ESQ
de très beaux spécimens d’escaliers de ce genre.
Escalier suspendu. — Escalier dont les marches ne sont fixées que d’un seul côté dans la muraille, et dont l’autre côté est libre, suspendu. Il existe un très beau spécimen de ce genre d’escaliers suspendus, construit au xvme siècle par l’architecte Le Brument, à l’hôtel de ville de Rouen. Les escaliers suspendus construits en pierre exigent une connaissance approfondie de l’art de l’appareilleur.
— tournant. — Escalier dont les
marches contournent un noyau plein généralement cylindrique, ou au milieu duquel est aménagé un espace vide. On dit aussi escalier en vis, escalier en colimaçon ou en escargot, escalier hélicoïdal, escalier en vis de Saint-Gilles, sur plan carré, rectangulaire ou circulaire.
Escarboucle. — Pierre précieuse.
Variété de grenat rouge d’un éclat très vif.
Escarpe. — (Arch.) — Surface extérieure d’une muraille inclinée en talus.
Et surtout dans les for- '
tifications, revers du fossé placé du côté des remparts regardant l’assiégeant; la
face opposée porte le nom de contreescarpe.
Escarpement. — Pente roide et abrupte.
Espace. — Se dit en général d’une étendue, d’une superficie limitée ou illimitée. On dit que dans un tableau une figure manque d’espace pour indiquer qu’elle est placée dans un cadre de dimensions trop restreintes, dans lequel elle est étouffée et semble à l’étroit.
Espagnolette. — (Arch.) — Système de fermeture de croisées se composant d’une tringle en fer munie de crochets à ses extrémités et que l’on meut à l’intérieur, au moyen d’une poignée, de façon à retirer ou à introduire les crochets dans les gâches pratiquées en haut et en bas des châssis, selon que l’on veut ouvrir ou fermer la fenêtre.
Esplanade. — Emplacement vide, vaste place de grande dimension située en avant d’un édifice. — Espace libre et légèrement déclive existant à l’intérieur d’un château fort entre les constructions habitées et les murs de l’enceinte fortifiée.
Esquisse. — Forme première d’une idée de tableau, de composition, de statue. L’esquisse est surtout une œuvre d’imagination ; elle doit être exécutée rapidement, avec verve, avec fougue. « Les esquisses ont souvent un feu que le tableau n’a pas », a dit Diderot. L’esquisse a la chaleur d’une improvisation, le tableau est l’ouvrage du travail, de l’étude, de la patience et de l’expérience. Lorsqu’un tableau n’est pas suffisamment étudié, l’exécution suffisamment poussée, on les caractérise avec une intention critique en disant : « Ce n’est qu’une esquisse. » — Les
esquisses se tracent soit à la plume, soit au crayon ; quelquefois on les rehausse de tons d’aquarelle ou d’indications à