‹ Lexique des antiquités romainesChapitre 58 sur 233 · COMP · texte numérisé non relu

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ries. Sons la dictature de Sylla, les tribuns perdirent leur droit de proposer des lois : cette défense, qui dépouillait les comices tributes de leurs attributions législatives, cessa en "0 avant J.-C.

t'oniitinni. Esplanade rectangulaire sur le forum romain, réservé aux réunions électorales Voir Forum).

Comnientarinin. D'une façon générale, document écrit destiné à fixer le souvenir. Ce mot a pris un certain nombre de significations plus particulières dont nous allons énumérer les principales.

Les commeniaria peuvent être :

1" Des notes détachées ou un sommaire qu'apportait l'orateur pour aider sa mémoire ;

2" Des espèces de journaux où les grandes familles romaines relataient les principaux faits de leur histoire et de celles de leurs ancêtres;

3" Des mémoires personnels, affectant le plus souvent un caractère politique; 4» Des registres sur lesquels les commerçants, les chefs de famille et aussi les fonctionnaires publics et les agents du fisc inscrivaient les événements et les opérations de la journée;

5° Les livres des empereurs : sur ces livres on consignait les décisions prises par l'empereur en faveur de certains citoyens ou contre eux; les accusations portées devant le prince ou ordonnées par lui ; la liste des personnes appelées à émarger sur la caisse impériale et recevant des bénéficia, etc. ; 6" Les livres sacerdotaux : les commentaires des pontifes, comme ceux des augures, étaient un recueil de décréta et de responsa destiné à fixer la tradition et, dans les cas difficiles, pouvant servir à rechercher s'il existait des précédents ;

7" Certains livres, dits commentaires des rois, oîi devait se trouver l'exposé

des institutions religieuses attribuées à Numa par les Romains. Ces livres, qui paraissent avoir condensé un grand nombre de traditions très anciennes, mais profondément altérées, durent être rédigés, comme les leqes regiae, au début de la période historique.

(omineutnrii ponlifienin. Voir Libri pontificii.

C'oiiiniercinin. On dit que deux villes ont entre elles le commercium lorsque les habitants de chacune de ces villes peuvent acquérir des immeubles et des biens mobiliers sur le territoire de l'autre.

C'oiiiiiiodataïu. Contrat de prêt par lequel l'emprunteur s'oblige à restituer la chose prêtée elle-même après en avoir fait l'usage expressément ou tacitement convenu entre les parties. Le commodatum, ou prêt à usage, se distingue du prêt de consommation ou mutiium (Voir ce mot). Le prêteur a une action commmodati directa pour réclamer la chose; l'acquéreur a une action commodati contraria pour se faire rembourser les dépenses causées par la conservation ou la possession de la chose : ces deux actions sont honae fidei. Voir Âctio.

l'onininni<« (paries. Mur mitoyen.

Conipcrendinalîo. Remise des débats h une audience ultérieure, sans supplément d'enquête. Voir Ampliatio et Sacramentum.

rompes. 1" Entrave qu'on mettait aux pieds des esclaves pour les empêcher de s'enfuir :

2» Anneau placé au-dessus de la cheville, en guise d'ornement, et que portaient les femmes des classes inférieures. F. V.

C'ompitalia. Fête des Lares compitales (Voir ce mot). La date en était mobile et devait être fixée chaque année par un prêtre ou un inagistrat. Elle

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