‹ Lexique des antiquités romainesChapitre 65 sur 233 · CORO · texte numérisé non relu

CORO

être mêuie jouaient-ils des airs pendant la marche. G. M.

Coruicularins. Sous-officier qui a comme insigne caractéristique à son casque un corniciilion. G. M.

Coruieiilniii. 1^ Petite corne;

2" Entonnoir en forme de corne;

3° Ornements en métal fixés au casque de chaque côté de l'aigrette et qui avaient la forme et la position d'une paire de cornes. G. M.

Corun. Tout objet fait de matière cornée, ou qui a la forme ou la position des cornes.

1" Cornes proprement dites des animaux, que travaillent, pour en faire divers ustensiles, les ouvriers spéciaux cornarii ou cornuarii; par extension ongle, défenses, dents, etmêmebec, etc. ; cornes données comme attributs à certains dieux;

2" Petits meubles en corne : coupes, entonnoirs, vases, lanternes, corne à boire, ou vase qui en imite la forme {rhyton) ;

3" Arc, à l'origine réellement fait en corne ;

4" Les deux bras de la lyre, qui, d'abord faits en corne, ont gardé ce nom, même quand ils étaient en bois ou en métal ;

5° Ornement en forme de cornes, porté sur le casque de chaque côté de l'aigrette et appelé aussi cornicidum;

6° Cor, instrument de musique militaire distinct de la tuha, de la bucina et du lituus, dont jouaient les coriiicines et qui a conservé le nom et la forme d'une corne, même quand il fut fait en métal. C'est une trompette recourbée et dont, pour plus de solidité, une lame métallique réunit les extrémités. Elle resscuiblait beaucoup à la bucina, mais en plus petit;

1" Les choses qui dans la nature ont une forme cornue : le croissant de la lune, la courbe d'un golfe, le sommet

d'une montagne à deux pics, etc.;

8" Les extrémités des vergues ;

9° Extrémités de la baguette de bois ou d'os {i/mbilicits) autour de laquelle s'enroulait le volumen ;

lO» Touffe de cheveux redressée sur le haut de la tête, coiffure des barbares du Nord;

11" Aile droite ou aile gauche d'une armée, d'une flotte, etc.; et, par extension, la droite et la gauche d'un emplacement quelconque, tribune, estrade, etc.;

12° Les cornes, faites avec les doigts écartés, pour éloigner un charme, etc.

Cornncopia (ou Cornu copîae).

Corne d'abondance, symbole de la fertilité, de l'abondance, du bonheur, que l'on rapporte en général soit au mythe de Jupiter et d'Amalthée, soit^au mythe d'Hercule et d'Acheloûs. C'est une corne à boire, remplie de grains et de fruits, et qui, dans l'antiquité, est représentée l'ouverture en haut, au lieu d'être renversée comme dans la plupart des œuvres d'art moderne. C'est l'attribut d'une foule de divinités : Bacchus, Gérés, les Fleuves, les Saisons, la Fortune, etc.

Corona ou Corolla (ou aussi Serluui). 1« Ornement circulaire de métal, de feuilles ou de fleurs dont on parait sa tête. Les anciens la mettaient pour accomplir des cérémonies religieuses, pour célébrer des fêtes, ou simplement pour se parer. Les femmes, à Rome, pouvaient seules porter en public des couronnes, tous les jours de Tannée : cela n'était permis aux hommes qu'à certains jours de fête. Los couronnes sont désignées par les épithètes de sacerdotalis, funebris ou sepulchvalis, convivialis, nuptialis, natalitia, suivant les circonstances dans lesquelles on les porte, ou bien de lonc/a, elriisca ou lemniscala, paclilis ou pleclilis ou plena

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ou torta, sutilis, tonsa ou toiisilis, nectilis, radiata, pampinea, suivant leur forme ou la matière dont elles sont faites.

Les couronnes étaient aussi des récompenses militaires et, suivant le motif pour lequel elles étaient accordées ou la matière dont elles étaient faites, on les désignait par les épithètes de obsidionnlis ou (jraminea, civica, muralis, navalis ou classica ou rosfrata, castrensis ou vallaris, triumphalis ou laurea ou provincialis. ovalis ou myrtea, et oleagina ;

2° En terme d'architecture, corniche, ou partie seulement de la corniche, ou même large plate-bande qui s'avance au-dessus du filet, appelée encore de nos jours couronne.

Corona castrensis ou vallaris. (fîg. 109).

Couronne d'or offerte au soldat qui avait le f'S- 109premier pénétré dans le retranchement ennemi. Elle était en or et décorée d'ornements en forme de palissades (Vallum). G. G.

Corona civica (fig. 110). Couronne civique. Une des récompenses militaires les plus honorables. Elle était décernée au soldat qui avait sauvé la vie d'un citoyen romain dans une bataille et quelquefois accompagnée de cette inscription :

ob civem servafum. Elle de feuilles de chêne, d'abord de feuilles d'yeuse (ilex), puis de l'espèce appelée aesciihis, puis de chêne commun [quercus). 11 y avait des règles très sévères pour la collation de cette récompense : il fallait non seulement avoir délivré un citoyen en péril, mais avoir tué son adversaire et être resté

maître du terrain, et c'était le soldat sauvé, qui devait, en personne, attester sa délivrance. A l'origine, c'était lui qui la remettait à son bienfaiteur, en public, sur un tertre ; plus tard, ce fut l'empereur ou ses représentants. Une fois accordée elle pouvait être toujours portée et conférait de grands privilèges ; le soldat avait sa place à côté du sénat dans les théâtres, et les sénateurs se levaient à son entrée. Lui, son père et son grand-père étaient exempts de tout impôt et la personne sauvée avait envers lui les mêmes obligations qu'un fils envers son père. On en délivra plus tard aux empereurs pour avoir sauvé l'État, avec l'inscription ob cives servatos. G. M.

Corona classica. Couronne navale.

Récompense donnée au matelot qui montait le premier à l'abordage d'une embarcation ennemie et au chef d'une flotte qui avait détruit la flotte ennemie ou gagné une victoire signalée. Elle était en or et tantôt décorée d'éperons de navire ( corona classica rostraia ), tantôt ornée d'avants de navire(co?'o«a classica navalis). G. M.

Corona con^ivîalis. Guirlande de feuilles et de fleurs (myrte, laurier, violette, et surtout rose) dont on se couronnait dans les festins. C'était un usage grec; mais les Romains ne se montraient jamais en public avec ces couronnes. G. M.

Corona ninralîs. Colonne murale.

Récompense donnée au soldat qui le premier avait escaladé les murs d'une ville assiégée.

Elle était en or, et ornée de tours, sur toute sa circonférence (Fig.

111). C'est l'emblème f'S- '"• avec lequel on représente d'ordinaire Cybèle. G. M.

Corona obsidionalis. Cette cou-

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