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trats, des sénateurs et des chevaliers.
L'usage s'en répandit plus tard; mais la pourpre véritable [hlatta) resta réservée aux empereurs. Un vêtement teint deux fois [bis tinc(us), coûtait fort cher. G. M.
Pntoal. Grand cylindre de pierre i(ue l'on plaçait sur un bidenlal, à l'en-
droit où la foudre était tombée (flg.2r38). Voir Bidental.
Pnlens. Citerne qui recueille les eaux de V impluvium {Noiv ce mot). Dans la maison romaine des premiers siècles de la République, le puteus était dans Vatrium ; il avait alors une grande importance, Rome n'ayant d'autre eau
potable que celle des citernes, avant la construction des aqueducs et des conduites. P.
Piiticnins. Fosse commune en forme de puits où Ton jetait pèle-mèle sans les brûler les corps des esclaves et des pauvres gens, qui n'avaient pas de quoi payer une sépulture particulière. Ces fosses étaient très profondes et leur orifice mesurait généralement quatre mètres sur cinq. P.
Pyi'a. Voir Rogus.
Pyraniis. Pyramide. Les Romains ont emprunté aux Égyptiens la pyramide pour servir de monuments funèbres. G, M.
Pyrrhîca. Ballet dramatique et mimique, exécuté par plusieurs danseurs et danseuses ; ce divertissement, qui n'a rien de commun avec la pyrrhique dorienne,est du temps de l'Empire.
Pjxîs. Boîte ronde ou carrée, en bois de buis, en terre cuite, en ivoire, en métal précieux. On s'en servait pour serrer les parures et les bijoux. P.
Qnadrat^esiina. Impôt du quaranliùmc de la valeur d'un objet. Spécialement : 1" taxe douanière. Elle était en vigueur dans la circonscription douanière des Gaules, dans celle d'Asie, et, pour les objets de luxe seulement, dans celle d'Italie ;
2» Qiiadnir/esima liliinn. Taxe établie par Caligula sur les procès. Elle disparut après lui. P. J.
Qiiadrans. Le quart de l'as ou d'un tout quelconque. Comme pièce de cuivre, c'est la plus petite connue. Elle était équivalente à 0,0135, sous la République et à 0,0n à partir de Néron.
Elle était en cuivre rouge. Les trois globules dont chaque qundrans était marqué rappelaient que sa valeur cor-
un joug, les deux autres étant des chevaux de volée (fig. 260). P.
Fig. 2o9.
respond à 3 onces (fig. 2.';9 — La pièce mesure 0,028 de diamètre).
Qnadraiital. Mesure pour les liquides. Vase de forme cubique, de la contenance d'une amphore, et dont chaque côté mesure 1 pied. Contenance 26 litres, 26. G. M.
Quadriga. Char de course ou de parade attelé de quatre chevaux de front. Les deux chevaux du milieu étaient attachés au timon et réunis par
Fig. 2(i0.
Qiiadrîjjçalus. Denier d'argent, pièce lie monnaie portant au revers Tefifigie (l'un quadrige. G. M.
Oiiadrircinis. Vaisseau à quatre rangs de rames. Voir Navis et Ordoi
Qnaesitor. On appelle ainsi celui qui instruit une cause ou qui préside un jurj' criminel : tantôt le préteur luimême, tantôt un juge d'instruction nommé par le préteur, tantôt un personnage désigné par le plébiscite ou le sénatus consulte qui établit la qnaeslio comme président de cette qnaeslio {jiidex qvaestionis). Voir QuaestiOi
Qiiae<i«tio. Les consuls et préteurs étaient, en fait, dépouillés d'une grande partie de leur souveraineté judiciaire par le droit d'appel au peuple qu'avaient les condamnés (Voir Provocatio). Les comices étaient lents à juger; et la compétence, aussi, leur faisait défaut.
Pour remédier à cet inconvénient sans attenter à la souveraineté du peuple, on institua, de bonne heure, des jurys extraordinaires, quaestiones exiraordi-
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narine ; comme le peuple drléguait sou pouvoir à ces juges pour le jugement de telle afl'airc, ils décidaient sans appel. A la longue, on institua, pour certaines catégories de crimes, des jurys permanents {quaesliones perpeti/ae), d'abord pour le crime de concussion (149), puis pour rempoisonnement, la brigue, le péculat. Sylla multiplia ces jurys. Au temps de Cicéron, il y en avait au moins huit. Ils étaient présidés par les préteurs, et, à leur défaut, par un quaesitor (Voir ce mot). La composition de la liste des jurés donna lieu à de graves difTicultés. Voir Judex.
Qiiaestor. Sous la royauté , des quaestores parricidii sont nommés pour l'instruction de certaines causes criminelles. Les lois Valeriae de 509, en laissant aux questeurs cet office de ministère public, les chargent en outre de l'administration du trésor.
1. D'abord simples délégués des consuls, nommés par eux, les questeurs deviennent des magistrats (447) ayant seulement le droit d'auspices mineurs et élus par les comices tributes. Originairement au nombre de deux, ils furent quatre dès 421, deux pour Rome {urbani ou aerariï) et deux pour les provinces. En 267, on en créa quatre nouveaux (^««e.s-^oceA- classici). Le nombre des questeurs se nmltiplia dans la suite : vingt sous Sylla, quarante sous César et de nouveau vingt sous l'Empire.