TOGA
Titulus. Écritcau sur lequel on écrivait certaines indications ; on attacliait des écriteaux de ce genre au cou des esclaves mis en vente; on en portait dans les triomphes pour indiquer le butin, les pays conquis, etc. ; on en plaçait contre une maison à louer, etc. ; par suite, inscription quelconque placée sur un objet, titre d'un ouvrage, etc.
Toga. Toge. Vêtement national des Romains. C'était un vêtement de dessus [amictus). La forme de la toge et la manière dont on s'en drapait ont été l'objet de nombreuses discussions. Il semble que la toge déployée, ait eu la forme semi-circulaire, ou, plus exactement, la forme d'un ovale dont les dimensions étaient dans la proportion de deux à trois : la longueur égalait à peu près trois fois la taille moyenne d'un homme adulte, la largeur deux fois cette même taille. La toge était pliée sur elle-même, dans le sens de la longueur, maiâ comme un châle, de manière que les bords n'en fussent pas exactement superposés. Comme un châle aussi, on la disposait sur les épaules, de manière que la partie de la toge qui couvrait la partie antérieure gauche du corps se terminât à la hauteur de la cheville. Le reste était alors passé sous le bras droit, ramené par devant la poitrine comme un baudrier, puis rejeté sur le dos. Le sinus ainsi formé par devant la poitrine était plus ou moins lâche, suivant que la partie (lu vêtement rejetée dans le dos tombait moins bas ou plus bas. Ensuite on relevait jusqu'au dessus du sinus, et l'on plissait harmonieusement la partie de la toge qui, placée la première sur l'épaule gauche, tombait devant le corps jusqu'au pied. Comme la toge n'avait pas été exactement pliéo suivant son plus long diamètre, les deux bords n'étaient pas superposés : le pan qui était placé iimuédiatement
sur le dos descendait jusqu'au genou; le pan supérieur descendait jusqu'au bas du mollet.
Cette toge devait être harmonieusement drapée (fig. 332), et, par conséquent, limitait les mouvements . Les convenances ne permettaient pas d'en déranger les plis et il y avait tout un art de les disposer artiste ment. Les esclaves étaient chargés de préparer les plis dès la veille du jour
où le maître devait porter la toge ; ils les formaient au moyen de petites planchettes. Aux deux bouts de la toge se trouvaient cousus de petits morceaux de plomb destinés à maintenir les deux pans dans une position verticale.
Il y avait deux autres manières de porter la toge :
1" Le cinctus gabinns (Voir Gabinus);
2" La manière archaïque. La toge ancienne était beaucoup moins ample et bien moins collante. Placée d'abord sur l'épaule gauche, elle passait sous l'aisselle droite, laissant complètonicnt à découvert toute l'épaule droite, et était rejetéc sur l'épaule gauche sans former de sinus.
La toge a toujours été faite en laine, et d'une laine en général fort épaissi; [lofia densa, pingiiis ou hirla). La (oga pe.va était une toge qui n'avait pas été portée ; elle était dite /ula ou rasa, quand elle était râpée par l'usage. La loi exigeait que la toge fût blanche.
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