ceux des haslali, sont inférieurs à ceux des triarii.Toiûcs ces désignations ( hastati, principes^ triarii) persistent plus tard, mais seulement pour distinguer le grade des centurions.

IV. Vrinceps praetorii ou legionis. Le second centurion de la légion à l'époque impériale. Il est surtout chargé de l'administration du corps. P. J.

Priucipalis. Tous les sous-officiers et spécialistes compris, pour la hiérarchie militaire, entre les simples soldats et les centurions.

Priucipia. Partie du camp romain.

C'était l'emplacement occupé par la tente du général et par celles des officiers supérieurs, par le tribunal où le général rendait la justice et d'où il haranguait les soldats, par l'autel, par les signa rassemblés des légions et par la place d'armes où se réunissaient les soldats convoqués par leur chef. Voir Castra. G. M.

Priiicipiniii. On désigne ainsi la prcuiière curie ou la première tribu appelée à émettre S(m vote dans les coiuieos (Voir Comitia).

Privilt>i;iniii. Projet de loi présenté pour ou eoutri' un eiloyeu eu particulier. La loi des Duuze Tables interdisait la présentation de semblables projets.

PROB

PROD

Probatîo. Voir Victimai

ProeonsnK [Mot français. L'expression latine est pro consule (de même pro praetore, pro qiiaestore, pro maqistratu).] Proraagistrnt ayant Vi77iperh/m consulaire (Voir Magistratus). On lui confie généralement ou des armées à commander ou des gouvernements de provinces, et parmi celles-ci, de préférence les plus turbulentes ou les plus menacées. Le premier proconsul futPublilius Philo (327); un plébiscite lui prorogea Yimperium à l'issue de son année de consulat. Le sénat, dans la suite, usa de cette institvitionpour conserver dans un commandement des généraux éprouvés. Au dernier siècle delà République, Sylla décide que les consuls et les préteurs resteront à Rome; dès lors, ce sont toujours des proconsuls et des propréteurs qui sont envoyés en province.

Pompée décide, en 52, que les consuls ne pourront être nommés proconsuls qu'après un intervalle de cinq ans ; les proconsuls deviennent dès lors de simples fonctionnaires, et ce n'est plus le suffrage populaire qui les nomme.

Les exactions de certains proconsuls de cette époque furent célèbres.

Sous l'Empire, on appelle proconsuls les gouverneurs des dix provinces sénatoriales : ceux des provinces d'Asie et d'Afrique étaient des consulaires et avaient douze faisceaux ; ceux des autres provinces étaient d'anciens préteurs et n'avaient que six faisceaux.

L'empereur possédait le pouvoir proconsulaire en permanence, ce qui lui donnait la haute surveillance sur les provinces du sénat.

Procnratio. Voir Prodigium.

Procarator. 1» Mandataire général, c'est-à-dire chargé par le mandant de tous les actes ayant trait à l'administration du patrimoine ;

2° Mandataire spécial chargé d'une affaire déterminée (Voir Mandatum) ;

3° Comme mandataires de l'État ou de l'empereur il y avait à la tête de certains services des proa/ratores. Ce sont généralement des chevaliers, ayant fait leur service militaire comme préfets de cohorte, tribuns légionnaires et préfets de cavalerie (Voir Eques, 111).

Ils étaient répartis, suivant le traitement, en trois grandes classes : centenarii (touchant 100,000 sesterces par an) ; ducenarii (200,000 sesterces) ; Irecenarii (300,000 sesterces). Les uns étaient des agents financiers de l'administration du fisc, exemple : le procu^ rator a rationibus, sorte de iiiinistre des finances, les procurateurs des différentes provinces de l'Empire ; d'autres veillaient aux intérêts de la cassette impériale {palrimonimn^ res privala), exemple : les procuratores palrimonii, procuratores rei privatae, nerarii milifaris, vigesimae hereditathnn. Il serait trop long de les énumérer tous ; mais il faut encore mentionner spécialement les procurateurs gouverneurs de province :

dans certaines contrées qui ne peuvent être gouvernées par les légats de l'empereur, le procurator AicgiisH provinciae joue le rôle de gouverneur. Il les administre comme des domaines de l'empereur fivec pouvoir civil et militaire. Ils prennent alors le titre de procurator pro legato, cum jure gladii, procurator et praeses. P. J.

Prodiginiu. Événement extraordinaire que les pontifes considèrent comme un signe du mécontentement divin. Pour calmer ce mécontentement, on donne aux dieux quelque satisfaction; c'est ce qu'on appelle prociirare prodigium. Ces satisfactions étaient indiquées par le rituel de Numa ; les pontifes les accomplissaient. Lorsque le prodige était obscur les pontifes priaient le sénat d'en confier l'interprétation aux haruspices ou aux quindecemviri sacris faciimdis.

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