CONC
so célébrait au milieu de l'hiver, pou de temps avant les Saturnales. Les paysans venaient faire des sacrifices au compitum, déposaient sur l'autel des présents, gâteaux, bandelettes, pièces de vêtements et suspendaient des jougs brisés, symbole du labeur accompli. Cette fête, dont on attribuait l'institution à Servius Tullius, le roi fils d'une esclave, paraît avoir été une de celles oii subsistaient les plus anciens restes de la vie primitive du Latium.
roiiipitiiiii. — Carrefour, point de rencontre de plusieurs voies, soit dans une ville, soit à la campagne.
Les compila avaient presque toujours leurs lares ou dieux protecteurs {Lares compitales) auxquels était consacré un petit temple, une chapelle ou même un simple autel (fig. 106);
c'est dans cet édicule, appelé souvent lui-même compilum, que se célébrait la fête des compitalia (Voir ce mot). Ces carrefours étaient le lieu des rassemblements populaires et, au moment des fêtes, l'emplncomenf dos
spectacles forains et des jeux de toutes sortes [ludi compitales). M.-A. R.
Coniplnviiiiii. h'alrium (Voir ce mot) ou cavaediinn était couvert d'un toit incliné du dehors au dedans, et percé en son milieu d'une large ouverture carrée [compluvium) par laquelle l'eau de pluie descendait dans un réservoir creusé au dessous [impliivijtm].
Voir Domus. G.
C'oiiciliabiiliiiii. Centre officiel de réunion pour les marchés, foires, levées et autres réunions des paysans ; puis localité où se font ces réunions.
Ces conciliabula étaient des subdivisions de Voppidum (municipe, colonie ou préfecture). Ils étaient administrés, selon les uns, par une magistrature locale particulière, selon les autres, par ceux des magistrats de Voppidum qui avaient leur résidence dans le conciliabulum. G. M.
('oiieiliuiii. Assemblée publi(|uo qui ne réunit pas le peuple entier.
Concilia plebis. Assemblée de la plèbe seule, convoquée et présidée par un tribun de la plèbe. On y votait par tribus et ces conciles servirent de modèles aux comices tributes (Voir Comitia tributa). Ce sont eux qui élisent les fonctionnaires de la plèbe (tribuns, édiles plébéiens, etc.) et qui promulguent les plébiscites (Voir Plebiscitum).
Ils pouvaient condamner ceux que les tribuns accusaient devant eux de haute trahison. Mais cette condamnation, bien que dangereuse pour celui qui en était frappé, n'avait aucune valeur Juridique.
Vers 454, ils reçoivent le droit d'infliger des amendes; quand elles dépassent un certain taux, la cause est portée devant les comices centurinfos et, plus tard, devant un jury (Voir Quaestiones). C'est un moyen pour les ti'i])uns d'accuser ot de faire condamniM- leurs adversaires.
ConciUa Lrilinori/m. .\vanl la i^urrro