‹ Lexique des antiquités romainesChapitre 99 sur 233 · GLAD · texte numérisé non relu

GLAD

2° Grosse coiOure plate et ronde, de couleur blonde, noire ou rougeàtre, que portaient les acteui's avant l'introduction du masque. Imitant la couleur des cheveux, elle servait à distinguer les personnages;

3» Puis ce fut une espèce de coiffure qui embrassait étroitement la tête, comme un casque, une perruque.

(lialli. Prêtres de la « Mère des Dieux » [Mater Magna).

Oallicae. Chaussure gauloise. C'étaient des souliers bas, à semelles très épaisses, pai'fois doubles ou triples, et sans talon. Le dessus avait la forme des galoches actuelles; cependant il était quelquefois lacé. L'usage des <jallicae se répandit principalement sous l'Empire. G. AL

Garuni. Saunmre, mélange de sang, d'entrailles et d'œufs de jjoissons de mer, usité dans la cuisine romaine.

Ganlns* 1" Vaisseau arrondi, à coque ventrue, employé surtout par les marchands. VoirNavis;

2" Vase arrondi, d'usages variés.

<])ansapa (fiausape ou Gansapnui). 10 Étoffe de lin, d'un côté pelucheuse et douce de l'autre, dont on faisait les poenulae et les couvertures de table ou de lit;

2° Perruque blonde faite des cheveux des feunnes germaines. G. .M.

(ieiiiiuî. Signe du Zodiaque. Voir Zodiacus.

(icnialis. Voir Lectus.

(«enius Anju;iisti. Voir Compitum.

GcuM. C'est l'ensemble de; personnes du même nom qui, sans pouvoir prouver leur parenté , se regardent connue descendant toutes d'un auteur conuuun. Si les gentiles (meml)res de la même gens) pouvaient prcniver la parenté (pii les unit, ils seraient

agnaii (Voir Agnatio). Les gentiles étaient désignés par un même nom [nomeii genlilicium : par exemple, Sempronii dans la gens Sempronia; Cornelii dans la gens Cornelia, etc.). Certaines gentes avaient des sacrifices et des sanctuaires communs. — A l'origine, il n'y avait que des gentes patriciennes; les patres, qui siégeaint au sénat, étaient des chefs de gentes. 11 se forma, peu à peu, des gentes plébéiennes et aussi des gentes mixtes, composées en partie de familles patriciennes, en partie de familles plébéiennes. Ci<entile«>. Voir Gens.

Gladiator. Les combats des gladiateurs, une des coutumes les plus odieuses dont l'histoire fasse mention, ont pourtant, à l'origine, marqué un progrès des idées d'humanité ; ils semblent bien, en etfet, dans les jeux funèbres des Étrusques, auxquels les Romains les ont empruntés, avoir remplacé les sacrifices humains qu'en des temps plus anciens on offrait aux dieux et aux morts. Introduits à Rome en 490 avant J.-C, par M. et D. Brutus, les combats de gladiateurs eurent leur plus grande vogue sous l'Empire. Le christianisme fut longtemps impuissant à en faire passer le goût. Les gladiateurs étaient, soit des prisonniers de guerre, soit des esclaves condamnés à mort, soit des criminels. Bien que ce métier fût regardé comme infamant, des Romains libres, qui avaient dissipé leur fortune, s'y résignaient avec assez de facilité (Voir Auctoratus). Un gladiateur ne combattait dans l'amphithéâtre qu'après avoir reçu une assez longue instruction préparatoire dans des écoles spéciales [ludi. gladiatorii. Voir Tirones, Doctores). Leurs armes étaient (litl'èrcntcs de celles des soldats, bizarres et monstrueuses. Us étaient divisés en nombreuses catégories, suivant leur façon de combatdv; ordinairement

Page 1