‹ Lexique des antiquités romainesChapitre 64 sur 233 · CORN · texte numérisé non relu

CORN

que du consentement du luailre, ne comptait pour rien, et le seul etl'et civil qu'il pût entraîner était d'empêcher l'union entre les afl'ranchis parmi lesquels le conlubernium avait produit des cognationes.

Le mariage d'un homme libre avec une esclave, ou d'une esclave avec une femme libre s'appelait également contuhernium .

II. Dans la langue militaire, le conlubernium est le groupe de soldats qui couchent dans une même tente, soit généralement dix hommes commandés par un decurio. (Voir ce mot).

Contas. 1° Croc , longue perche munie d'une pointe de fer, employé par les matelots pour pousser une barque, tenir le bateau à distance des rochers et de tous les corps contre lesquels il pourrait s'endommager, sonder la profondeur de l'eau, etc;

2° Longue lance de cavalerie, qui ressemblait à la sarisse macédonienne, et qui faisait partie de l'armement de la cavalerie romaine. G. M.

C'onnbinni. Mariage (Voir Nuptiae .

Plus précisément, les mots coniihium et jus conubii signifient l'aptitude légale à contracter mariage. Les esclaves n'ont jamais le jus conubii (Voir Contubernium). Il fait défaut aux Latins et aux pérégrins, à moins de concession spéciale. Il n'existe entre patriciens et plébéiens qu'à partir de la loi Canuleia (443 av. J.-C), entre ingénus et affranchis qu'à partir de la loi Julia de mavilandis ordinibus (18 av. J.-C). 11 n'existe ni entre des proches parents, ni entre des alliés [affines).

Couns. Cimier conique au sommet dun casque, au haut d'une coiffure, le conus s'appelle plutôt ajjex. Voir ce mot. G. M.

C'onventns jnridici. 1° Circonscriptions judiciaires dans les provinces;

elles sont fixées par la lex provinciae ; 2" endroits où les magistrats (gouverneur ou ses questeurs tiennent lem's audiences dans les provinces.

Cooptatîo. Libre choix d'un membre nouveau par les membres d'un collège ou d'une corporation.

Copica. Bouffon. Ces bouffons ne paraissaient pas sur le théâtre, mais vivaient dans la maison de l'empereur, comme les fous de cour au moyen âge. G. M.

Coqaas. Primitivement boulanger, puis cuisinier; c'était un esclave qui, d'abord fort méprisé, devint sous l'Empire un des serviteurs les plus inlluents de la maison. F. V.

Corbis. Panier en osier, de grandes dimensions, profond et de forme conique. Il sei'vait en général aux usages rustiques, à recueillir les épis, le fourrage, les fruits, etc. 11 ressemble beaucoup au calalhus. G. M.

Corbita. Vaisseau de charge (navis onerarià), à voiles, large et massif. Il servait surtout au transport des vivres et des grains, ce qu'indiquait une corbis placée au haut du mât et qui a donné son nom au navire. Voir Navis.

Copnicen. Joueur de co?viî<. Ils étaient rangés avec les tubicines et les accensi dans la quatrième classe de citoyens.

Ils formaient une centurie à part (Voir Classis, Centuriay. En temps de paix, ils étaient employés à diverses fonctions dans les cérémonies religieuses et publiques : ils convoquaient aux comices, au tribunal, assistaient aux funérailles, etc. A la guerre ils avaient un rôle spécial, distinct de celui des tubicines et semblent avoir été surtout employés pour communiquer des ordres aux porte-drapeaux et pour signaler aux troupes les mouvements des signa, c'est-à-dire pour transmettre l'ordre d'avancer ou de reculer. Peut-

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