GLAS
A. Priva fa jura)
B. Publica jurai
L'édit de Caracalla, qui donnait le droit de cité (voir le paragraphe suivant) à tout l'Empire, transforma toutes les villes en villes romaines.
Dans le sens abstrait :
lil. — Droit de cité, c'est-à-dire d'exei'cer les prérogatives et les droits du citoyen {civis) dans une cité.
Le droit de cité romaine se décompose ainsi :
Jus commercil (Voir
Commercium).
J us connubii[\' o'iY Con-
nubium).
Jus su/frar/ii (droit de
vote à Rome).
Jus honorum (Voir
Honos) .
Jusprouocalionis{\oiv Provocatio).
Le citoyen qui a tous ces droits est civis optimo jure et a* le plénum jus civitatis.
Les affranchis avaient tous ces droits, moins le jus honorum, et leur jus connubii était restreint, sous la République, par la défense d'épouser des ingénues.
Les habitants de certaines villes de provinces et les aerarii (Voir ce mot) avaient les privata jura, mais manquaient du droit de suffrage : c'est ce qu'on appelait civitas sine suffragio.
Les Latini n'avaient, en général, ni le jus connubii ni les droits politiques.
Les pérégrius n'avaient aucun des droits composant le droit de cité romaine.
Le droit de cité romaine fut successivement étendu :
1° A tous les habitants de l'Italie, au sud du Pô, par les lois Julia (90) et Plautia Papiria (89) ;
2" Aux habitants de la Transpadana, en 49 ;
3° De plein droit, auï magistrats des villes qui possédaient le majiis Latium (Voir Latium) ;
4° Par voie de concessions individuelles,, dans les premiers siècles de l'empire, à un certain nombre de provinciaux : les pérégrins qu'on enrôlait dans des légions, les vigiles après six ans de service, les auxiliaires au moment de leur congé, devenaient citoyens ;
5» Par l'édit de Caracalla (243) aux habitants de toutes les villes de l'empire.
C'Iarigatio. Les fétiaux (Voir Fetiales) qui demandaient satisfaction {res repelere) se rendaient à la frontière du territoire ennemi et réclamaient qu'on leur livrât l'auteur de l'outrage ou l'objet du débat : cet acte s'appelait clarigalio. Les paroles solennelles de la réclamation étaient prononcées par l'un des fétiaux chargés de cette démarche [pater patratus). Les fétiaux pouvaient accorder un délai de trente-trois jours [condictio) ; ensuite la guerre était déclarée
Clarissiiui. Titre que prennent les sénateurs dès le i^r siècle de l'empire : il devient héréditaire dans leur descendance masculine. Quel que soit leur domicile, les clarissimi peuvent réclamer la juridiction du préfet de la ville. Dans la société hiérarchisée du Bas-Empire, les clarissimi forment, à la suite des illustres et des spectabiles, un troisième ordre de la hiérarchie.
Classiarii. Soldats de marine. Ils ne s'occupaient en rien de la marche et de la conduite du navire, mais y tenaient en quelque sorte garnison. Dans les combats sur mer, ils lançaient des projectiles sur le navire ennemi, du pont [constratum) ou du haut des tours fortifiées du pont {turris, propugnaculum), ou montaientà l'abordage. Les Romains, moins bons manœuvriers que les Grecs, les Carthaginois ou les peuples de l'Orient, ne retrouvaient leurs avantages que dans les abordages, aussi
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avaient-ils umltipliû le nombre des classiarii embarqués à bord des navires. Il y en avait cent vingt à bord d'une pentère. Les soldats de marine se recrutaient parmi les pérégrins et les affranchis ; ils étaient moins estimés que les soldats des légions et le terme de classiarius est parfois pris en mauvaise part. Voir NaviSi G. M.
Classici. Voir Classarii.
Classicuiii. Sonnerie spéciale à la hucina, qui se sonnait en présence de l'empereur.
Classis. 1° Division censitaire des citoyens dans la constitution de Servius Tullius (Voir Centuria);
2° Flotte. Les Romains eurent de tout temps une flotte de guerre plus ou moins nombreuse. Elle se composait surtout de birèmes et de trirèmes. La flotte fut recrutée, aussi bien en navires, qu'en hommes, chez les alliés, depuis la souiriission de la Grèce et de l'Asie-Mineure jusqu'à la fin de la République.
Auguste constitua une Hotte permanente qu'il divisa en deux escadres :
celle de la mer Tyrrhénienne et celle de la mer Adriatique. Durant le cours de l'Empire, on créa d'autres escadres, soit fluviales, soit maritimes, dans les difrentes parties de l'Empire.
Il y avait aussi des Hottes de commerce; la plus importante est celle qui était chargée d'apporter chaque année à Rome les blés d'Afrique et d'É-
gypte.
Clathri. Clôture à claire voie, barreau.x de bois ou de métal formant grille ou treillis. On en fermait les portes et les fenêtres, on en entourait les monuments, etc. G. M.
C'Iaiifstruiii (plus ordinairement C^lauslra). Tout moyen de clôture et de défense. Le mot s'applique plus particulièrement à la porte, aux barres et à la serrure qui la ferment. Dans la serrure môme, c'est le creux ou l'anneau
dans lequel s'enfonce la pièce mobile du verrou. M. -A. R.
€lava. Massue, gourdin. On mettait cette arme aux mains des enfants ou des recrues pour les exercices. Dans les combats, la massue était une arme des barbares, abandonnée aux étrangers auxiliaires, et qui ne semble point avoir figuré dans l'équipement de la légion. M. -A. R.
Clavarinin. Indemnité allouée aux soldats pour l'achat des clous de souliers. G. M.
Clavi!)>. Clef.
Les clefs les plus anciennes, telles qu'on les voit sur les vases peints entre les mains des prêtresses, consistaient en une tige de métal ayant la forme d'un genou plié qui, introduite dans le trou, faisait aussitôt sortir ou rentrer le pêne, perpendiculairement fixé dans l'intérieur de la porte. La plupart des clefs romaines que nous possédons, particulièrement celles qui ont été retrouvées àPompéi, ressemblent beaucoup à celles dont nous nous servons encore aujourd'hui. Les formes eu sont très variées.
On désigne sous le nom de clavis Laconica, une sorte de clef à trois dents qu'on introduisait de l'extérieur dans l'intérieur par un trou pratiqué à cet efl'et dans la porte et qui permettait de lever le loquet (ûg. 96). La clavis adultéra est une fausse clef. M. -A. R.
C'Iavii!!». Clou, cheville.
1" Clou de toute forme et de toute nature, employé, soit pour assujettir ensemble deux choses, soit pour orner [cluvim trabulis ou tabularis, rivet pour assembler deux poutres, calhjdi'is, clou de chaussure, etc.). Un clou planté était
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le symbole (le quelque chose d'immuable, aussi le claviis était-il l'attribut du Destin, de la Nécessité, etc. A Rome, on enfonçait chaque année un clou (claviis annalis) dans le mur du Capitole qui séparait la cella de Jupiter de la cella de Minerve : cela servait à compter les années ; en même temps, on attachait à cette action d'enfoncer un clou (claviim fiçjere) une idée religieuse, en sorte que l'usage en subsista. Les clous que l'on rencontre dans les tombeaux étaient considérés comme des amulettes protectrices;
2° Clavus giibernaculi. Barre ti'ansversale qui, fixée à angle droit au manche du gouvernail, servait à diriger le gouvernail (fig. 97). De là l'expression
figurée abjicere clavitm, quitter le gouvernail, c'est-à-dire « jeter le manche après la cognée. » G. M.
Clavns (latns, an gnstns). Bande de pourpre qui ornait la tunique.
Le clavus lalus était une large bande de pourpre, descendant verticalement sur le devant de la poitrine, depuis le cou jusqu'au bas de la tunique. Le laticlave était l'insigne caractéristique de l'ordi'e sénatorial et le mot même a fini par désigner cette dignité. La tunique qui en était ornée (tunica laticlavia) n'était pas serrée à la taille par une ceinture, comme les autres, mais elle flottait librement.
Le clavus angustiis consistait en deux bandes de pourpre très étroites qui,
partant de chaque épaule, descendaient parallèlement depuis le haut jusqu'au bas de la tunique. La tunica anyusticlavia était réservée à la classe des chevaliers, et le nom du vêtement servait souvent à désigner l'oi'dre même.
Clepsydra. Horloge à eau. Autant qu'on le sait, ces horloges étaient constituées par des boules en verre, percées d'un trou, que Ton remplissait d'eau, pour les laisser ensuite se vider d'ellesmêmes peu à peu. Des lignes tracées à la partie extérieure indiquaient les différentes divisions du temps correspondant aux différents niveaux de l'eau dans la boule. On en faisait aussi qui affectaient la forme de nos sabliers.
C'iibanus. Vases de terre cuite ou de métal, plus larges à la base qu'au sommet, qui avaient une forme de voûte.
Ils étaient percés de petits trous pour laisser passer la chaleur; on y faisait cuire les aliments ou onles y maintenait chauds en couvrant le clibanus de charbons ou de cendres brûlantes. Il y en avait de plus légers et de plus ornés que l'on plaçait sur la table. G. M.
t'iicntela. 1° Dans l'ancienne organisation de la ciens, la clientela était un rapport de dépendance, héréditaire, qui reliait a des familles patriciennes appartenant à la gens par le sang certaines familles de condition inférieure. Si ces dernières familles cessaient d'être clientes, elles tombaient dans la plèbe. Le client avait à l'égard de son patron certaines obligations pécuniaires; le patron devait protection à son client, surtout en justice. Le patron et le client ne devaient ni voter l'un contre l'autre ni s'intenter des procès entre eux.
Lorsque l'organisation de la gens s'affaiblit, la clientela perdit ce caractère d'institution, cette apparence religieuse, et devint :
2° Un rapport de dépendance, par-
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