‹ Lexique des antiquités romainesChapitre 26 sur 233 · AUSP · texte numérisé non relu

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aurei. Le quinarhis aurei(s, plus tard appelé semis aureus, valait donc 50 sesterces. Sous Auguste on frappa une monnaie appelée qualemio qui valait 25 sesterces, le quart de Vaiireus. Sous Valérien et Gallien, on frappa des monnaies de 2 et 3 aurci : biniones, terniones, et des monnaies divisionnaires d'un tiers d'aureus, triens ou /riens Salonianus (en l'honneur d.^ la femme de Gallien) ou tremissis. On fabriqua aussi des doubles trientes (2/3 d'as) et des quadruples Mentes ou aurei Valeriani (3/4 d'as).

Vaiireus, ses multiples et ses divisions étaient ornés des effigies des empereurs, car Auguste, en cédant au sénat la fabrication de la monnaie de bronze, avait réservé au prince le monopole de la frappe de l'or et de l'argent.

Anrîga.Conducteur de char de course.

Il était vêtu d'une tunique courte, bien serrée au corps par des courroies , dans lesquelles était passé un couteau , pour couper au besoin les traits des chevaux emportés (flg. 36).

Quoiqu'il ne fût pas déshonorant, comme le métier de gladiateur ou d'histrion, et malgré l'exemple donné par un Néron, le métier de cocher était abandonné aux affranchis et aux eschives. On les dressait dans des écoles spéciales (Voir Ludus et Domini factionum). La récompense des cochers victorieux consistait en palmes, couronnes, vêtements précieux, argent monnayé, en sorte qu'un cocher habile

Fig. 36.

et assez heureux pour ne pas se tuer pouvait arriver à faire fortune. P.

Aiiruiii eoroiiariniii. Primitivement, couronne d'or, que les alliés ou les peuples vaincus prirent l'habitude de décerner aux généraux romains après la victoire.

Bientôt ce cadeau fut exigé, et ces mots finirent par désigner :

1° Une taxe imposée par un général sur un peuple vaincu ;

2° Un cadeau ou une taxe extraordinaire payée par les provinces à l'empereur. P. j.

Anrniu ^ icesiniarinui. Or en barres conservé dans Vaerarium sanclius, qui provenait de l'impôt sur les affranchissements.

Anspicia ex avibns. Observation des signes donnés par les oiseaux. Avec un lituus, l'augure traçait une ligne du Nord au Sud [cardo) et une autre ligne de l'Est à l'Ouest {decumanus)\ l'endroit où il se trouvait {decussis) était le point d'intersection de ces deux lignes. 11 menait deux parallèles à chacune de ces deux lignes et formait ainsi un carré appelé locus eff'atus ou lemplum. On appelait aussi templum la partie visible du ciel correspondante à cette surface terrestre ainsi délimitée.

Au milieu de ce templum, autour du decussis, était élevé le tahernaculum, point d'observation. 11 fallait que la nature fût dans un calme absolu. Le magistrat demandait à l'augure : Dicito si silenlium esse videbilur; l'augure répondait : Alio die, et alors la consultation était remise, — ou bien : silenlium esse videlur. Dans ce dernier cas, l'augure attendait certains signes, réponse aux questions qu'il avait posées aux dieux.

Les alites (vautour, aigle, etc.) donnaient des signes par leur manière do voler; les oscines (exemple : corbeau, pic) par leur cri ; certains oiseaux étaient des oiseaux de malheur, des

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