ASSE
l'as pour en vérifier la valeur ; de là l'expression d'aes girive. Le poids de l'as, qui s'était graduellement abaissé, fut Qxé par un plébiscite à 4 onces, en sorte que l'as libralis valait théoriquement trois des nouveaux as, as Irienlalis, et, en réalité, 2 1/2, au moment de la première guerre punique. En 209 av. J.-C.,le bronze cessad'être la base du système monétaire par l'introduction de la monnaie d'argent. L'as fut réduit au poids de 2 onces à la fin de la première guerre punique ;
A 1 once pendant la seconde guerre punique ;
A 1/2 once en 89 av. J.-G. ;
A 1/3 d'once à l'époque du premier triumvirat;
A 5/24 d'once sous Alexandre Sévère;
A 1/8 d'once sous Dèce;
A 1/12 d'once sous Trébonien Galle.
Les divisions de l'as libralis sont les suivantes :
10/12 d'as ou decunx.
6/12 d'as ou semis.
5/12 d'as ou quincunx.
4/12 d'as ou Mens.
3/12 d'as ou quadrans.
2/12 d'as ou sextans.
1/12 d'as ou uiicia.
ij-li d'as ou semunria.
Le decunx, le quincunx et la semuncia n'ont jamais été monnayés à Rome; de plus, on y ajoute les divisions suivantes purement théoriques et qui ne répondent à aucune espèce monnayée :
ll/12d'as,0U(^eîi;ir;9/12 ou dodrans ; 5/12 ou bes ; 7/12 ou sep/unx; 3/24 ou sescuneia; 1/36 ou leriiula; 1/48 ou sicilicus ; 1/72 ou sextula; 1/144 ou dimidia sexlula ; 1/288 ou scriplulum.
A l'origine, l'as portait l'empreinte d'un bœuf, d'un mouton, d'un de ces animaux qui formaient la seule richesse des premiers âges (pecus, d'où pecunia). Plus tanl, il y eut toujoiu's au revers" de l'as et de ses divisions une prouo
de vaisseau et, sur la face, des têtes de dieux, différentes selon la valeur de la monnaie : Janus sur l'as (fig. 33;
Fig. 33.
l'original est quatre l'ois plus grand), Jupiter sur le semis, Minerve sur le triens, Hercule sur le quadrans, Minerve sur le sextans , Rome sur l'once. G. M.
Ascîa. Nom donné à divers instruments qui ont en général une forme analogue au T (fig. 34).
L (> manche court est muni, à son extrémité, d'un fer à côtés inégaux; l'un de ces côtés, plus court, est massif comme la grosse tête , ou pointu comme la petite tête d'un marteau; l'autre est tranchant, tantôt parallèle au manche, comme une hache, tantôt perpendiculaire à ce manche, connue une pioche. C'est le marteau des tailleurs de pierre, le râble des maçons, la cognée des bûcherons, la pioche ou la houe des cultivateurs, la doloire ou l'herminettc des ouvriers en bois, etc. G. M.
Asscptor. Vasserlor était la personne qui, dans la cérémonie de l'affranchissement, représentait l'esclave et défendait sa cause. Il donnait à l'esclave un léger coup de baguette sur la tête ou sur la joue; après quoi, \cpa- Irnniis prononçait la lonnule de l'affranchissement (Voir Manumissio).