PROV
PUGI
dans ces provinros, il n'y a pas do légions ;
B) Les provinces impériales, qui requéraient, pour leur défense ou leur sécurité, la présence de forces militaires. Elles se divisent en trois catégories :
a) Les provinces consulaires, gouvernées par des leqati Augusii pro praetore, que l'empereur choisit parmi les anciens consuls ou parmi ceux qu'il a élevés au rang consulaire; on les appelle aussi legali consulares ou consulari polestate;
h) Les provinces prétoriennes ; gouvernées par des lef/ati Auf/iisli pro p)Y/e/o?'e, appelés aussi ler/ati praetor'd ;
c) Les provinces procuratorienncs, gouvernées par des procurateurs (Voir Procurator). P. J.
Après Ale.vdiulre Sévère. Voir Praeses.
Provocatio. Appel aux comices centuriates, en matière criminelle. La loi Valeria de provocalîone (309) défendit aux magistrats siégeant à Rome ou dans le rayon d'un mille autour de Rome d'infliger une peine corporelle à tout citoyen qui en appellerait au peuple. Dès lors les consuls se contentèrent de faire instruire par leurs questeurs les procès criminels importants, et ils les firent juger immédiatement par les comices. 11 en fut de même, après la loi Alernia Tarpeia de 454, pour les condamnations à des amendes dépassant un certain taux. Les Jugements rendus par le dictateur (Voir Dictator) et les jugements rendus par les qiiaesliones (Voir Quaestio) ue sont pas susceptibles de provocatio.
Provocalor. Espèce de gladiateurs, mal connue, et qui, d'ordinaire, combattait les gladiateurs samniles. G. M.
Piil>ei*ta«i. Aptitude au mariage. Les femmes sont pubères ("i partir do douze ans; les honunes sont pubères à partir
de dix-sept ans. Depuis Servius Tullius, et au jour de leur puberté, ils échangent la togn praele.rta contre la lo(ja jnira (Voir Toga) ; sous l'Empire, d'après les jurisconsultes Proculiens, la puberté des hommes commencée quatorze ans.
Piiblicanus.Tout adjudicataire d'un service public. Les publicains payaient à l'État une certaine somme, en échange de laquelle ils étaient autorisés à se substituer à lui, soit pour percevoir les impôts et les taxes {portorium, scriptitra, etc.), soit pour exécuter certains travaux concédés à forfait. Sur les baux qu'on passait avec eux, et qui étaient valables pour cinq ans, voir Censor. P. J.
Publîcalîo boiiornin. Confiscation des biens. Elle suivait nécessairement la peine de mort et l'interdiction de l'eau et du feu.
Pngîl. Athlète dont la spécialité était la boxe. Les boxeurs romains combattaient comme les nôtres, à cette différence importante près, qu'ils se couvraient le poing de l'avant-bras, de courroies de cuir garnies de petites boules de métal (aestus), ce qui devait rendre les coups bien plus terribles.
Pngillares. Petites tablettes de bois de sapin, recouvertes d'une couche de cire, sur lesquelles on écrivait avec la
pointe d'un styli't. Ou s'en servait ]i(mr lu'ondre dos notes, fairo dos bi'ouillous, travaillor à l'écolo, etc. (lig. :!."i5).
PUGl
PURP
Fi-. 206.
Pngio. Poignard court, à lame triangulaire et pointue, et à deux tranchants (fig. 236). Il était porté dans la ceinture, sur le côté gauctie et sans fourreau. C'était l'insigne des officiers supérieurs, des généraux et de l'empereur.
Pallari}. Auxiliaires des augures, chargés de l'entretien des poulets sacrés; ils avaient aussi pour mission d'assister les augures quand il s'agissait de tirer des présages de la façon dont ces poulets se comportaient.
Palinentam* Tout aliment cuit qu'on mange avec le pain.
Palpitant. Petit mur bas qui constituait, dans un théâtre, le devant de la scène. Voir Theatrum.
Pulvinar* 1" Coussin de grandes dimensions;
2" Lits sur lesquels on couchait les dieux, soit pour les faire figurer à un festin {lectisternium), soit pour les promener dans le cirque;
30 Loge dans le cirque [pulvinar cul circum), construite par Auguste à l'usage de la famille impériale.
Pnivinns. Coussin de petites dimensions ; oreiller.
Pniuilio, painilo et pnniilas. Nain qui servait de boutfon dans les maisons riches et amusait le désœuvrement des romains blasés, à l'époque impériale.
On arrivait à produire des avortons artificiels en arrêtant la croissance des enfants.
Punctani. 1" Piqûre, et, par suite, marque, stigmate que laisse la piqûre; 2» Vote : à l'origine on enregistrait les votes en faisant un point, en face du nom de chaque candidat inscrit sur une tablette de cire. Le mot piinctum garda le sens de suffrage, même après
Fig. 257.
surmontée
d'un
lintroductinn du vote par bulletin; .30 Point gravé sur un dé à jouer et par suite coup de dés ;
4» Point, division du fléau d'une statère ; 5" Point, signe tachygraphique. G. M.
Papa. Poupée. Les plus soignées avaient des bras et des jambes articulées (flg. 257). On en rencontre assez fréquemment dans les tombeaux d'enfants.
Papîllas. Impubère siii juris, placé en tutelle. Voir Tutela.
Pnppis. Poupe, arrière d'un navire.
La poupe, comme la proue, se terminait par une volute, aphtstre. Avec cet ornement, et les deux gouvernails habituels, elle rappelait la queue d'un poisson ou le train postérieur d'un oiseau aquatique. La poupe était fortifiée extérieurement par une garniture de poutres. Elle se reliait à la proue, par un passage latéral (/b?-?/*) pratiqué dans le bordage au-dessus des cohimbaria des rames supérieures, et dans les navires de guerre, protégé par un abri. Voir NaviSi G. M.
Pnrpariaani. Fard fait avec l'écume de pourpre. G. M,
Parpara. 1» La pourpre, coquillage qui donnait une écume d'abord jaunâtre, puis d'une belle couleur violette.
On la mêlait à l'écume du murex pour obtenir une couleur pourpre stable.
On l'appelle aussi pelagia;
2» La couleur pourpre tirée de ce CO' quillage. Elle était d'abord réservée aux bordures de couleur plus ou moins larges (lalus, ançjustiis claviis), dont étaient ornés les vêtements des magis-