‹ Lexique des antiquités romainesChapitre 53 sur 233 · COLO · texte numérisé non relu

COLO

Cognoiuen. Voir Nomen.

Cohors. Division de la légion romaine introduite par Marins. 11 y en avait dix par légion.

Le mot s'applique aussi à des corps indépendants.

a) Cohortes auxiliaires : cohortes auxiliariae, equitatae (corps mixtes, composés de cavaliers et de fantassins et appelés suivant leur effectif, miliariae ou quinr/enariae); —civium romanorum (quand elles comprenaient des citoyens romains). Elles étaient commandées par des préfets ou des tribuns.

b) Cohortes prétoriennes, chargées sous la République de la garde du général, sous l'Empire de celle de l'empereur. Elles tenaient garnison à Rome, où elles étaient casernées dans les castra praetoria. Elles se composaient chacune de 1,000 hommes, étaient d'abord au nombre de neuf, puis de dix. Elles étaient commandées par un tribun; leur général était le préfet du prétoire. Les cohortes prétoriennes furent licenciées par Constantin.

c) Cohortes urbaines. Au nombre de quatre, et comprenant chacune 1,000 hommes, elles étaient aux ordres du praefectiis iirbi. Leur caserne se trouvait à Rome au Forum Suarium.

Comme les prétoriens, les soldats des cohortes urbaines étaient pris parmi les citoyens romains.

d) Cohortes de vigiles. C'étaient des affranchis chargés de combattre les incendies et de faire la police nocturne à Rome. Chaque cohorte comptait 1,000 hommes. Il y en avait sept, réparties dans les quatorze régions de Rome, chacune faisant le service de deux régions. A la tête des cohortes de vigiles étaient des tribuns et toutes obéissaient au praefectus viyilum.

CoIIapc. Lourd collier de fer que l'on mettait au cou des chiens, des jiri-

sonniers de guerre, des esclaves. Il était muni d'une chaîne, catulus, qui permettait de les conduire. Sur le collier même, ou sur une È plaque qu'on y suspendait (flg. 103), ou sur une huila qu'on y fixait, || étaient inscrits le nom et le domicile des propriétaires.

f'oIIo»;îa suiiiiua ou aiiiplissiuia. Voir Sacerdos.

Collcgiiini. Association constituée pour des cérémonies religieuses ou pour toute autre utilité , et destinée à durer même après la mort de ses membres actuels. On attribuait à Numa la fondation de neuf colleijia opificum.

Sous l'Empire, les associations politiques {coller/ia sodalicia) furent défendues ; les associations funéraires [collerjia funeraticia, tenuiorum) furent permises ; tout autre collegium devait être spécialement autorisé par le sénat et l'empereur.

C'ollybns. Ce mot d'origine grecque a surtout servi en latin à désigner l'agio et en général toutes les opérations de change pratiquées par les banquiers (Voir Argentarii). M. -A. R.

Colobiniu. Courte tunique tombant jusqu'aux genoux et munie de deux manches très courtes. C'est en somme une simple chemise, et c'était le costume ordinaire des artisans. Le colobiurn fut la première forme de tunique introduite à Rome, où l'on n'employait auparavant que la toge. Voir Tunica.

Coloni. 1» Paysans habitant les vici ruraux et cultivant le sol pour les propriétaires qui demeurent en général à la ville ; 2» Citoyens de Rome ou des villes

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