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(leur ; cette partie de la formule sappelle inlentio; elle est rédigée sous tonne conditionnelle ; par exemple, lorsque le demandeur, Aulus Agerius, réclame la propriété d'une chose, la formule sera : Si paret rem, ex jure Quiritiiim, Auli Af/erii esse, condemna ; si non paret, absolve. — Si le défendeur, sans contester directement la prétention du demandeur, prétend qu'au nom de léquité elle doit être écartée, le magistrat insère dans la formule une exceptio, par laquelle il ordonne au juge de tenir compte de cette circonstance accidentelle invoquée par le défendeur :
par exemple, Aulus Agerius est devenu créancier, mais son débiteur s'était engagé par surprise, par l'effet d'un dol ; le magistrat introduit dans la formule l'exception de dol ; si le juge estime qu'il y a eu dol, il reconnaîtra le bien fondé de cette exception et évincera le demandeur. Le juge peut aussi insérer dans la formule une praescriplio; la plupart des praescriptiones sont dans l'intérêt du demandeur : si un fait juridique peut donner naissance à plusieurs actions, le demandeur, en réclamant l'une de ces actions, se fait reconnaître, par une pi'aescriplio, le droit de réclamer une autre action, s'il échouait dans la première.
Deuxième phase : le procès se déroule devant le juge, in jiidicio. Dès lors, le demandeur perd son ancien droit sur l'objet même qu'il réclame; il obtient un droit nouveau, le droit sur une condemnatio pécuniaire prononcée à son profit contre son adversaire. On marque ce moment du procès en disant qu'il y a litis contestatio. Le juge suit les indications de la formule, vérifie les faits allégués par les parties, et condamne ou absout. Régulièrement la condemnatio est pécuniaire. Parfois pourtant, le magistrat a inséré dans la formule une clausula arbitraria. par
laquelle le juge reçoit le droit de condamner le défendeur à fournir à son adversaire toutes les satisfactions auxquelles le juge estime qu'il est en droit de prétendre, ou, en cas de refus, à payer au demandeur une somme fixée par le demandeur lui-même : dans ce cas, le demandeur a de fortes chances pour obtenir en nature l'objet même de sa réclamation ; car le défendeur peut toujours craindre que son adversaire ne réclatne une trop forte condamnation pécuniaire.
La procédure formulaire et la distinction du jus et du judicium tombèrent lentement en désuétude, sous l'Empire.
Le magistrat, sous l'Empire, fut peu à peu considéré comme un délégué de l'empereur, et à ce titre il prit l'habitude de statuer lui-même extra ordinem, c'est-à-ilirc sans juge. De plus, depuis la publication de l'Édit perpétuel, le magistrat, lié par les prescriptions de cet Édit et ne pouvant lui-même créer aucune innovation juridique, devint un agent d'application de la loi existante ; et son rôle, ainsi, allait se rapprochant de celui du judex. Dioclétien prescrivit aux magistrats de se réserver autant que possible la connaissance des procès :
ce fut la fin de la procédure formulaire.
3" Formula ou lex munkipii, coloniae, constitution locale donnée aux municipes par un envoyé du peuple romain possédant Yimperium.
Fornacalia. Fêtes des curies en l'honneur de la Dea Fornax, sorte de Vesta; elle était célébrée en février; Je sacrifice était offert par le curio maximus, sur le forum.
Fornacala. Diminutif de fornax ; spécialement fournaise pour la fonte des métaux.
Fornax. \" Four à potier; — la figure 147 représente un four de potier découvert en Angleterre ; les poteries
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étaient déposées à la partie supérieure : la porte donnait accès dans le brasier,
Fig. 147.
destiné à élever la température ;
2° Haut fourneau (fornav aeraria)\
3° Four à cliaus [fornax calcaria) ;
4° Four à chauffer les bains {fornax balnei). P.
Fornix. 1° Voûte, cintre ; d'où arc, monument élevé pour rappeler la mémoire d'un grand homme et orner les villes. L'expression arcus triump/ialis est strictement réservée aux arcs élevés pour commémorer un triomphe (Voir Triumphus) ;
2" Petite chambre voûtée, comme il y en avait dans les maisons pauvres et mal habitées ; d'où, lieu de prostitution.
Furuins. Petite bibliothèque mobile, dans laquelle on ne mettait que quelques livres favoris et qui était facilement transportable. F. V.
Foruui. Espace découvert où s'assemblaient à certains jours les habitants d'une région déterminée pour y faire du commerce; foire, marché. A Rome, les gens de la campagne venaient à date fixe offrir leurs denrées ou leurs bestiaux aux citadins; tel est l'origine du forum olilorium, marché aux légumes ; forum boarium, marché aux bœufs, etc. Comme ces places étaient, en môme temps que des lieux de com-
merce, des endroits de réunion très fréquentés où l'on s'occupait des affaires de la cité et de son territoire, le mot forum, dans un sens restreint, fut particulièrement employé pour désigner la grande place, la place publique d'une ville, le centre politique et social de la vie à Rome et dans les municipes.
Généralement, le forum consistait en un rectangle dallé entouré de portiques, autour desquels s'élevaient les monuments nécessaires à l'existence de la cité, la curie où se tenait le Conseil municipal, la basilique où se traitaient les affaires de bourse et où se rendait la justice, le tabularium ou archives de la municipalité, un ou deux temples, la tribune aux harangues, des boutiques.
Tout autour de la place étaient disposés des piédestaux qui portaient des statues (empereurs, personnages illustres de l'État romain, gloires municipales).
Tous les forums italiens ou provinciaux n'étaient que la copie du forum romanum, la plus grande de ces places publiques de la Rome primitive, et la plus ancienne, celle où se réunissaient les sujets de Romulus, établis sur le Palatin et le Célius, et les Sabins de Tatius, qui occupaient le Capitolc et le Quirinal. Les études théoriques faites par les savants de ce siècle et les fouilles exécutées depuis 1870 ont permis de se rendre un compte à peu près exact de ce qu'était le forum à l'époque républicaine et surtout à l'époque impéi'ialc.
1° Forum à l'époque républicaine.
Réduit à ses édifices principaux (fig. 148) le forum de l'époque républicaine comprenait, sur sa face septentrionale :
La prison d'État dite Tullianuin (Voir Carcer) ;
Le temple de la Concorde, et, à côté, la basili<[ue Opimia.
Le portique des DU Consentes;
Le temple de Saturne, qui servait de
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trésor public (Voir Aerarium).
Entre le temple de Saturne et le tcm-
Fig. iw.
pie de la Concorde, la voie sacrée, montant en pente vers le Sud-Ouest, prenait le nom de Cliviis CapitoUnits.
Au nord-ouest s'étendait le Comilhim, esplanade rectangulaire pour les réunions électorales où l'on remarquait la Ciiria Hostilia, destinée aux séances du sénat; on y accédait du Comitium par un escalier. Sur le Comitium s'élevaient : les Rostra vêlera, tribune aux harangues assez élevée, qui était contiguë au forum ; la Graecostasis, plateforme entourée d'une balustrade où les ambassadeurs étrangers attendaient les décisions du sénat; \esenaculum ou salle d'attente réservée aux sénateurs, etc.
L'espace qui faisait face au Comitium, du côté du sud, le long de la voie sacrée, était abandonné aux marchands; ils y avaient établi leurs boutiques [tabernae veteres) ; les tahernae novae que l'on bâtit, quand on se trouva trop à l'étroit de ce côté, étaient, au contraire.
vers le nord-est. Le temple l'ond de Vesta s'élevait également à côté de la voie sacrée. Auprès se trouvait la Regia, ancienne maison du roi Numa, utilisée dans la suite pour la demeure du grand pontife.
Le forum était encombré de statues de toute sorte; on y laissait môme pousser des arbres célèbres par les événements auxquels ils avaient été mêlés (figuier ruminai, sous lequel la louve avait allaité Romulus et Rémus).
2» Forum sous l'Empire. Jules César, Auguste et les empereurs modifièrent profondément l'aspect du forum de l'époque républicaine; le plan reproduit à la figure 149 permettra de s'en rendre aisément compte. Les numéros qui y sont portés désignent :
1. Le Tabularium, où étaient conservés les archives de l'État. 11 fermait le forum du côté du Capitole ;