FOR M
proue à la poupe (Voir Puppis) ; couloirs pour le passage des matelots, etc. ;
2" Échafauds en bois, galerie de théâtre ;
3° Planches qui divisent horizontalement les ruches en compartiments superposés ;
4» Petits sentiers ménagés entre les planches d'un jardin. G. M.
Foris. Battant de porte toujours en bois et le plus souvent orné de plaques d'ivoire ou d'écaillés. Les battants s'ouvraient d'ordinaire en dedans (Voir Janua). Difores ou le pluriel Fores indiquent les deux battants. G. G.
Forma. 1° Moule pour fabriquer les terres cuites, les briques, pour les métaux fusibles ; forme de cordonnier;
2" Canal d'un aqueduc ;
3" Plan d'une ville , d'un territoire, d'un domaine. Le plus célèbre est celui de la ville de Home, gravé sur marbre et atliché contre les murs du Templum sacrae Urhis, à côté du forum ; on en possède encore plusieurs fragments.
On donnait le nom de Forma censiialis au cadastre de chaque commune, suivant lequel l'impôt était réparti.
Par extension, on désigne sous le nom de forma un arrête, un décret de l'empereur ou d'un magistrat, destiné à poser les principes d'une matière, à servir de base à toute réglementation postérieure.
Foriiiaceii<$ (paries). Mur en pisé, maçonnerie en terre argileuse coulée entre des planches formant des sortes de moules. G. M.
Foriiiido. Épouvantail. Corde garnie de plumes de ditlerentes conleurs pour cllrayer les animaux et pour les pousser dans des pièges ou des filets tendus. Voir Venatio. G. M.
Foriiiiila. 1» Formula ccnsendi ou Ici- cr/isi/i censendo, proclamation dans laquelle les censeurs, à leur entrée en
charge, indiquent conuuent ils entendaient estimer et taxer la propriété, régler la conscription, etc. ;
2» Écrit du préteur. La procédure des actions de la loi (Voir Actio legis) était réservée aux citoyens. Lorsqu'une contestation s'élevait entre Romains et pérégrins, le préteur pérégrin ou le préteur ui'bain qui le remplaçait, déterminait au juge, chargé de statuer, sur quel point il devait poi'ter son examen et quelle décision il aurait à prononcer s'il reconnaissait la vérité des faits allégués par l'une des parties. Ce document envoyé par le préteur au juge s'appelait formula. — La loi Aebutia au vic siècle et, plus tard, les lois Juliac, étendirent aux procès entre citoyens la procédure dite formulaire, caractérisée par l'emploi de la formula.
Sous le régime de la procédure formulaire, la distinction des deux phases du procès : jus et judicium, est plus nette encore que sous le régime des actions de la loi.
Première phase : le procès se déroule devant le magistrat, in jure. Le demandeur et le défendeur comparaissent.
Le demandeur fait connaître ses prétentions et indique l'action qu'il prétend exercer. Le magistrat peut refuser l'action : 1" si la prétention du demandeur n'est pas sanctionnée par le droit et que le magistrat juge inopportun de compléter cette lacune du droit en créant une formule nouvelle; 2" si le défendeur invoque immédiatement un moyen de défense qui évince nettement la prétention du demandeur ; 3° si le défendeur olfre satisfaction au demandeur. Mais, le plus souvent, le magistrat accorde l'action ; il délivre aux parties une formula. Elle débute par la désigiuilion du juge : jude.v esto ; elle est une instruction adressée à ce juge.
Toute fornude doit contenir une i)hrase exprimant les conclusions du dcniau-