‹ Lexique des antiquités romainesChapitre 84 sur 233 · DOCT · texte numérisé non relu

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conjugal. 11 semble qu'à l'origine le mariage par confarveatio ait été à peu près indissoluble : la difj'arreatio n'était permise que si la femme, reconnue coupable d'un crime, était condamnée à mort par le tribunal de la famille.

Mais les autres formes du mariage (//s»5, coemptio) qui ne consistaient qu'en un contrat civil, sans valeur religieuse, admettaient le divorce. L'époux avait le droit de répudier sa femme {claves adimere ou exir/ere), en rompant toute communauté avec elle par la formule :

tuas res t'ibi liabito ou tuas res tihi açfito. L'épouse avait le même droit.

Les divorces, extrêmement rares au début de la République, allèrent en se multipliant d'une façon scandaleuse et dangereuse pour l'existence de la famille, dès le i'^'" siècle avant J.-C. Ils avaient lieu pour les motifs les plus futiles, ou sans autres motifs que la passion ou le caprice individuel, et n'étaient restreints par aucune règle.

Aussi, jusqu'à la fin du paganisme, futce une chose rare et, par suite très honorable, pour une femme de n'avoir eu qu'un époux. Voir Matrimonium.

Doctores. Maîtres spéciaux qui, dans les ludi gladiatorii, apprenaient leur métier aux tirones (Voir Tiroj. P.

DudrauN. Les 3/4 d'un as ou d'une unité finelconque.

Dolabra. Instrument tenant à la l'ois de la hache et du pic. 11 se composait essentiellement d'une pièce de fer, fixée à un long manche de bois et terminée d'un côté en forme de pointe et de l'autre en une lame forte et tranchante (fig. 130).

C'était surtout l'outil des bûcherons et des ter- '''iff- i" rassiers.ll èl.-iih-iMssi (MM|)lovê;'i Tan

Fier. 131.

On l'employait quelquefois encore pour immoler les victimes, moins fréquemment que la securis (Voir ce mot).

Doliiiiu. Grand récipient de poterie, de forme sphérique ou oblongue (fig. 131) et muni d'une ouverture ronde.

On y renfermait le vin, l'huile, le blé, et, d'une manière générale, on s'en servait comme des tonneaux actuels. Dans les caves, les dolia étaient fichés dans la terre. 11 y avait aussi des dolia en bois, semblables à nos tonneaux; ils portaient plus particulièrement le nom de cupa (Voir ce mot). G. M.

Dolon. Épieu, bâton armé d'un fer très court et aigu, ou sorte de canne à épée. G. M.

Dohis. Manœuvres ayant pour bul de tromper une personne et d'extorquer son consentement à un acte. Le droit civil ne punit jamais ces manœuvres et n'annule jamais le consentement de, la personne trompée. Le droit prétorien les punit, lorsqu'elles sont entachées de fraude {dolus 7nalus). Il donne à la personne trompée : «) avant l'exécution de l'engagement, Vexceptlo doit, que la personne trompée opposera, en justice, aux réclamations de son co-contraclant et qui la dispensera d'exécuter l'engagement; b) après l'exécution, pendant un au, Vactio de dolo, que la personne trompée intentera à l'auteur du dol (que ce soit le co-contractant ou un autre individu) et qui donnera moyen (rdblcnir indcumitr du préjudice causé.

Doiiiiniiim. Forme du droit de propr-iêtr, la seule que connût le droit romain primitif. Elle confère le pouvoiiabsolu de disposer de la chose, d'eu exclure aulrui, r| inênir de la driruire

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