‹ Lexique des antiquités romainesChapitre 206 sur 233 · TRAG · texte numérisé non relu

TRAG

TIVIB

propriété. Les Ibruialilés de la mancipaiio et de la cessio in Jure sont absentes de la traditio : elle consiste, simplement, dans la rendse de la chose. De là la commodité de ce procédé. Si la chose est une res nec mancipi (Voir Mancipium), la traditio en confère le dominium ou propriété absolue (Voir ce mot). Si la chose est une res mancipi, la traditio en fait acquérir seulement la possessio, avec un droit garanti par le préteur. Voir Possessio, Interdictumi

Tragocdla. 1° Toute espèce de tragédie;

2° Plus spécialement, et par opposition à la praetexta (Voir ce mot), tragédie à sujets grecs. Des tragoediae comme des praetextae, il ne nous reste plus que des fragments. Les tragédies imitées du grec par Sénèque sont des compositions uniquement écrites pour les lectures publiques et qui n'ont jamais été représentées. P.

Tragnla. Sorte de grand javelot lancé au moyen de machines par les tragularii ;

2° Hameçon ;

3° Herse (synonyme de traha) ;

4° Filet pour pocher à la traîne.

Transitîo ad plebeni. Acte par lequel un membre d'une gens patricienne se faisait adopter par un plébéien afin de pouvoir obtenir certaines magistratures réservées aux plébéiens, comme le tribunat de la plèbe : au temps de Cicéron, Fagitateur Clodius se fit ainsi adopter par le plébéien P. Fonteius.

Trama. Voir Tela.

Transira. Bancs de rameurs placés transversalement dans les navires, il y avait un banc correspondant à chaque aviron, et sur lequel s'asseyaient, suivant les cas, un ou i)lusieurs rameurs.

Et, dans un sens général, toute planche et toute poutre servant de siège ou de support. Voir Navis et Remex. G. M.

Transvcctio eqnitnui. Revue des chevaliers, que passait l'empereur le 15 juillet de chaque année. C'est à ce moment qu'il revisait la liste des chevaliers.

Trapctnm. Moulin à olives. Machine servant à séparer le noyau de la pulpe avant que celle-ci fût versée dans le pressoir [torcular), pour y être dépouillée de l'huile qu'elle contenait.

Trecenarii. Classe de censitaires placés immédiatement au-dessous de de Tordre équestre. Elle comprend les citoyens qui possédaient 300,000 sesterces ou au dessus jusqu'à 400,000 sesterces.

Tressîs. Triple de l'as. C'était une pièce de cuivre, marquée du chiffre caractérisque III et ayant au droit une déesse à tète d'oiseau.

Triarias. Triaire. Les triaires formaient, avec les hastali et les principes, une des trois divisions de la légion romaine. C'étaient les fantassins pesamment armés, d'un casque à cimier [galea), d'une cuirasse {lorica), d'un grand bouclier {scutmn), de l'épée espagnole {gladius) et du lourd pilum. Ils étaient placés en troisième ligne, jusqu'au moment où l'unité tactique de l'armée romaine devint la cohorte. G. M.

Tribnluiii. Instrument pour battre le blé. C'était une simple planche, garnie en dessous de saillies en pierre et en fer. Des bœufs la traînaient sur l'aire où étaient disposés les épis pendant que le conducteur était debout sur l'instrument, pour le rendre plus lourd.

Tribniins. Tribun.

I. Tvihuni. Ceux qui sont à la tête de la tribu : premier nom des curatores trihuum.

H. Tribuni Plebis.

1° Sous la République. Fonctionnaires plébéiens créés en 493 par la loi sacrée {lex sacrata). D'abord au nombre de cinq, puis de dix, ils sont élus par

TRIB

TRIB

les curies ; à partir de 471, par les conciles de la plèbe (Voir Comitia tributa). Ce ne sont pas des magistrats, car ils n'ont pas les auspices, et par suite ils doivent procéder à temps à Télection de leurs successeurs, qui ne peuvent être désignés par un interroi (Voir Interrex). Ils sont les chefs de la plèbe qu'ils ont le droit de protéger {jus aiixilii, auxiliinn tribuniciiim). Us sont inviolables {sacro sancli, sacro sancta potestas). Ils n'ont aucun insigne, mais seulement des viateurs (Voir Viator). Leur pouvoir ne s'étend qu'à Rome. Leur droit de protection sur la plèbe s'exerce, soit par l'intercession, soit (au moins depuis la fin du II" siècle avant J.-C.) par l'obnuntiation (Voir Obnuntiatio). Inviolables, rien ne les empêche d'exercer le droit de coercition contre tous. Enfin, ils peuvent parler à la plèbe (jus cum plèbe agendi), dont ils président les conciles. On les laisse convoquer le sénat et provoquer des sénatus consultes. Ils peuvent accuser les magistrats devant les conciles de la plèbe, et plus tard poursuivre en seconde instance les condamnés devant les comices tributes, où ils finirent par remplacer les questeurs comme accusateurs publics. Sylla diminua beaucoup leur pouvoir, mais il fut restauré après lui. 2° Sous VEmpire. C'est l'empereur qui est revêtu de la puissance tribunice [Irihunicia potestate) : elle le rend inviolable, et elle est, avec la puissance proconsulaire, la meilleure base du pouvoir impérial. L'empereur a autant de puissances tribuniccs que son règne compte d'années. C'est après son avènement qu'il en est investi par une loi. Les dix tribuns ne gardent plus que le droit de présider le sénat et de s'opposer par intercession aux sénatus-consultes, quand le prince n'opposait pas son intercession à la leur. Ils fournissaient avec les édiles des

préposés aux quatorze régions de Rome.

m. Tribunus celerum. Officier qui commande les ceZeres(Voir ce mot); on ne connaît pas exactement le nombre des tribuns des celeres.

IV. Tribunus cohortis. Officier commandant une cohorte (Voir ce mot) :

a) Une cohorte léfjionnaire. C'est seulement au milieu du in'^ siècle de notre ère que la cohorte a son tribun particulier. Jusque là elle était commandée par le premier de ses six centurions;

6) Une cofiorte auxiliaire de première catégorie et notamment ime cohorte italique, c'est-à-dire une cohorte auxiliaire de volontaires citoyens romains ;

c) Une cohorte prétorienne ;

cl) Une des sept cohortes de vigiles (Voir ce mot) {tribunus vigilum). Il est subordonné au praefeclus vigilum.

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