‹ Lexique des antiquités romainesChapitre 25 sur 233 · AURE · texte numérisé non relu

AURE

3» Seviri Augustales ; Sevirales et Aurjuslales ; ordo, corpus Augustalium; Augustales corporati. A côté du culte officiel de Teuipereur, l'initiative de certaines villes de province créa un autre culte d'Auguste qui devint rapidement très important. Il fut d'abord établi des seviri augustales, c'està-dire six magistrats annuels pris parmi les ingénus et les affranchis et chargés de rendre hommage à la divinité d'Auguste {Niimen Aiigusti), par des fêtes, des jeux, des festins, auxquels le public prenait part. A leur sortie de charge, ceux qui pouvaient remplir des fonctions municipales (c'est-à-dire les ingenui seuls), et par conséquent entrer tôt ou tard dans VOrdo decurionum, prenaient simplement le titre de Sevirales; ceux qui ne pouvaient avoir cette espérance, c'est-à-dire les affranchis, formaient dans la cité une classe intermédiaire entre la plèbe et les décurions, ordo Augustalium et avaient le titre de Sevirales et Augustales. Ceux qui étaient simplement admis {adlecti), sans avoir exercé le Sevirat, n'étaient qu' Augustales. Telle est du moins la règle générale. Les Sevii'i étaient chargés du culte d'Auguste (plus tard aussi de celui de ses successeurs) d'où des titres comme Seviri Augustales, Seviri Augustales et Claudiales, Seviri Neroniani, Fluviales, etc.

Le gouvernement central voyant dans ce culte un moyen d'inspirer aux petits l'amour du pouvoir impérial et d'exercer honorablement l'activité des affranchis, favorisa et probablement régularisa cette institution. Les titres de Seviri, Sevirales, Sevirales et Augustales, étaient donnés par un décret des décurions. C'était pour les Sévirs, après leur année de charge, un honneur d'être inscrits en tête de l'album des Augustales, d'être duplicarius, c'est-à-

dire de recevoir double ration dans les distributions publiques, et surtout d'obtenir les ornamenta duoviralicia, aedilicia, quinqueiinalicia. Tous avaient droit à la prétexte comme vêtement et comme linceul, à deux licteurs, à un siège au théâtre et à une sella particulière.

A partir du règne d'Antonin, ils ont une caisse particulière [arca) et des fonctionnaires financiers {quaestores, curalores, quinquennales) ; ils forment ainsi une véritable corporation [corpus Augustalium). Cette institution fut en faveur jusqu'au bas empire. P. J.

Ailla. Vaula regia, dans le théâtre, était la partie médiane de la scène, occupée généralement par un palais et près de laquelle se déroulaient les actions tragiques. Le théâtre de Pompéi nous offre les ruines d'une aula regia encore très reconnaissable.

Aniaeniu. 1° Tapisserie servant de décoration, d'écran ou de couverture.

2» Rideau du théâtre romain. 11 ne se baissait pas comme chez nous, il montait de dessous terre. On le baissait [mittere] au commencement de la pièce, pour le relever [tollere] à la fin. On y peignait des figures d'hommes et de dieux. P.

Anres. Partie de la charrue. (Voir Aratrum).

Anrens. Unité monétaire de l'or à Rome. César le premier frappa une monnaie d'or appelé aureus nummus ou denarius aureus, ou simplement, aureus.

L'aureus pesait 1/40 de la livre romaine de 327 grammes et valait 100 sesterces ou 23 deniers. Sous Auguste on en frappa 42 à la livre, sous Néron 43, puis 44, sous Marc Aurèle 45, sous Caracalla 50. En même temps que diminuait le poids de la monnaie, le titre de l'alliage s'affaiblissait aussi.

V aureus se divisait en deux quinarii

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