DELA
2° Membre du sénat d'un luunicipe ou d'une colonie ; d"où le nom d'ordo decurioninn donné au sénat.
Decnrsio. Manœuvre militaire dans laquelle les troupes simulaient un combat. Souvent, aux funérailles des généraux, on faisait autour du bûcher une manœuvre de ce genre. F. V.
Decassis. 1« Pièce de cuivre de 10 as, portant un x, au droit et au revers, comme désignation de valeur :
2° On nomme aussi deciissis le centre géométrique du temple augurai, celui où se coupent le cardo et le decumanus.
Dédient io. Acte par lequel un magistrat spécialement désigné pour cette cérémonie oti're une chose aux dieux.
La dedicatio est une des cérémonies qui font de la chose une res sacra (Voir ce mot).
Deditio. 1» Acte par lequel une ville se soumettait et livrait au vainqueur ses habitants et ses monuments:
■1" Acte par lequel une cité livrait à Une autre cité, soit l'auteur de la violation d"vm traité, soit le général qui avait fait à l'autre cité des conditions de paix non approuvées ensuite par sa propre cité (Voir Sponsio). Les fétiaux (Voir Fetiales) faisaient déshabiller le coupable, lui liaient les mains et le livraient à l'ennemi.
Dedilieii. Peuples vaincus et forcés à la reddititiu : l'expression dediticii, chez les auteurs classiques, exprime simplement ce fait et nullement une situation politique spéciale et déterminée. Ce n'est que chez les jurisconsidtes que l'ennemi soumis, qualifié de dediticiiis, est assimilé, par là même, aux alfranchis de la dernière catégorie.
Deduetio, dedncere eoloniaiii.
Conduite des colons dans leur établissement.
Voici comment on procédait, sous la surveillance des triumviri curatores coloniae deducendae, pour partager le
territoire cultivable d'une colonie (militaire ou autre). Les quatre points cardinaux déterminés, les açivimensoves (Voir ce mot) traçaient le cardo maximus (Voir ce mot) et le decumanus maximus (Voir Decumanus'). La limite extrême était marquée par des bornes {arae). Le territoire était subdivisé en centuries, par les cardiiies, et les deciimani tracés ensuite (dits aussi limites). Aux points de rencontre de deux limites (Voir Limes) une borne était placée portant le numéro des deux limites. Certains territoires, hors limite, ou même compris dans la limite, n'étaient pas mesurés [loca relicla). On tirait ensuite au sort les portions {sortes).
C'étaient les curatores, la toge nouée à la mode gabinienne [cinctiis f/ahiniis), qui traçaient à la charrue la limite de la colonie en ayant soin de soulever la charrue pour interrompre le sillon là où il devait y avoir des portes.
Dcdnctîo uiulieris. Solennité religieuse se rattachant au mariage (accompagné ou non accompagné de manus). La femme est solennellement conduite chez le mari ; celui-ci lui oifre l'eau et le feu, pour marquer qu'elle participera désormais aux sacrifices domestiques (Voir Sacra); et la femme, en entrant, prononce cette formule sacramentelle : Ubi tu Gains er/o Gaia.
Lorsque le mariage n'est pas accompagné des solennités conférant la manus, la deduetio est un des rares indices qui distinguent le matrimonium du concu- Ijinatiis (Voir ces mots).
Delator. i" Citoyen qui intentait une accusation criminelle devant les tribunaux. Sous la République, les accusations, surtout contre les magistrats sortant de charge, étaient très fréquentes ; sous l'Empire, la délation, encouragée par la loi de lèse-majestc qui assurait au délateur le quart des biens
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du coudaïuiié, devint un lléau que Titus et ïrtijau essayèrent vainmiient de l'aire disparaître; elle dura jusqu'à la fin du Bas-Empire ;
2° Dans un sens spécial, h; délai or était un citoyen qui recherchait les biens vacants [bona vacantiu) mi sur lesquels le fisc avait un droit qu'il n'avait pas perçu, pour les dénoncer aux agents du fisc moyennant récompense [praemium délai oriinn). P.
Dclegatio. Acte par lequel un débiteur charge une autre personne d'accomplir son obligation. A, créancier, inscrit sur son codex (Voir ce mot) que B, premier débiteur, a payé sa dette (par exemple, 200 deniers), et qu'un tiers, C (pi'ésenté par B), a emprunté à A 200 deniers. Ainsi la dette est transférée de A à C.
Delictuiii. Fait illicite contraire au droit d'un particulier {delictum privatiim) ou à la sécurité de la société {delictum publicum ou crimen). Le delictum privation fut tour à tour puni par la vindicta et la poena (Voir ces mots). Il y a quatre délits privés : le furtum, la rapina, le damnum injuria datiim, V injuria.
Delpliicii iiieiisn. Petite table en forme de cuvette sur laquelle ou plaçait les ustensiles de ménage. Elle reposait sur trois pieds terminés lU'dinaircment en griffes d'animaux, reliés en haut par des attelles et richement décorés de feuilles ou de figures sculptées. Peut-être servait-elle aussi aux cérémonies sacrées dans l'intérieur de la maison. On l'appelait Delpliica. par analogie avec la table sur laquelle s'asseyait la Pythie de Delphes pour rendre ses oi'.icles. F. V.
Ui'liihi'iiiii. 1" l.icu où se l'aisaieid,
les ablutions précédant les sacrifices;
2" Par (îxtensiou : saïuUuaire.
I)«'iiiriisiiiii. Italion (h^ vivres que
l'on (lislribuait aux esclaves, pour leur
noiirrilurc. (ous les joiu-s ou tous les mois. F. V.
Doniinufio capitis. On appelle ainsi uiu' nuu't civile suivie d'une résurrection. Le mot latin deminutio signifie, non diminution, mais suppressicni, anéantissement : la deminutio capilis est donc, un anéantissement de la personnalité juridique. Cet anéantissement est suivi d'une renaissance plus ou moins conqjlète, suivant que la deminutio est viinima, média ou ma.rima. La deminutio maxima est la perte de la liberté : l'individu déchu n'acquiert aucun état nouveau; la renaissance est presque nulle. La deminutio média est la perte de la cité ; l'individu déchu devient citoyen ailleurs, ou pérégrin à Rome. La derninulio minima est la perte de la famille; ici, le minutus ne tombe pas nécessairement dans une situation inférieure; lorsque la fille est donnée in manum, lorsque l'individu possédé in mancipio est affranchi, il y a deminutio minima sans que la situation de l'intéressé soit inférieure à son ancien état. Deuariu!i>. Pièce d'argent valant 10 as. Elle portait, comme indication de la valeur, un x (fig. 127). Dans la suite (à
partir de 217 avant.!. -C), le dcuicr valut IG as. Il perdit de sa valeur réelle st)us l'Enqnre, à mesure que la proportion d'argent employé dans l'alliage alla en diminuant. — Auxdeux derniers siècles de la llépublifpu^ le denier représente
0 fr. SdC) de notre monnaie; sous l'Einpirc, depuis Nènui juscpi'à Caracalla,
1 Ir. OTi.
-^0, vers, tas