‹ Lexique des antiquités romainesChapitre 9 sur 233 · AES · texte numérisé non relu

AES

Fie. 6.

instrument de cuivre et plus généralement d'un instrument à vent.

Aeqnipoiidinni* Poids mo))ile usité pour les balances à fléau. On le suspendait au moyen d'un anneau sur le bras le plus long du fléau et il pouvait glisser sur les divisions tracées. Il avait très souvent la forme d'une tête ou d'un animal (fig. 6).

Aerariî. lo Ouvriers militaires qui travaillaient le cuivre ;

2° Citoyens non inscrits dans les tribus : ils paient, non le tribut proportionnel à la fortune [tributum], mais une capitation {aes). On distinguait deux classes d'aei'arii : ceux qui n'avaient jamais été inscrits dans les tribus ; c'étaient les habitants des villes annexées mais non assimilées, on les appelait cives sine suffragio; ils étaient soumis à toutes les charges publiques, devaient servir dans l'armée, mais ne possédaient ni le droit de vote ni le droit d'appel au peuple {provocatio) (2) ; ceux qui avaient été éliminés des tribus, soit pour toute leur vie à cause d'un déshonneur notoire {infamia), soit pour cinq ans par l'eflet d'une flétrissure que prononçaient les otniseurs {nota).

Acrarinui. Trésor du peuple romain, appelé Aerarinm Salurni, parce que l'argent était déposé dans le temple de Saturne, au pied du Capitole.

L'administration en fut confiée pendant toute la Uépublique aux deux questeurs urbains. Sous l'Empire, r«e»'rt?"tMm continua à être la caisse nationale, par opposition au fiscns, (jui était le trésor

spécial de l'empereur. Il dut suffire à la majeure partie des dépenses faites dans le domaine du sénat (Rome, Italie, provinces sénatoriales). Il était alimenté par les recettes perçues sur ce domaine ; mais il eut à souffrir constamment des empiétements du fisc. Il fut administré successivement par deux praefecti aerarii de 28 à 23 av. J.-C. ; par deux praelores aerarii de 23 av. J.-C. à 44 ap. .l.-C. ;par deux qiiaestores aerarii de 44 à 56 ; et de nouveau par deux praefecti aerarii depuis cette date.

Au commencement du m'' siècle, ce n'était plus qu'une caisse municipale.

Le fiscus est, à cette époque, le seul et vrai trésor d'Etat.

Aerarinm niilitare. Caisse de retraite militaire fondée par Auguste en 6 ap. J.-C, et constituée avec un capital de 170 millions de sestei'ces.

Elle fut alimentée dans la suite par deux impôts, le premier prélevé sur la transu)ission des biens par héritage, le second sur les marchandises. Elle était administrée par trois praefecti aerarii militaris.

Aerarinm sanctîus. Fonds de réserve alimenté, sous la République, par les produits de l'impôt sur les affranchissements. L'or y était versé sous forme de lingots.

Aero. Panier de jonc ou d'osier. On s'en servait pour porter des graines, du sable, etc. Les soldats l'employaient « comme gabions pour la construction des retranchements. G. M.

Aes. Cuivre, airain. C'était le métal monétaire primitif romain. 11 fut d'abord employé brut, le morceau de cuivre représentant par son poids l'équivalent d(! l'objet acheté {aes rude). A partir du règne de Servius Tulllus apparaît la monnaie poinçonnée par l'État {aes .sù//irt/«m); c'étaient encore des lingots, mais des lingots portant une figure d'animal. L'«es rude aussi bien qut>

Page 1