‹ Lexique des termes d'art (volume 2)Chapitre 100 sur 263 · BURIN · texte numérisé non relu

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ractères de légendes sont remplis de hachures. — (Voy. Epreuves avec la lettre blanche.)

— avec la lettre noire. —

(Grav.) — Épreuve où les caractères d’inscription sont complètement achevés et poussés jusqu’au noir.

— biffées. — (Grav.) — Épreuves qui reproduisent les biffures destinées à annuler une planche gravée et qu’elles détériorent d’ailleurs complètement.

Mais ces épreuves biffées sont très recherchées par les amateurs, parce qu’elles sont la preuve irrécusable qu’il est impossible d’obtenir des épreuves semblables à celles de premier tirage, qui deviennent ainsi des pièces rares.

— boueuse. — (Grav.) — Epreuve dont les blancs ne sont pas suffisamment éclatants et dont les demi-teintes sont engommées de noir, de façon à ôter de la transparence à la gravure.

— d’artiste. — (Grav.) — Épreuve d’une gravure en taille-douce tirée avec ou sans la signature autographe de l’artiste. (Voy. Épreuve avant la lettre.) Quelquefois les épreuves d’artiste se distinguent encore, soit par des marges irrégulières, la gravure n’étant pas bien

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placée au centre de la planche; soit par des traits carrés, — c’est-à-dire des traits entourant le sujet — d’un tracé irrégulier, soit enfin par des griffonnages ou des essais de pointe en marge.

— (Voy. Épreuves de remarque .)

Epreuve de remarque. —

(Grav.) — Épreuve de gravure en tailledouce donnant un état particulier de la planche. La remarque peut consister, soit en des croquis tracés par le graveur sur les marges ou sur les parties blanches de l’épreuve, soit dans l’absence de certains travaux en différentes parties de la planche. Ainsi, par exemple, des épreuves d’une planche dessinée et mordue à l’eau-forte et avant toute retouche à la pointe sèche ou toute remorsure sont des épreuves de remarque. Ces remarques précisent les états différents de la gravure jusqu’à son entier achèvement.

— des gravures en médailles.

— Ces épreuves s’obtiennent, soit en cire, — ce sont les plus agréables à voir, — soit en plâtre, soit en étain.

Ces épreuves servent à guider l’artiste dans son travail.

— grise. — (Grav.) — Épreuve trop pâle.

— naturelle. — (Grav.) — Épreuve donnant le résultat exact du travail sans aucunes « ficelles», ni retroussage (voy. ce mot), et obtenue en essuyant très également la planche dans toute sa surface, après en avoir encré les tailles.

— négative. — (Photog.) — Cliché obtenu en exposant des glaces sensibilisées dans la chambre noire.

Dans les négatifs, les lumières et les ombres du modèle apparaissent transposées.

— neigeuse. — (Grav.. sur bois.)

— Épreuve dont les tailles et les traits sont confondus de façon qu’on n’aperçoive que des traits interrompus et en quelque sorte vermiculés.

— positive. — (Photog.) — Épreuve obtenue à l’aide d’un cliché, soit sur

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papier, soit sur verre, et dans laquelle les blancs et les noirs correspondent aux lumières et aux ombres de l’original.

Epreuves volantes. — (Grav.) — Epreuves de gravures sur bois, en taille-douce, ou de lithographies tirées sur papier de Chine ou du Japon, non collées sur papier fort ou fixées par deux coins seulement sur des feuilles de bristol.

Epure. — (Arch.) — Dessin géométrique au trait, représentant le plan, la coupe, l’élévation, les détails d’un édifice. Les épures, toujours exécutées à l’échelle, sont le plus souvent cotées, c’est-à-dire couvertes de chiffres précisant les dimensions, de façon à ne laisser aucun doute à ceux qui exécutent d’après les épures.

Epurer. — Rendre plus net, plus précis, plus pur. Épurer un contour, le retoucher, le corriger, le débarrasser des faux traits, des coups de crayon inutiles.

Équarrir. — Tailler carrément.

Équarrissage. — Action de rendre carrés les bois destinés à la construction, à l’aide de la scie ou de la hache. On dit aussi équarrissement.

Équarrissement. — (Voy. Équarrissage.)

Équation du beau. — Formule mathématique résultant des relations qui existent entre les dimensions des édifices. Il y a eu toute une théorie des proportions à donner aux édifices développée et publiée sous ce titre. Étant donnés les trois termes, la hauteur, la profondeur et la largeur d’un édifice, l’auteur tendait à prouver que, en subordonnant ces dimensions à des rapports de nombres correspondant à des nombres de vibrations de sons justes, on déterminait aisément les proportions exactes à donner à un édifice.

Équerre. — (Arch.) — Pièce de fer plate formant angle droit et destinée à consolider ou à relier des assemblages en bois.

Equerre à coulisse. —Tige métallique divisée, garnie de deux autres tiges perpendiculaires , l’une fixe, l’autre mobile et servant à mesurer le diamètre des corps cylindriques.

— à dessiner. — Planchette mince en forme de triangle ayant un angle droit et percée d’une ouverture circulaire, ou œil, destinée à permettre de la faire glisser facilement sur le papier.

On se sert de l’équerre et de la règle pour tracer des perpendiculaires , et de deux équerres pour tracer des parallèles.

— à fronton. — Équerre à dessiner ayant un angle droit et affectant la forme d’un triangle rectangle

semblable à celui du demi-fronton des monuments antiques.

— à 45°. — Équerre à dessiner ayant un angle droit et deux angles de 450. C’est à l’aide de cette équerre, dont on se sert fréquemment avec le T et la planchette, que l’on trace, dans les dessins d’architecture, la saillie des profils, les retours d’équerre, les onglets et souvent, dans le tracé des ombres, la direction des rayons lumineux qui, suivant une convention généralement adoptée pour les projets, se dirigent suivant un angle de 45° et de gauche à droite.

— d’arpenteur. — Cylindre ou

P prisme octogonal percé de fentes longitudinales et servant à tracer sur le terrain, à l’aide de jalons, des ! lignes droites et des perpendiculaires. Les ouvertures opposées sont formées soit d’une fente étroite, soit d’une ouverture rectangulaire partagée en deux par un fil de soie. Le rayon visuel passant par

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cette fente, et le fil de soie couvrant un jalon posé en un point quelconque, ces trois points servent à déterminer la position d’une ligne droite.

Équerre de tailleur de pierre.

— Equerre évidée dont les côtés intérieurs servent à vérifier la taille des pierres. On donne le nom d’équerre à chapeau aux équerres

ches d’épaisseur inégale, mais assemblées perpendiculairement et suivant le même plan comme axe.

— double. — Équerre formée de deux règles plates placées perpendiculairement l’une sur l’autre.

— fausse. — Équerre formée de branches mobiles de façon à permettre de tracer à volonté des angles droits, des angles aigus et des angles obtus.

— (faux). — Se dit d’assemblages à angle aigu ou obtus et non à angle droit. On dit aussi un assemblage en faux-équerre,

— graphomètre. — Se dit des

équerres d'arpenteur (voy. ce mot) servant à la fois d’équerre et de graphomètre, et formées d’un cylindre dont la partie inférieure est mobile, à l’aide d’une vis s’engrenant sur un pignon denté. Les fentes pratiquées sur le cylindre remplacent les pinnules du graphomètre et permettent de viser dans toutes les directions perpendiculaires ou obliques par rapport à une ligne donnée. — (Voy. Pinnules .)

— octogonale. — • Équerre d’arpenteur (voy. ce mot) en forme de prisme octogonal.

— triple. — Equerre à trois faces formée de règles assemblées suivant un angle trièdre dont tous les angles sont droits.

Équerre (d’). — A angle droit. On dit aussi en équerre.

— (Blas.) — Se dit d’une pièce de

l’écu en forme d’équerre, teurs disent aussi escarre.

Une escarre d’argent posée au quartier; une équerre d’or mouvant du flanc dextre et de la pointe. L’équerre est souvent employée dans les armoiries allemandes.

Équestre. — Se dit des statues représentant un personnage monté sur un cheval. Une statue équestre de Louis XIV. Envoyer au Salon une figure éques- 1 1 e v

Équiangle. — Se dit d’une figure dont tous les angles sont égaux.

Équilibre. — Se dit de la position naturelle, stable d’une figure, et aussi de l’heureux agencement d’une composition dans laquelle les groupes, les masses, les pleins et les vides sont bien répartis et pondérés.

Équilibrer. — Combiner, pondérer les masses d’un groupe, d’une composition.

Équipollé. — (Blas.) — Se dit d’une division de l’ëcu en neuf carreaux disposés en échiquier, surtout lorsque les quatre points placés aux angles et le point du milieu sont 'de même émail. Cinq points d’argent équipollés à quatre de sable. Les points équipollés peuvent être ou non chargés de figures.

Éraflures. — (Peint, sur émail.) — Hachures irrégulières dont on couvre une surface champlevée, afin que les inégalités rendent l’émail plus adhérent au métal.

Érection. — Action d’élever un édifice, de placer une statue sur son piédestal, de dresser un obélisque, une colonne.

Ériger. — (Arch.) — Fonder, bâtir, construire un édifice, élever une statue, un monument commémoratif.

Escabeau. — Siège de bois fort

Certains au-

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usité au moyen âge, ayant la forme d’un banc sans bras ni dossier et très court. On s’en servait parfois comme de table, et on le recouvrait d’une pièce d’étoffe que l’on nommait « banquier ». Se dit aussi de petits bancs.

Escabelle. — Petit escabeau. — (Voy. ce mot.)

Escalier. — (Arch.) — Assemblage de marches ou de degrés servant à relier des appartements ou des terre-pleins de niveau différent et permettant d’y accéder. Les escaliers par où l’on montait au sommet des édifices religieux du moyen âge étaient souvent installés dans des tourelles intérieures ou extérieures et ajourées. Ils étaient parfois pratiqués dans l’épaisseur des murailles. Les escaliers des châteaux de la Renaissance sont de véritables merveilles au double point de vue de l’art et de la construction ; il suffit de citer le célèbre escalier de Chambord et l’escalier extérieur du palais de Fontainebleau.

Au xvne et au xvme siècle, on trouve aussi des escaliers d’une habileté de coupe et d’une hardiesse remarquables.

Enfin, au xixc siècle, l’escalier du grand Opéra doit être cité pour son superbe développement, la beauté et la richesse des matériaux qui y ont été employés.

— à cordons. — Escalier dont les marches, très larges, sont inclinées et bordées de sorte de bourrelets ou cordons en pierre dure peu saillants, et que l’on peut monter à cheval ou en voiture. Tels sont l’escalier de la place du Capitole à Rome et celui qui donne accès à l’un des pavillons du Louvre, dans la cour des anciennes écuries.

à paliers de repos. — Escalier placé dans une cage rectangulaire ou à coins arrondis et dont les révolutions sont séparées par des surfaces planes. Plus les paliers

de repos sont nombreux, moins un escalier est pénible à gravir.

Escalier circulaire. — Escalier à limon cintré, avec ou sans vide; — et aussi escalier dont les marches ne se

profilent pas suivant une ligne droite, mais suivant une courbe. Ce dernier cas se présente fréquemment dans les esca-

liers extérieurs ou perrons, donnant accès à une entrée placée à quelque hauteur au-dessus du sol.

— de dégagement. — Escalier destiné au service, aux fournisseurs, aux domestiques ; — et aussi escalier de moindre importance que l’escalier principal et fait pour faciliter une circulation rapide.

— dérobé. — Escalier dissimulé.

— d’honneur. — Escalier de palais ou d’hôtel luxueusement décoré, servant aux réceptions et donnant accès aux salles de fêtes.

— en colimaçon ou en escargot. — (Voy. Escalier tournant .)

— en vis. — (Voy. Escalier tournant .)

— hélicoïdal. — (Voy. Escalier tournant.)

— rampe sur rampe. — Escalier

dans lequel il n’existe pas de vide entre les limons, les limons étant placés sur un même plan perpendiculaire au sol. Un grand nombre de maisons du xvme siècle possédaient

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