‹ Lexique des antiquités romainesChapitre 49 sur 233 · CIST · texte numérisé non relu

CIST

raie. Les cistes t'taicnt souvent faites d'un métal pi-t-cieux et artistement ornées ou ciselées. G. M.

Cisterna. Citerne, c'est-à-dire réservoir souterrain et voûté, destiné à la conservation et à Tépuration des eaux pluviales ou des eaux apportées par les aqueducs. Chaque maison romaine avait sa citerne. Ordinairement, une citerne se composait de plusieurs chambres, de manière qu'en passant d'une chambre dans une autre l'eau déposât ses impuretés, se clarifiât et s'assainît. P.

Cithara. Instrument à cordes d'origine grecque. La boîte, généralement carrée, était faite de plaques minces de bois, de métal ou d'ivoire; pour augmenter l'intensité du son, on prolongeait cette boîte par deux bras creux, qui, à leur base, avaient la même épaisseur qu'elle. Le volume de la boîte, l'écartement et la longueur des bras, dépendaient du plus ou moins grand nombre de cordes dont l'instrument était pourvu et aussi du degré d'intensité qu'on voulait donner au son (fig. 95). P.

Cîvîs. Celui qui a la civilas, par opposition au pérégrin, à l'étranger domicilié {incola) à l'esclave (servus), etc., etc.

Ci\itas.

1° Dans le sons concret :

L — Commune jouissant de son indépendance politique, ayant d'ordinaire pour centre une ville. De même que la tribu s'était formée par la réunion de fientes, ayant chacune son culte et son nom particulier, autour d'un ancêtre commun, la cité est née de l'associatii3n des tribus autour d'un autel commun. Elle a donc à l'origine un

caractère religieux. Après une série de révolutions occasionnées par l'existence de la plèbe en dehors de la cité et par le changement intervenu dans les croyances religieuses, le caractère de la civitas s'altère de plus en plus.

H. — Quand la cité Romaine eut conquis le monde elle ne s'empara pas tout d'abord de tous les habitants de l'univers, mais à côté des municipes et des colonies dont les habitants furent faits peu à peu citoyens romains, elle laissa subsister longtemps des cités étrangères, à l'état d'alliées ou de sujettes.

Parmi les premières, il faut distinguer : 1° les alliées proprements dites. civitales foederatae, dont la liberté [Ubertas, voir ce mot) était garantie par un traité [foedus). Ces cités, en même temps que de la liberté, jouissait de l'immunité à l'égard de l'impôt foncier (Voir Ijpmunitas) ; 2» les civitntes liberae et immunes, qui jouissaient des mêmes droits, mais sans avoir jamais conclu de traité avec Rome et seulement après les avoir reçus à titre de bienfaits par une loi ou un sénatusconsulte.

Ces deux sortes de cités portaient le titre de civitales exterae, comme indépendantes en théorie du gouvernement de la province. En fait, leur autonomie fut de plus en plus restreinte par les fonctionnaires impériaux.

Les villes sujettes [stipendiariae et vectigales) payent, soit une redevance en nature (vecligal), soit un tribut {stipendium et tributum)^çv%om\e\ et foncier; car leur sol {arjer provincialis) ne leur appartient qu'à titre de possessio. Elles conservent leur territoire, leurs lois, le droit de battre monnaie, etc. ; mais ces franchises ne leur sont garanties ni par un foedus ni par un sénatusconsulte. Chaque cité recevait de Rome une charte qui déterminait sa constitution et ses droits.

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