L'Arc d'Auguste
Postérieurement à Dioclètien on
ajouta encore de nouveaux monuments au l'orum, par exemple, la Basilique de Constantin et la Colonne de Phocas.
Auguste, Vespasieu, Nerva, Trajan en créèrent d'autres qui, communiquant les uns avec les autres , formaient coniMie autant d'annexés de l'ancienne place publique, du côté du Nord. Le forum de .Iules César était orné d'un teiiqile de Vénus Genitrix : il n'en reste plus rien actuellement; mais nous avons
FRAAI
FRUM
conservé des fragments de celui d'Auguste et surtout du grand forum de Trajan où s'éleva la Colonne Trajane, souvenir des victoires de Dacic. Presque tous les forums (foires) où se réunissaient plusieurs villages voisins devinrent dans la suite, par le fait même de l'agglomération régulière d'hommes sur un point, des cités. Ils gardèrent cependant leur ancien nom. Telle est l'origine des villes comme Forum Appii, Forum Julium etc.
On appelait encore forum, l'espace découvert voisin de la tente du général en chef dans un camp, où il offrait les sacrifices, haranguait les troupes, rendait la justice, etc. Voir Castra.
Frauiea. Lance des Germains, à tète de fer courte, mais aiguë. G. M.
Fraus. Acte par lequel le débiteur diminue son patrimoine et augmente ainsi son insolvabilité au détriment du créancier.
Frennin. Frein. Ce mot s'emploie souvent pour désigner le mors et la bride. M.-A. R.
Frigidarinni. Une des salles de bain que contenaient les thermes. L'air y
Fig. 150.
était maintenu à une température rela-
tivement basse, et l'on y voyait d'ordinaire une piscine d'eau froide (fig. 150).
Fritillas. Cornet à dés, de forme cylindrique et semblable au.K nôtres.
Frons. La base ou la partie supérieure d'un rouleau de papyrus, counne ceux dont nous donnons la représentation au mot Volumen. Elles étaient polies à la pierre ponce et teintes en noir.
Frontale. Bande ou plaque de métal précieux, que les femmes de haut rang portaient sur le front, et qui maintenait leur chevelure en les parant.
On décorait parfois aussi le front dos chevaux, des éléphants, etc., d'un frontale (le métal, soit comme ornement, soit comme annexe. G. M.
Frniiientarii. 1° Mai'chands de blé;
2" Sous l'Empire, troupe de police, à Rome, que le prince chargeait de missions spéciales, aussi bien dans la capitale que dans les provinces.
Frnnientalio. Distribution de blé faite aux indigents de Rome. La première loi frumentaire remonte auxGracques : elle fixait à 6 as i/2 le prix du modius, pour le froment que l'on vendait à la plèbe urbaine. Dès le milieu du icr siècle avant notre ère, il n'est plus question de vente à bas prix, mais de don gratuit de blé. Le nombre de ceux qui pouvaient prendre part à cette faveur fut limité par César et par Auguste ; il semble avoir été fixé à 200,000 pendant les trois premiers .siècles de l'Empire. On ne distribua de pain qu'au nic siècle et plus tard, à Constantinople.
Ceux qui avaient droit aux distributions gratuites recevaient une tessère [tessera frumentaria) qui constatait leur identité et leur permettait de toucher la part qui leur revenait. Le siège central des frumentationes ('tait le portique Minucia, dans la neuvième région.
Il paraît établi que ces secours n'é-
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taienl doiiiirs qu'à la pai'tic tout à luit misérable de la population.
■ Fncns. 1° Plante marine;
2o Teinture extraite de cette plante et mêlée à la pourpre. G. M.
Fiilgnr condiliiiii. Lorsque la foudre tombait, le rite romain exigeait qu'on expiât ce prodige par des otîrandes ; le rite étrusque, qui prévalut, exigeait que, sur remplacement foudroyé, on élevât un autel : la foudre était censée enterrée [condilum). Voir Bidental.
Fnllo. Foulon, blanchisseur et dégraisseur. Ils enlevaient d'abord tes taches et taboue des vêtements, en les foulant avec leurs pieds nus, dans des baquets d'eau mêlée de nitreet d'urine (flg. 151); ils achevaient ensuite le nettoyage en les rinçant à l'eau claire. Puis ils les faisaient sécher et les blanchissaient en les étendant sur une claie hémisphérique au milieu de laquelle ou brûlait du soufre, alors on les brossait avec une carde ou une brosse; enfin, on leur donnait un dernier apprêt, en les soumettant à une presse {pressnrium) qui en effaçait les plis et les lustrait.
La boutique des foulons s'appelait f'iillonica et fullonittm. Les vêtements des llomains étaient pour la plupart en laine blanche, il y avait un grand nouibrc de foulons, et leur corporation était une des plus importantes, entre tous les corps de métier. G. M.
Fnliiioiila. Double semelle, employée conti'e riumiidité ou pour grandir la taille. G. M.
Fitr. l.il.
Fiiiiiariuiii. Chambre située à la partie supérieure de la maison, où l'on conduisait toute la fumée des feux.
C'était une sorte d'étuve oîi l'on faisait sécher le bois, où l'on mettait le vin pour le faire vieillir, etc. . F. V.
Fiiuniiibnlns. Danseui' de corde.
C'est eu oDO avant J.-C. que les danseurs de corde parurent à Rome. Sous TEmpirc on les vit souvent dans les liidi Romani. Ils exécutaient des tours d'une adresse surprenante, se balançant, tantôt sur les deux pieds, tantôt sur un seul, tantôt sur la tête, traversant la corde les yeux bandés, etc. F. V.
Fiinale. 1" Corde ;
2» Flambeau fait de cordes ou de fibres enroulées en corde et enduites d'une matière combustible, cire, poix, etc ;
3" Lustre ou candélabre sur lequel on déposait ces flambeaux. G. M.
Fiiiifln. 1" Fronde. Arme de certains peuples barbares de l'antiquité, notamment des Baléares. 11 y avait dans l'armée romaine des frondeurs {fimdatorps) auxiliaires, tirés de ces nations. On ai'uiait aussi de la funda certains soldats pris parmi les capite censi. Ils n'avaient pas d'autre arme offensive ni défensive, et inquiétaient l'ennemi en lui lançant des balles de pierre ou de plomb {glandes) ;
2° Filet à pêche, épervier;
3" Sacoche ou musette. Portée par deux courroies, elle ressemblait à la fronde, dont la partie élargie, destinée à recevoir la balle, se trouve entre deux courroies destinées à lui imprimer le mouvement de rotation ;
i» Pour la mêuu! raison, chaton d'une bague. C,. M.
Fiiiiis. Corde, cordage de navire.
FiiiiiiM. Les funérailles se tirent d'abord la nuit, à la lumière des torches. Peu à peu, la mode s'introduisit d(>3
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enterrements solennels, en plein jour; de la vieille coutume, il ne resta plus que l'usage des torches. Les obsèques nocturnes furent rétablies par Julien.
En principe, c'est la famille qui fait les frais des funérailles {funus privatum). Par exception, et pour conférer au défunt une distinction particulière, un sénatusconsulte les met à la charge de l'État [f'iiims piiblicum). P.
Si le défunt appartenait au peuple, il était simplement porté au cimetière (Voir 'Vespillo, Sandapila et enterré (Voir Grematio, Inhumatio).
Los nobles, au contraire, recevaient de grands honneurs funèbres : un nombreux cortège d'amis ou de clients accompagnait leur convoi; en tète marchaient des musiciens et des pleureuses {praeficae) : le corps était précédé d'une troupe de gens à gage qui figuraient les ancêtres du défunt, le visage couvert de leurs imar/ines (Voir ce mot), vêtus du costume officiel que chacun d'eux avait jadis porté, montés sur des chars et entourés de licteurs.
Le mort était couché sur un lit de parade et porté par ses fils, ses proches ou ses héritiers (Voir Lectus funebris). On allait d'abord au forum où un éloge funèbre était prononcé [lauclatio), puis au cimetière. Là, le corps était enseveli ou brûlé (Voir Bustum, Rogus). Dans ce cas les cendres étaient recueillies, au bout de quelques jours, par les parents du mort, dans des urnes de marbre, de verre, d'argile (olla), puis déposées dans le monument funéraire. Voir Columbarium , Monumentum , Sepulchrum, Tumulus.
Furca. 1° Fourche à deux branches, avec un long manche et qui servait aux mêmes usages qu'aujourd'hui;
20 Instrument de supplice pour les esclaves ou les criminels ; il consistait en une fourche ou en deux pièces de bois assemblées en forme de V, dans les-
quelles on introduisait leur cou; puis on leur liait les mains aux deux branches de la fourche fig.l.j2).
Par extension , gibet, parce qu'on y fixait les condamnés dans cette position.
Fnriosns. Fou à intervalles lucides. Dans ses moments de folie, tous les actes qu'il faisait étaient nuls ; dans ses intervalles lucides, il devait être assisté d'un curateur. Voir Curatelai
Fnruns. 1" Four pour cuire du pain
Fig. 133.
comme celui qui est représenté à la figure 153 et qui a été découvert à Pompéi;
2° Boutique de boulanger;
3° Bain d'air chaud ou de vapeur, par opposition à balneii m, ha.in d'eau chaude.
Fnrtnin* Ce mot signifia d'abord une soustraction frauduleuse et désigna
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FUSU
ensuite toute disposition abusive de la chose d'autrui : dans ce dernier sens, le dépositaire, par exemple, qui se sert de la chose déposée, commet un fiirtiim. Primitivement, tous les fui' fa étaient punis par la vindicla (Voir ce mot). Les Douze Tables distinguent, suivant que le voleur est pris ou non en flagrant délit (fur manifeslus, fur nec manifestiïs). Lo. fur manifeslus peut être frappé de vergi'S, puis tué s'il est esclave, et rendu esclave de sa victime [addiclus] s'il était homme libre; le même traitement est infligé au fur nec manifestus dans la maison duquel la chose volée est trouvée à la suite d'une perquisition solennelle , lance licioque (Voir Lanx, Licium). Tout autre fur nec manifeslus doit payer à sa victime une 'poena (Voir ce mot) égale au double de la valeur de l'objet volé. Dans la suite, le furtum manifeslum fut puni d'une poena égale au quadruple de la valeur, ou bien poursuivi criminellement et puni comme un délit public (Voir Crimen). Outre cette action pénale, le volé pouvait intenter
au voleur une action, dite condiclio furtiva, ayant pour but d'obtenir la restitution de la chose.
Fiiseina. Fourche ou harpon, en général à trois dents, qui servait aux pêcheurs pour harponner le poisson (pêche à la fourchette), qui était donnée comme emblème au dieu de la mer et comme arme aux gladiateurs retiarii. G. M.
Fustnariniu. Bastonnade. Châtiment infligé aux soldats pour désertion, vol et autres fautes graves.
C'étaient les camarades du condamné qui le frappaient de verges [fuslis). Ce supplice amenait en général la mort; si le patient résistait, il lui était pourtant permis de s'enfuir, mais il ne devait jamais reparaître dans son pays natal. G. M.^
Fnsas. Fuseau, tige de bois alourdie par im verlicillus, à laquelle les fileuses attachent et enroulent les fibres de la quenouille à. mesure qu'elles les tressent en fil sous leur pouce, en faisant tourner en l'air le fuseau.
Gabinns (ciuctns). Maniin-c spéciale «le porter la toge empruntée par les Romains aux Gabiens. Elle consiste à nouer à la taille l'extrémité de la toge au lieu de la rejeter sur Tépaule gauche et d'en lormer ainsi une ceinture: de la sorte les deux bras étaient libres. Introduite par Servius TuUius, à l'époque où l'on portait la toge à la guerre, elle se maintint plus tard dans certaines fêtes religieuses (fondation de ville, procession des ambiirbla, ouverture du temple de Janus, sacrifices accomplis par le consul à l'entrée de chaque campagne). Voir Toga.
Gacsuui. Arme de trait d'origine gauloise. C'était un dard entièrement en fci- et. par suite, très pesant et très fort.
(ialbanniii. 1" Cnulcur jaune tirée d'une plante des pays orientaux;
2o Vêtement jaune porté par les feunnes et les hommes efféminés.
4ialea. Casque. D'abord en cuir, le casque des Romains fut de bonne heure en métal. Les casques ont en général la forme d'un bonnet plus ou moins plat et ne sont pas munis de visière.
La coiffe hémisphérique en est bordée d'un anneau métallique, qui, enserrant toute la tète, se prolonge en avant jusqu'aux yeux, en arrière jusqu'à la nuque. Le casque est muni d'une mentonnière (bi/cula), orné au sommet d'un bouton, d'un anneau métallique, et, pour les oQiciers, d'une crista ou d'une
jiiha (fig. 154). Dans les marches, les soldats portaient le casque sur le côté droit de la poitrine, au moyen d'une courroie qui s'enroulait autour du cou.
Dans le camp, ils le suspendaient à leurs boucliers qu'ils plantaient en terre.
Certains casques, surtout les casques des gladiateurs, étaient particuliére-
Fis. l.il.
Fi?. 153.
ment ornés. Celui qui est représenté à la figure l'J."} a été trouvé à Pompéi.
Galeras. !<> Coifl'ure portée originairement par les prêtres, surtout par le flamen dialis. C'était un chapeau en cuir, de forme ronde, et dont le fond se terminait en pointe par un eipe.r: