‹ Lexique des antiquités romainesChapitre 177 sur 233 · ROTA · texte numérisé non relu

ROTA

laquelle on précipitait les condamnés, et par où descendait le bourreau, au moyen d'une échelle. Cette prison existe encore à Rome. Voir la représentation au mot Carcer. G. M.

Rogafor. l^ Auteur d'une proposition de loi;

2» Personnage qui, le jour des élections, se plaçait à l'extrémité du petit pont sur lequel défilaient tous les votants et leur demandait [rogabai) à qui ils donnaient leurs voix. Le rogafor avait alors à inscrire le suffrage sur une tablette de cire au nom du candidat. Plus tard, quand le vote fut devenu secret, le rôle du rogafoi' consista à remettre, à chacun des électeurs qui passait devant lui, des bulletins {tabellae) portant le nom des concurrents : l'électeur en choisissait un et le jetait dans la boîte [cista], placée à l'extrémité du pont. M.-A. R.

Rogns. Rucher funèbre, sur lequel on place le lit où gît le mort, avec les objets qu'il a employés ou aimés sa vie durant : vêtements, vaisselles, armes, attirail de chasse, chevaux, chiens, oiseaux, aromates, tapis, gâteaux, etc. Les proches ou les amis mettent le feu en détournant la tête; on éteint les braises avec de l'eau ou du vin. On appelait aussi le bûcher iiyra. P.

Rorarii. Soldats armés à la légère qui, sous la République, engageaient l'action à coups de javelots et de pierres, et se retiraient ensuite derrière l'armée de ligne.

Rostrniu. Bec et tous les objets en forme de bec.

1° Éperon d'un navire de guerre. A l'origine, c'était une saillie, de bois ou de métal, souvent façonnée en forme de hure ou de tête d'animal, et placée au-dessus de la ligne dé flottaison. Plus tard, ce fut un assemblage de poutres solides, chevillées dans les bois qui constituent la proue, placé au-dessous

de la ligne de flottaison, et armé d'un trident de bronze massif, à dents inégales. De chaque côté du roslrum ressortaient deux fortes poutres solidement assujetties, qui renforçaient le bas du rostrum, protégeaient le navire contre l'éperon des autres et supportaient le plus souvent les ancres relevées. Le rostrinn servait à choquer et couler les navires ennemis (fig. 267) ;

2° La tribune romaine, ayant été ornée d'éperons conquis sur les navires ennemis dans la guerre latine, fut appelée rostra du nom des éperons (fig. 268.

Restitution);

3" Extrémité recourbée en bec de certains instruments : bec d'une serpe, du soc, d'une lampe à huile, etc. ;

4° Tête du marteau qui frappe comme le rostrinn d'un navire. G. M.

Rota. 1° Roue, de même forme que nos roues actuelles avec un moyeu, des rayons, des jantes et une bande;

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