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souvent les roues romaines étaient pleines et découpées dans une planche. On s'en servait non seulement pour les voitures, mais encore pour infliger le supplice ;
2° — aquaria. Sorte de roue à augets, qu'on employait pour puiser de l'eau et l'élever au-dessus de son niveau.
3" — figularis. Roue de potier, pour façonner les vases : on plaçait sur une petite roue hoi'izontale une masse d'argile, que l'ouvrier pétrissait, pendant que le mouvement de rotation de la roue lui permettait de donner plus facilement au vase la forme circulaire.
Radciis. Cordage, particulièrement les cordages des mâts et des voiles des navires. G. M.
Ruflis. l» Raton ou pilon de bois qui servait à agiter, sur le feu, les ingrédients liquides; spatule;
2° Raton muni à l'extrémité d'un bouton et avec lequel les gladiateurs et les soldats s'exerçaient à l'escrime, comme on fait maintenant avec un fleuret moucheté. On disait prima rudis, secunda riidis, pour désigner les gladiateurs les plus habiles, comme on dit maintenant chez les matadors espagnols, première épée, seconde épée. Quand un gladiateur était arrivé à la fin de sa
carrière on lui faisait don d'un ?-«di.v. De là les expi'essions rudem dure — licencier, rude donatus = en retraite.
Rndns. Une des couches qui constituaient le soubassement d'une route.
Épaisse d'environ 10 pouces, elle supportait le pavé [crusla) et était formée de cailloux concassés et de gravier unis par du ciment ou de la chaux. G. M.
Itu^n. Pli d'une étoile froissée, par opposition à sinus qui désigne les plis profonds des vêtements. G. M.
Riipes Tarpcia. Roche Tarpéienne du Capitole, d'où l'on précipitait les criminels (fig. 269. Certains archéologues croient que le rocher représenté sur cette figure est la roche Tai-péienne).
Rnssata. Faction des Rouges. Voir Factio. P.
Rutrniu. Insti'ument composé d'un manche en bois et d'une large lame de fer, tranchante à son extrémité ; elle servait en même temps de bêche, de pioche et de pelle (fig. 270).
Saccas. Sac ou sacoche. On pouvait s'en servir comme d'une besace ou d'une bourse. Fait en cuir ou autre matière du même genre, c'était le filet dans lequel les femmes enfermaient leurs cheveux. Fait en laine ou en linge, on l'employait à décanter les liquides, comme un filtre. En osier, en Jonc tressé, etc., c'est un crible oîi se clarifie le vin au sortir de la fermentation. G. M.
Sacellniii. On désignait sous ce nom, soit de simples autels {arae), soit des lieux découverts ou petits monuments où se trouvait un autel.
Saccp. Voir Consecratio capitis et bonorum.
Saccrdos. Prêtre. A lorigine de Rome, les prêtres publics {sacerdotes publici) les plus importants étaient le rex, les flamines Dialis, Marlialis et Qiiirinalis et le pontifex Maximus. Venaient ensuite les Salii, les Arvales, les Lupe7'ci,]es Fetiales, et, parmi les prêtresses, les Veslales. Sous la République, trois catégories de sacerdoces prireut une importance particulière, et ces sacerdoces, susceptibles de donner à ceux qui les possédaient une influence politique, devinrent accessibles aux plébéiens : ce furent les potitifices, les XV vh'i sacris faciundis et les augures. A ces colleç/ia summa ou amplissiina s'ajoutèrent deux autres collèges : les Vil viri epulones en 196, les sodales Augustales sous Tibère (Voir tous ces mots). La nomination des prêtres, dans ces collèges, se faisait par cooptatio (Voir ce mot). Les prêtres publics
avaient une place d'honneur dans les jeux, étaient exempts du service militaire, des charges publiques et des im- .pôts et recevaient des dotations en fonds de terre.
En principe, à Rome, les prêtres ne faisaient qu'exécuter les ordres du sénat, souvent suggérés et toujours transmis par les magistrats : ils ne prenaient pas l'initiative de l'acte religieux; ils jouaient le rôle d'experts, donnaient leur avis sur la possibilité de l'acte et l'accomplissaient sur un ordre officiel. Les prêtres portaient généralement une couronne dans les sacrifices. Elle était tantôt en olivier, tantôt en or, tantôt en épis de blé {corona spicea). Quelquefois ils avaient simplement Vinfula et les vittae. Voir ces mots. G. M.
Sacra» Sacrifices. 11 y en a de diverses sortes.
Sacra gentilicia. Sacrifices célébrés par les membres de la gens. Ou bien ils constituent le culte privé de la gens et sont célébrés pour elle ; ou biea ils se rattachent à un culte public dont l'État a confié le soin aux membres d'une gens particulière, et sont alors offerts pour le peuple : ainsi les gentes Potitia et Pinaria étaient chargées du culte d'Hercule.
Sacra publica. Sacrifices offerts au nom de l'État par les prêtres officiels ou les magistrats.
Sacra popnlaria. Sacrifices célébrés jjar le peuple tout entier, mais divisé en un certain nombre de fractions.
Sacra privata. Sacrifices offerts :
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1° par un individu pour lui-même; 2° par le père pour la famille; 3» par les genliles pour la f/ens. Le devoir d'offrir les sacra privata pour la famille passait aux héritiers du père en même temps que les biens du père : on disait en proverbe hereditas sine saci'is dans le sens de bonheur sans mélange, car Tobligation des sacra était une lourde charge pour l'héritier. On ne pouvait en être délivré que moyennant ime renonciation solennelle au culte de la famille, renonciation que devaient ratifier les curies sur la proposition du grand pontife (alienatio, detestatio sacrorum).
Sacra niciitnm. 1» On appelle ainsi l'une des trois procédures qui servent à introduire les procès sous le régime des actions de laloi (Voir Actioneslegis). Deux citoyens prétendent à la pi'opriété d'un esclave ; ils se présentent devant le magistrat [in jure; voir Jus), avec une baguette [vindicta, festuca, hasta),symbole de la propriété Quiritaire (Voir Dominium, Quiris). Chacun met la main sur l'esclave: cette double appréhension figure un combat et s'appelle manimm consertio. — Si l'objet en litige est un immeuble, à l'origine les deux parties se transportaient sur les lieux pour rendre la manitum consertio possible ; et, pour la forme, un des plaideurs était expulsé de rimraeuble {de fundo deductio) ; plus tard, le demandeur invitait son adversaire à s'y rendre [e.r jure manum consertum vocare] ; les deux parties faisaient un pas, puis revenaient sur l'ordre du préteur, qui disait : Redite viam, et la consertio s'engageait sur une motte de terre ou sur une tuile représentant l'immeuble. — Le préteur termine le combat fictif au sujet de l'esclave en disant : Mitiite ambo hominem. Le demandeur interroge alors le défendeur sur la cause de sa revendication : postula nnve dicas qiia ex causa vindica-
veris ; celui-ci répond qu'il a satisfait aux formalités légales : jus pereçji sicut vindictam imposui. Alors les deux parties engagent un pari sur le mérite de leurs prétentions contraires; chacune remet une somme dont le chiffre était fixée par les Douze Tables. Dans la suite, on se contenta de promettre la somme. Cette somme était, à l'origine, destinée aux pontifes, plus tard à la partie gagnante. Le pari, la somme, comme la procédure elle-même, s'appelaient sacramentiim.
Deux actes terminent cette première comparution des parties in jure :
a) le magistrat détermine celui des plaideurs qui aura provisoirement la possession de la chose litigieuse {vindiciae); et celui-ci donne des cautions (praedes litis et vindiciarum) qui garantissent qu'il rendra la chose s'il succombe dans le procès; 6) les deux parties s'engagent à reparaître trente jours après devant le magistrat.
Ti'ente jours après a lieu la seconde comparution in jure : le magistrat donne un juge aux parties [addictio judicis) ; et les parties se promettent réciproquement (cojnperenrfinflh'o) de comparaître devant ce juge le troisième jour qui vient [dies comperendinus). — Au bout de trois jours s'ouvre la seconde phase du procès injudicio (Voir Judicium). Le juge n'examine pas directement la question litigieuse pendante entre les parties ; il recherche seulement quelle partie a eu raison et quelle partie a eu tort de l'isquer l'enjeu : ulrius sacramentum jusfum an injuslum sil. Celui qui a raison au fond est jugé avoir fait un sacramentum justum ; il reprend l'enjeu qu'il avait déposé, garde la propriété de l'objet, s'il l'avait reçue provi.soirement, et la reçoit de son adversaire dans le cas contraire. La procédure du sacramentum avait deux grands inconvénients : elle était
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longue, à cause de la double comparution m jure; 2° elle ne permettait pas au juge de donner raison moitié à une partie, moitié à l'autre; car alors les deux sacramenla étaient reconnus injusta, et les deux parties perdaient leur procès ; pour que cette procédure fût toujours équitable, il eût fallu supposer que le bon droit était toujours d'un seul côté.
L'établissement de la procédure formulaire par la loi Aebutia (Voir Actiones legis et Formula) réduisit l'usage du sacramenlinn : sous l'Empire, on ne l'emploie plus guère qu'au tribunal des centumvirs (Voir Centumviri) ;
2° Serment prêté par les soldats au moment de l'enrôlement. Il était ainsi appelé parce que celui qui y manquait devenait sace7% c'est-à-dire, maudit. Il donnait le droit de porter des armes et de combattre l'ennemi ;
3" On donnait aussi ce nom aux amendes judiciaires.
Sacrarimu. Tout endroit où sont enfermés des objets sacrés et particulièrement la sacristie du temple. Puis, par extension, le sanctuaire lui-même.
Saerificiam. Cérémonie religieuse dans laquelle on offrait aux dieux, soit les produits de l'agriculture et de l'industrie domestique, soit des animaux (Voir Hostia). Le sacrifice était accompagné de prières (Voir Preces). Les sacrifices étaient, soit consultatoires et toujours suivis, dans ce cas, de l'inspection des exta (Voir ce mot), soit e.xpiatoires (Voir Piaculum). L'acte capital de tout sacrifice était Vimmolatio (Voir ce mot). Le sacrifice pouvait être offert suivant le rilus romaniis ou le rilus f/raecîis (Voir Ritusj. — Un particulier, pour être admis à faire un sacrifice dans un temple, devait réunir certaines conditions fixées par la lex templi et paj-er une contribution [merces).
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Sacrosanctns. Toute personne ou chose déclarée inviolable par une disposition de loi est dite sacrosancla lorsque la violation de cette loi peut être punie de la peine de mort {capitis consecratio).
Sacrani septiuiontiale ou septîniontinin. Fête populaire que célébraient, dès l'origine, le 11 décembre, les habitants des sept régions urbaines (Palatium, Cermalus, Velia, Fagutal, Oppius, Cispius, Subura), qui se donnaient le nom de montani, par opposition aux habitants des parties basses de la ville (par/ani). Le septimontiura était encore, sous l'Empire, une importante fête populaire.
Saecnlares Indi. Voir Ludus.
Saeptani. 1» Toute sorte de clôture :
barrière, mur, barrage de rivière, filet de chasseur ;
2» Tout endroit clos, enclos, bergerie, parc, chasse gardée, vivier, etc. ;
3° Enclos où chaque tribu se réunissait pour voter, dans les comices. Les saepta étaient séparés par des barrières de cordes. Jules César fit construire au champ de Mars de splendides constructions pour remplacer ces saepta rudimentaires. On les appela les saepta Julia; l'Empire étant venu, elles servirent fort peu pour les comices et furent surtout employées pour les allocutions des empereurs au peuple, pour les spectacles, les combats de gladiateurs. Voir Ovile.
Saga. Sorcière, diseuse de bonne aventure. Les auteurs nous les représentent comme de vieilles femmes, ivrognes et débauchées.
Sagina. Régime spécial auquel les gladiateurs étaient soumis par les lanistae (Voir ce mot) et qui était calculé de manière à développer le plus possible leur force musculaire. P-
Sagitta. Arme de trait : flèche. Les archers [saçjittarii) formaient dans
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