DONA
{jus iitendi, fruendi, abiitendi). Il faut remarquer que : 1» seuls les citoyens [quirites) étaient susceptibles d'exercer le dominium; 2° sur les terres des provinces, un particulier ne peut exercer aucun domininm; 3" enfin, certains modes dacquisition de la propriété ne suffisent pas à transférer le dominium :
par exemple, si une res mancipi (Voir Mancipium; est acquise par trudilio (Voir ce mot), l'acquéreur n'en a pas le dominium; on dit seulement qu'il a la chose dans ses biens [in bonis habei-e), qu'il en a la possessio et l'ancien propriétaire conserve sur cette chose un droit abstrait de propriété, assez illusoire du reste [dominium nudum). Pour corriger le preuiier inconvénient, le droit prétorien développe le système de j>ossessio (Voir ce mot) : un pérégrin même peut détenir une chose à titre de possess07\ Pour corriger le second inconvénient, on donna aux particuliers possesseurs des terres provinciales un droit de propriété spécial qu'on appela jjroprielas. Enfin, dans le troisième cas que nous avons signalé, le nudum dominium du vendeur cessait, et l'acheteur, de possessor, devenait dominus, lorsque la possessidu avait duré un certain temps (Voir Usucapio,.
Doniu!«. Dans les temps très anciens, la maison du patricien se composait essentiellement d'un atrium (Voir ce mot). A l'époque des guerres puniques, les riches Romains commencent à se bâtir des demeures plus luxueuses. Dès lors, la maison particulière (Ug. 132) se compose ordinairement des parties suivantes : le vestibulum (A), ïatrium (B), pièce de parade entourée de salons à droite et à gauche [alae) (C). Au fond est le lablinum (D), à droite et à gauche duquel sont des corridors (fauces), ;E) qui mènent au perislylium [G], cour à colonnes entourée de chambres (H) à coucher [cubiculuui doruiiloviuui], à
manger [triclinium], de salies de bains [balneum), de parloirs et de salons [exedra, diaeta). Au fond du perislylium est un salon [oecus) (I) qui donne sur le jardin [hortus) (K). Sous le jjerislylium sont les sous-sols et les caves [cella, crypla). Un escalier mène aux chambres d'esclaves [cellae familiaricae) et aux greniers. Le rez-de-chaussée dans les malsons de rapport était occupé par des boutiques (M) où l'on avait accès par la rue, mais qui ne communiquaient pas avec la maison (Voir aussi Insula}. P.
Donariaui. 1» Chambre où était gardé le trésor du temple;
2° OUrande votive. 11 y en avait de toutes sortes et de toutes valeurs (dépouilles de guerre, autels, objets précieux, objets de terre cuite, ex-votos représentant le membre ou l'organe malade dont im avait obtenu la guérison, etc.). (i. G.
Douatio. Acte par lequel une personne se dépouille gratuitement, au profit d'une autre, d'une partie de ses biens. Soit qu'où livre ce don, soit qu'on le promette, soit qu'on remette une dette, il y a donalio. On distingue deux sortes de donations : 1° la donation entre personnes vivantes : elle est en principe irrévocable. Cependant la loi Cincia (204 avant J.-C.) fixa un taux [leyilimus modus) que la donation entre vifs ne pouvait excéder, à moins qu'elle ne s'adressât aux cognali ou à l'époux. Dans le cas où la donation excédait ce taux, le donateur pouvait la révoquer tant qu'il ne s'était pas entièrement dessaisi de ses droits sur la chose donnée : ainsi, si le donateur s'était borné à faire la tradition d'une res mancipi (Voir Mancipium et Traditio) et que ce don dépassât le taux de la loi Cincia, il pouvait reprendre la chose; au contraire, s'il avait fait à la fois mancipation et tradition de la chose (Voir Mancipatio ,