TOGA
TORC
lui donnaient encore une couleur plus éclatante en la blanchissant avec de la craie [toga candida, candidati). On ne portait de toge de couleur qu'en signe de deuil ou de chagrin [tor/a pulla, sordida). Les particuliers pouvaient garnir leur toge blanche de bandes de pourpre fausse ; mais il y avait des bandes de vraie pourpre aux toges praelexlae. Sous l'Empire, Thabitude se répandit de porter des toges de couleur ou même de pourpre, malgré les lois somptuaires très nombreuses. Plus tard, la toge teintée de pourpre fut réservée à l'empereur sous les peines les plus sévères.
La toge était un habit essentiellement romain, il était contraire aux bienséances de se montrer en public sans en être revêtu, au moins sous la République; et c'était outrager la majesté du peuple romain que de revêtir des vêtements étrangers. Mais sous l'Empire, on remplaça bien souvent la toge, trop gênante, par des vêtements plus commodes [paenula, lacerna, etc.); le port en était pourtant obligatoire à la cour, dans les assemblées judiciaires, au cirque et au théâtre. L'homme libre seul avait le droit de porter la toge : elle était interdite aux étrangers, aux bannis et à tous ceux qui n'avaient pas le plénum jus civitatis.
Les jeunes garçons à seize ans, puis à quinze ans révolus, quittaient la toge à bande de pourpre {praelexla) pour la toge toute blanche [toga virilis, pura, litera). La praetexta était aussi le costume officiel de certains magistrats (Voir Praetexta). Enfin, il y avait des toges plus ornées : une toge était dite picta, quand elle était ornée de broderies, pahnata. Quand le dessin de ces broderies rappelait une palme — c'est la toge réservée aux triomphateurs.
Togata* Comédie qui mettait en
scène les Romains de la noblesse ou de la bourgeoisie. Afranius y excella (vers liO avant J.-C). Toutes les comédies de cette espèce sont perdues. P.
Tolleno. Levier à bascule. Machine à puiser de l'eau fort usitée en Egypte. Un seau est attaché par une corde à l'extrémité d'une longue tige de bois, qui porte un contre-poids à l'autre extrémité. Cette tige se meut sur une traverse, ou à travers une ouverture pratiquée dans un petit mur spécialement construit. En remplaçant le seau par une caisse ou un grand panier, on a une machine militaire (sorte de grue) qui sert à élever les soldats au niveau des remparts, soit pour dominer les défenseurs, soit pour monter à l'assaut.
Toiuentaïu. Bourre , flocons de laine, plume, duvet, paille, filasse, etc., en un mot, toute matière qui sert à rembourrer des objets de literie. G. M.
Tonsa. Aviron : le mot est synonyme de remus. G. M.
Tonsor. Barbier.
Tonstrina. Boutique de barbier.
Lieu de réunion de tous les oisifs à Rome et dans les villes d'Italie, comme le cabaret dans les villages de notre temps. On y venait apprendre les nouvelles et bavarder. G. M.
Topiarias. Esclave dont la fonction était de tailler les arbres, en leur donnant toutes sortes de formes, de décorer les tonnelles, d'entretenir les bosquets, en un mot, de veiller à l'entretien du parc ou du jardin. F. V.
Torale, toral. Couverture housse qui recouvrait, pour le protéger ou pour le décorer, un lit de table.
Torcnlar. Pressoir usité pour fabriquer le vin ou Ihuile. 11 se composait essentiellement (fig. 333) d'une longue poutre mobile {prelum, Pi qui se mouvait entre quatre poteaux verticaux.