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pouvaient maintenant prétendre, on nomma cinquante et une fois six tribuns militaires avec la puissance consulaire, au lieu de consuls. Les tribuns ne pouvaient prétendre au triomphe et ne prenaient pas rang parmi les consulaires. Cette magistrature fut abolie en 367. P. J.
Tribani aerarii. 1° Dans les premiers temps de la République, particuliers honorables servant d'intermédiaires entre le questeur et les soldats pour la remise de la paie;
2» Au i<=c siècle avant notre ère, une classe d'hommes de naissance libre et possédant un certain chiffre de fortune, un peu inférieur à celui qui était exigé des chevaliei's. La loi Aurélia de 70 avant J.-C. prescrivit que les Iribuni aerarii fussent adjoints aux sénateurs et aux chevaliers dans la liste des membres des tribunaux. César leur enleva ce privilège en 46 avant J.-C. (Voir Judex).
Tribus. 1° Le peuple romain était anciennemenfdivisé en trois groupes, et chacun s'appelle tribus ( Ramnes, Tities, Liiceres), soit que cette division fût primordiale, soit que le peuple romain se soit formé progressivement par l'agrégation de ces trois tribus ;
2» Circonscriptions territoriales établies par Servius Tullius et qui comprennent toute la population (patriciens plébéiens, affranchis). La tribu a à sa tète le tribunus ou curator tribitnus.
Elle se divise en vici et paçji qui ont chacun leur culte ( Voir Paganalia, Compitalia). Les tribus, d'abord au nombre de quatre, atteignirent rapidement le nombre de vingt et une (quatre urbaines, dix-sept rustiques), et s'arrêtèrent en 241 à celui de trente-cinq.
Tous les citoyens romains (romains, italiens ou provinciaux) étaient inscrits dans l'une des trente-cinq tribus. On sait que dans les comices tributes, qui
fonctionnent légalement depuis 449, les citoyens votent par tribu. P. J.
Tribatnui* Impôt direct, perçu soit sur la personne {capitis), soit sur les biens [ex censu).
Le tributitm capitis qui, chez les Romains, était un signe de déchéance, de servitude, ne fut jamais appliqué que dans certaines provinces où il était déjà établi lors de la conquête.
Le tributum ex censu, au contraire, était prélevé sur les citoyens romains.
C'était originairement une contribution de guerre, levée par tribu, proportionnellement au cens de chacun. Cette contribution pouvait, d'ailleurs, être remboursée sur le butin, après la victoire, et elle le fut quelquefois. 11 disparut en 167.
11 se distingue du tributum temerarium en ce que celui-ci est un emprunt forcé, qui ne repose pas sur le cens et qui est spontanément souscrit par tous sans distinction.
Le mot tributum est encore pris comme synonyme de stipendium pour désigner l'impôt provincial. La répartition en reposait sur l'état des fortunes tel qu'il était noté sur les registres du cens (Voir Census). Le recouvrement de cet impôt se faisait non par des fermiers, mais par le gouverneur de la province et ses agents financiers (questeur, procurateur).
Trichila. Pavillon ou tonnelle, disposé dans le jardin, pour qu'on pût se reposer à l'ombre. 11 était bâti, tantôt en bois, tantôt en pierre, et entouré d'arbres et de plantes grimpantes. F. V. Triclinium. Ce mot désigne primitivement la réunion de trois lits à trois personnes {lectus tricliniaris) qui étaient disposés sur trois des côtés de la table où l'on prenait le i-epas. Voir Lectus. Par extension, il désigne la salle à manger dans laquelle étaient disposés le triclinium ou les triclinia; car il y
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avait parfois plusieurs gruupes de trois tables dans la niêuic salle. L'arrangement de la salle à manger et la direc-
Fig. 33o.
tion des esclaves chargés du service étaient conflés à un esclave appelé tricliîiinrches (flg. 335. Tricliniinn à Ponipéi). F. V.
Tridens. Trident, sorte de fourche à trois dents, dont se servaient les gladiateurs appelés retiarii pour frapper leur adversaire, les pêcheurs pour harponner le poisson, etc. F. V.
Triens. 1" Le tiers d'un tout quelconque, du pied géométrique, du pouce géométrique, du j'ugerum, etc., suivant les cas ;
20 Monnaie de cuivre valant un tiers d'as (Voir ce mot) et pesant le tiers de la livre, 4 onces; elle était, par suite, marquée de quatre petites boules représentant chacune une once (fig. 336. L'o-
Fig. 330.
riginal est plus grand d'un tiers). Valeur sous la République : 0 fr. 018 ;
30 Coupe contenant quatre cyatlii, le tiers du setier. G. M.
Trlcrarchus. Commandant d'une trirème; les Romains empruntèrent ce nom aux Grecs, pour désigner le capitaine de vaisseau. F. V.
Trigariiiui. Manège pour les exercices des cavaliers et des conducteurs de chars. Le nom en est tiré des trigae, chars attelés de trois chevaux placés de front. G. M.
Trigoii. 1" Jeu de balle, où trois joueurs, placés en triangle, se renvoyaient la paume avec la main gauche ;
2° Balle très serrée et très dure dont on se servait dans ce jeu. G. M.
Triunudiuaul. Délai légal de dixsept jours, c'est-à-dire de deux nundines révolues (Voir Nundina), entre la convocation et la tenue des comices. 11 fallait qu'on fût dans la troisième nundine pour que ceux-ci pussent se tenir.
Tripns. l» Trépied, et toutes sortes d'objets à trois pieds : tabouret, chaudron, candélabres, tables, etc. Trépied de métal précieux, meuble ou ofl'rande au temple ;
2" Plus particulièrement le trépied sur lequel se plaçait la Pythie pour rendre ses oi'acles. G. M.
Trireuiis. Vaisseau à trois rangs de rames superposés. Les rameurs, assis chacun sur un siège spécial (sedile) et non sur un iranstrum ne maniaient chacun qu'un aviron. II y avait entre eux une hiérarchie de grade et de paie, les avirons supérieurs étant plus longs et d'une manœuvre plus délicate que les avirons du second rang, eux-mêmes plus longs que ceux de l'étage inférieur. Voir Navis. G. M.
Triiiiiiphiis. Triomphe. Le triomphe ou entrée solennelle du vainqueur dans les rues de la ville était le plus grand des honneurs militaires. Seuls, les dictateurs, les consuls, les préteurs, et exceptionnellement les légats, les uns et les autres sous la condition d'avoir commandé en chef, pouvaient y prétendre. Encore fallait-il à l'origine que le général eût terminé victorieusement la guerre lu sua provincia et f|u'il eût
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ramené l'armée à Rome. Plus tard, il suffit que le nombre des ennemis tués dans une des batailles se montât à cinq mille environ.
Dès que le sénat, auquel seul il appartenait de décider si les titres du vainqueur étaient suffisants, avait autorisé le triomphe, les places et les rues où devait passer le cortège étaient fastueusement décorées ; les temples s'ouvraient et des estrades improvisées se dressaient sur tous les points du parcours.
Pour cette circonstance exceptionnelle, le vainqueur conservait dans l'intérieur même de Rome, le commandement militaire [imperium) qu'en temps ordinaire il ne pouvait exercer qu'en dehors des murs. 11 rassemblait ses troupes au champ de Mars et était reçu à la porte triomphale (dont l'emplacement est inconnu) par le sénat en corps, les magistrats et les plus notables citoyens.
Ceux-ci prenaient alors la tête du cortège , devant lequel les licteurs frayaient le chemin, au milieu de la foule accourue de toutes parts. Après les plus hauts dignitaires de l'État marchaient les musiciens {libicines) ; puis venait une longue file d'objets de toute nature représentant le butin de la guerre ; c'étaient des statues, personnifiant les cours d'eau traversés et les villes conquises, des tableaux représentant les batailles gagnées, des écriteaux avec le nom des cités soumises, des armes montées en trophées, des chars portant des vases précieux, des œuvres d'art et des produits naturels des pays conquis. Derrière le butin s'avançaient enchaînés les principaux prisonniers, destinés à être livrés au supplice après la cérémonie triomphale.
Puis, sur un char, traîné de quatre chevaux blancs et entouré de chanteurs et de musiciens, le triomphateur,
une branche de laurier à la main. L'armée victorieuse suivait le char de son général. Le long cortège entrait en ville par la porte Carmentalis, gagnait le Forum boarium, puis le circus maximus, faisait le tour du Palatin et, inclinant à gauche, se dirigeait sur le Capitole eu suivant la voie sacrée et en traversant le forum. Au temple de Jupiter Capitolin, le vainqueur oQrait un sacrifice solennel et déposait sa couronne d'or. Cette journée de fête se terminait par un banquet, auquel on vit, dans les grands triomphes, tout le peuple de Rome convié en même temps.
Triniuvir. Membre d'une commission de trois délégués ou magistrats :
1° Tresviri aedibus reficiundis, chargés de réparer les temples;
20 Tresviri monetales [aère, aroento, auro flando feriundo). Commission d'abord extraordinaire puis permanente, nommée par le sénat pour faire battre les monnaies. Sous l'Empire, ils n'étaient chargés que de la monnaie de cuivre ;
3° Tresviri sacris conquirendis donisque persignandis. Commissaires extraordinaires nommés au milieu de la deuxième guerre punique pour battre monnaie avec les richesses métalliques des temples ;
4° Tresviri nocturni capitales. Commissaires de police chargés d'organiser les secours contre l'incendie, de garder les prisons et de veiller aux exécutions (Voir Vigintiviri) ;
5° Tresviri (Voir Decemviri) agris dandis. Commission de magistrats chai'gés de présider aux assignations de terre : ils séparaient les terres du domaine particulier de celles du domaine public et réglaient le partage de ces derniers ;
6° Tresviri coloniae deducendae agroque dividundo. On appelait ainsi les curatores coloniae deducendae quand ils étaient — et c'était le cas le plus fré-
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quent — au nombre de trois. Ils présidaient à la formation de la cité nouvelle et, de retour à Rome, en restaient généralement les palroni. Ils étaient choisis par les centuries, plus tard par les comices tributes, et créés [creatï] par les consuls ;
7° Tresviri reiptiblicae constiliiendae.
Titre que se firent donner Octave, Antoine et Lépide, avec la puissance consulaire, et le droit de promulguer des mesures ayant force de loi (deuxième triumvirat).
On sait que le nom de triumvirs donné à César Crassus et Pompée , n'était pas un titre officiel (premier triumvirat) ; P. J.
8° Tresviri Auçivslales dans certaines villes au lieu de Seviri An<ii(sf.ales. Voir Augustales.
Triviulii. Point où se croisent trois routes, carrefour. On y plaçait la statue d'Hécate, qui poiialt le surnom de Irivia, (\. M.
Tpochns. Cerceau d'enfant, en fer ou en bronze, et qu'on faisait rouler avec un bâton tortu ou clef [clavis). Le trochus était souvent garni de petits anneaux [annulï) ou de grelots {tintinnabula), qui tintaient quand le cerceau roulait. p.
Tropaenni. Trophée, monument commémoratif d'une victoire. A l'origine, c'était un pieu ou un arbre auquel on suspendait les dépouilles des vaincus (fig. 337, ci-contre). Ce fut, dans la suite, un monument de métal ou de bronze, où étaient figurées ces dépouilles avec d'autres emblèmes et des statues ou sculptures diverses. G. M.
Trnlla. 1" Petite cuiller à pot, ou petite écumoire (fig. 338) ;
Fig. 338.
2° Vase en fer, sorte de réchaud ou de bassinoire, percé de trous, et dans lequel on pouvait porter des charbons ardents;
3" Sorte de filtre, composé de deux vases s'emboîtant parfaitement l'un dans l'autre. Le vase intérieur était percé de petits trous, capables de laisser passer les liquides et non les matières solides. Avec les deux vases emboîtés l'un dans l'autre, on puisait dans les cratères le vin mêlé à la neige, puis on soulevait le vase intérieur, comme on fait d'une passoire ; le liquide s'en écoulait et les impuretés y entraient; de sorte que le vase extérieur ne contenait plus qu'une boisson filtrée absolument claire. D'autres font delà Iriilla un instrument i(lenli(|ue au simpvlum ;
4" Pot; partie la plus grosse d'un pot, le ventre; vase de nuit;
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50 Truelle. G. M.
Trntina. Terme général : toute espèce de balance. G. M.
Tnba. Trompette ou clairon mili-
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taire : c'était un tube droit terminé par une ouverture évasée (fig. 339).
Tnbiceii. Musicien militaire qui joue de la tuba. Les iuhicines sont à distinguer des bucinatores, des cornicines et des liticines. G. M.
Tudicnla. Diminutif de tudes, maillet. C'était une machine à décortiquer les olives, pour séparer du noyau la pulpe dont on allait extraire l'huile.
Tugurînni. Cabane de pauvre paysan. Elle était faite de matières variées : pierres, planches, claies, branches, etc. La figure 340 représente une urne fu-
néraire très ancienne, qui est ellemême l'image d'une cabane rustique.
Talliannm. Prison souterraine de Rome. Voir Robur et Carcer.
Tnmnltns. État de trouble public causé par un péril extérieur particulièrement pressant. On appelait alors aux armes tous ceux que l'on pouvait recruter, même des esclaves.
Timinlns. Tertre, et en général toute élévation en terre ou en pierre; plus particulièrement tombeau.
Quand le Lumulus n'est pas un monument commémoratif dressé en l'honneur d'un mort dont on n'a pas le corps (Voir Cenotaphium), il s'élève au-dessus de la chambre sépulcrale et constitue la partie extérieure et ornementale de la demeure funèbre. Les modèles architectoniques en sont extrêmement variés : c'est tantôt une pyramide (tombeau de Cestius), ou un cône (tombeau dit de Virgile — fig. 341); tantôt une
tour plus ou moins élevée (tombeau de Caecilia Metella — plus haut fig. 203) ; quelquefois même un petit temple avec portique et colonnade (tombeau de Publicius Bibulus). L'ancienne voie Appienne et la route dite des Tombeaux devant la porte d'Herculanum à Pompéi nous offrent des spécimens très curieux de toutes ces formes.
Dans les dernières années de la République, et surtout pendant la période impériale, à mesure que le luxe augmentait dans les constructions publiques et privées, on donna aux édifices funéraires des proportions gigantesques. Le monument que fit construire
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Auguste, pour lui et pour ses descendants, en forme de rotonde, était un véritable colosse d'architecture. L'empereur Hadrien en éleva un autre, de l'autre côté du Tibre : son mausolée est devenu le château Saint- Ange. M. -A. R.
Tnnica. Vêtement de dessous des Romains et des Romaines (Voir Indutus). La coupe en était à peu près la même pour les deux sexes, mais la tunique des femmes (fig.342) était plus ample et plus longue que celle des hommes (fig.343). La tunique avait à peu près la forme d'une chemise : d'abord assez courte [colobiuin — fig. 344), elle tom-
Fig. 342.
Fig. 3i3.
bait en général jusqu'au milieu du mollet, et quelquefois même jusqu'au talon [talaris tunica). Elle était serrée à la taille par une ceinture [cinctura, zona) au-dessus de laquelle on la faisait bouffer, de manière que les plis en retombant couvrissent la
ceinture. Cette ceinture permettait de maintenir les pans de la tunique pour les empêcher de flotter et laisser aux membres un exercice plus facile [cinctiis , siiccinctiis , praecmctiis homo) : quelquefois, au contraire, elle était portée sans ceinture et flottante [discinctus). La tunique n'avait en général pas de manches ; mais, sous l'Empire , à partir de Commode, l'usage des tuniques à manches se répandit {mamdeata, manicata, dalmatica tiinica).
La tunique se mettait à la façon d'une chemise. C'était un vêtement d'intérieur léger et commode. Dehors, elle se portait sous la toge, la cuirasse ou le sar/mn. Les gens du commun sortaient d'ordinaire vêtus de la seule tunique (on les appelle tunicati et même nudi) et cette habitude se répandit, à mesure que se restreignait l'usage de la toge. Primitivement on ne portait qu'une tunique, plus tard on en porta deux et même davantage par les mauvais temps.
La première tunique était appelée interula, ou, pour les hommes subucula, pour les femmes interior tunica; la seconde, intiisium, ou indusium^ ou supparus pour les hommes, stola pour les femmes.
D'abord simple et sans ornements, elle fut plus tard décorée de fimbriae. Les tuniques palmatae, piclae, étaient des tuniques brodées; les laticlaviae et anc/iisficlaviae étaient garnies de bandes de pourpre plus ou moins larges.
On appelait recta tunica une tunique tissée à la mode antique avec fils de chaîne verticaux (et non horizontaux), et qui, serrant la taille, tombait à plis droits et sans sinus. Elle était portée notamment par les jeunes mariées.
Tnrbo. 1" Tourillon du fuseau, et par suite le fuseau lui-même;
2" Cône, jouet d'enfant en forme de cône, toupie ou sabot. G. M.
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