HUI
moirie ayant la forme d’un petit cornet de chasseur. D’argent au huchet de gueules.
On doit, en blasonnant, spécifier si le huchet est enguické , c’est-à-dire pourvu d’un cordonnet.
En général, le huchet est représenté sans enguichure.
Huchier. — Se disait, au moyen âge, des artisans qui fabriquaient les huches, les coffres décorés de sculptures plus ou moins grossières. Les huchiers sont les aïeux des sculpteurs sur bois d’aujourd’hui.
Huile. — (Peint.) — On emploie dans la peinture à l’huile : les huiles de lin, pour l’impression seulement; les huiles de noix, de pavot blanc ou d’œillet, l’huile d’aspic, enfin l’huile grasse (voy. ces mots) pour les couleurs qui exigent une plus grande quantité de siccatif, comme la laque, l’outremer, les noirs, etc.
— à broyer. — On broie les couleurs à l’huile dans un mélange d’huile de lin et de mastic en larmes. Au siècle dernier, les artistes, qui broyaient encore leurs couleurs eux-mêmes, composaient individuellement des mélanges particuliers et en étaient très fiers et très jaloux. Les uns se servaient d’huile de lin additionnée de couperose ; d’autres, d’huile de noix mélangée de litharge.
— à retoucher. — Comme pour les huiles à broyer, les recettes étaient nombreuses au siècle dernier et variaient suivant les préférences de chaque artiste. L’huile à retoucher se composait en général d’huile d’œillette et de sel de saturne; ce mélange, réduit à l’état de pâte molle, devait se rapprocher beaucoup de la pâte siccative connue de nos jours.
— d’aspic . — L’huile d’aspic est une huile essentielle de lavande dont on se sert dans ■ la peinture à l’huile pour exécuter des retouches et pour nettoyer avec précaution certaines parties de la toile. Les . peintres sur émail en font également u§age*
Huile de lin.
La meilleure huile
peintres du siècle dernier, pour la rendre aussi blanche que l’huile d’œillette, l’exposaient au soleil dans des vases de plomb en y ajoutant de la céruse et du talc calciné. L’huile de lin est très siccative.
— de noix. — L’huile de noix, moins siccative que l’huile de lin, est aussi plus blanche. On l’emploie de préférence pour délayer les blancs et les gris qui seraient légèrement ternis par la coloration de l’huile de lin.
— dessiccative. — (Peint.) — Huile qui accélère la dessiccation des couleurs.
— de térébenthine. — On appelait ainsi autrefois l’essence de térébenthine, extraite de la résine du mélèze, du sapin ou du térébinthe de Chypre.
Mêlée à l’outremer et aux émaux, elle en facilite l’emploi et s’évapore facilement.
— d’œillette. — Cette huile, plus claire que l’huile d’olive, sans saveur ni odeur, s’emploie pour délayer les blancs de plomb dont elle ne ternit nullement l’éclat.
— grasse. — L’huile grasse, ou siccatif , s’obtient en additionnant à chaud de litharge, de céruse, de terre d’ombre et de talc l’huile de lin.
Huiler. — Enduire d’huile une feuille de papier ordinaire afin de la rendre transparente et de pouvoir l’uti liser dans certains cas pour relever des calques n’exigeant pas une grande finesse de contours.
Huisserie. — (Arch.) — Encadrement en charpente ou en menuiserie d’une baiede porte ou de fenêtre, formé d’un linteau ou partie horizontale et de deux montants, ou poteaux. Lorsque ces parties verticales font saillie, on leur donne aussi le noiri de dosserets.