‹ Lexique des termes d'art (volume 2)Chapitre 144 sur 263 · HUM · texte numérisé non relu

HUM

HYR

Humérus . — Os du bras s’articulant par l’omoplate à l’épaule et par le coude au cubitus et au radius qui forment l’avant-bras.

Humoristique. — Se dit des artistes qui exécutent des scènes d’humour, des croquis fantaisistes, qui sont classés parmi les humoristes.

Humour. — Verve comique, gaieté facétieuse et originale.

Hyalin. — Transparent et diaphane comme du verre; le cristal de roche, par exemple.

Hyalographe. — Instrument permettant de dessiner mécaniquement la perspective.

Hyalographie. — Art de graver sur verre, soit à l’aide du diamant, de l’émeri ou de l’acide fluorhydi'ique. — Se dit aussi d’un procédé de dessin mécanique à l’aide duquel on reproduit les objets tels qu’ils sont vus en perspective.

Hydre. — (Blas.) — Figure de blason. Serpent à sept têtes. Hydre de Lerne, animal fabuleux qui vivait dans le marais de Lerne près d’Argos et fut tué par Hercule. On désigne parfois en blason l’hydre sous le nom de couleuvre.

Hydrie. — Vase antique de forme très variable, destiné à conserver l’eau. Il y avait des hydries en terre cuite de forme très élégante, mais plus ou moins

richement décorées. Il en existe aussi en métal. La plupart des hydries étaient pourvues d’anses, et dans certaines collections on conserve même des hydries à trois anses.

Hydrocérame. — Se dit des

vases en terre poreuse, laissant perler des gouttelettes de liquide à leur surface et rafraîchissant l’eau par évaporation.

Hydro-métalloplastie. — Se dit

de procédés de dorure, d’argenture, de cuivrage, obtenus par de simples immersions dans des bains où le dépôt métallique se produit par affinité chimique.

Hydroplastie. — Procédé de dépôt de couche métallique obtenu sans le secours de l’électricité. — On dit aussi Hydro-métalloplastie.

Hyperbole. — Courbe géométrique telle, que la différence des rayons conduits d’un quelconque de ses points à deux points fixes nommés foyers est constante.

Hypèthre. — (Arch.) — Édifice découvert, sans toiture. Il y avait dans l’antiquité de temples hypèthres. Certains auteurs donnent aussi ce nom aux impostes de grande dimension surmontant la porte d’entrée des temples, impostes qui, fer- ' més de grillages, laissaient pénétrer l’air et la lumière à l’intérieur de l’édifice.

Hypocauste. — (Arch.) — Fourneau et conduit souterrain destiné à chauffer les bains antiques.

Hypogée. — ■ Constructions ou excavations souterraines dans lesquelles les anciens plaçaient les morts.

Hyposcenium. — (Arch.) — Orchestre des théâtres antiques.

Hypothénuse. — Côté d’un triangle rectangle opposé à l’angle droit.

Hypotrachelium. — (Arch.) — Naissance du fût de la colonne prise au-dessous de la dernière moulure du chapiteau. \ ^ .

Hyrmensul. — (Voy. Cromlech .)

IchïlOgraphie. — Art de dessiner à l’aide du compas et de la règle. Se dit aussi de l’art de tracer des plans et des figures techniques.

Ichnographique. — Se dit d’un dessin, d’un croquis, d’un plan exécuté par les procédés de l’ichnographie.

Iconographe . • — Se dit du savant qui étudie i’iconographie ou publie des écrits sur ce sujet.

Iconographie. — Art d’étudier et de décrire les peintures, les sculptures et les gravures de l’antiquité et du moyen âge, et spécialement les portraits, images, bustes ou statues. — L’iconographie d’un personnage célèbre est la description de tous les portraits de ce personnage. L’iconographie de Voltaire, de Napoléon.

Iconographique. — Qui se rapporte à l’iconographie.

Iconologie. — Science des attributs des personnages mythologiques. Connaissance des figures emblématiques et aussi interprétation et description des œuvres d’art. — Il y a également une iconologie sacrée relative aux personnagesdes Écritures, delà Viedessaints, etc.

Icosaèdre. — Corps solide offrant vingt faces planes. La surface de l’icosaèdre régulier est composée de vingt triangles équilatéraux. Un grand nombre de cristaux sont souvent taillés en forme d’icosaèdre.

Idéal. — L’idéal en art est la perfection suprême ou typique qui n’existe que dans l’imagination de l’artiste. Mais l’idéal est individuel. Chaque artiste poursuit à sa manière la recherche de l’idéal. Cependant l’idéal entraîne avec ui l’idée de perfection du type proposé,

quel qu’il soit. Atteindre l’idéal, c’est pour un artiste se rapprocher le plùs possible de la perfection, en s’appuyant sur l’étude de la nature et en l’interprétant d’une façon individuelle. L’idéal de Michel-Ange était bien différent de celui de Rembrandt et de Velasquez, aussi tous les trois ont-ils laissé des chefs-d’œuvre de caractères bien tranchés.

Idéaliser. — Rendre idéal, poétiser une scène, l’interpréter avec un sentiment élevé, donner à une figure des lignes d’une grande pureté, des attitudes nobles, retracer un portrait en embellissant, en ennoblissant les traits du modèle.

Idéaliste. — Se dit des artistes qui, dans leurs œuvres, témoignent de leur recherche de l’idéal. — (Voy. ce mot.)

Idéographie. — Mode d’expression des idées par des signes représentant les objets dont on parle. Les hiéroglyphes égyptiens sont une sorte d’écriture idéographique.

Idole. — Statue souvent peinte ou dorée représentant des divinités. Certaines idoles indiennes sont des œuvres d’art d’une beauté remarquable et d’un travail admirable.

If. — Triangle en charpente légère porté sur un pied et muni de tablettes horizontales, sur lequel on dispose des lampions ou verres de couleurs destinés aux illuminations.

Les relations de fêtes de la fin du siècle dernier, qui sont illustrées de charmantes gravures dans le goût de l’époque, montrent que l’on faisait un fréquent usage de ce mode d’il-

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lumination qui, dans l’obscurité, produisait l’effet d’une sorte d’arbre lumineux, taillé en pointe et de forme semblable à celle des ifs du parc de Versailles, régulièrement et symétriquement taillés.

Illustrateur. — Artiste qui exécute des illustrations, des vignettes destinées à illustrer des livres ou des journaux. Depuis Holbein jusqu’à Gustave Doré, la liste des illustrateurs 'de talent serait longue. Les frontispices d’Audran, les compositions d’Oudry, les vignettes de Cochin, de Lemire, d’Eisen, de Gravelot, de Saint -Non, les dessins de Gigoux, Charlet, Raffet, Bellangé, Decamps, Gavarni, de Devéria, de Johannot, de Bida, de Nanteuil, de Ciceri, sont des œuvres de petit format, mais parfois plus étudiées que bien des tableaux.

Illustration. — Se dit des ornements coloriés des anciens manuscrits et surtout aujourd’hui des vignettes intercalées dans un texte ou tirées hors texte et reproduisant des scènes dont le sujet est pris dans l’ouvrage qu’elles accompagnent. Depuis les livres d’Heures, la chronique de Nuremberg (xve siècle) et la Danse des Morts, jusqu’aux éditions de Curmer, de Marne, de Hachette^ de Didot, de Quantin, le nombre des volumes illustrés est considérable.

Suivant le goût de chaque époque, les illustrations ont été exécutées soit en taille-douce, soit en lithographie, soit sur bois. Aux illustrations imprimées en noir se sont parfois ajoutées des illustrations en couleurs exécutées en chromolithographie ou en chromotypie. Aujourd’hui, il faut constater une tendance à l’illustration à l’aide de croquis, de dessins d’artistes reproduits en fac-similé par des procédés de gravure héliographique. Enfin certains ouvrages sont aussi illustrés de gravures en tailledouce tirées en couleur.

Illustrer. — Exécuter des dessins, des gravures destinés à l’illustration d’un ouvrage. Illustrer un volume. Représenter les scènes principales de l’ou-

vrage, exécuter des compositions de bordures, de têtes de pages, de culs-delampe ou de lettres ornées.

Image. — Dénomination générale qu’on applique à toute reproduction imprimée par un moyen quelconque d’un dessin, d’une peinture ou d’une sculpture. —

Se dit aussi en mauvaise part pour désigner un mauvais dessin, mal dessiné, mal colorié, comme les images destinées à amuser les enfants. — Se disait autrefois des statuettes placées dans de petites niches, parfois abritées par des volets. Une image de la Vierge. — (Voy.

Imagerie.)

Imagerie. — Art des imagiers du moyen âge, qui ne se sont que plus tard appelés des artistes. On donnait particulièrement à cette époque le nom d’images aux statuettes peintes et dorées, placées sur de petits supports et couronnées de dais. Quelques-unes de ces images étaient agencées en forme de diptyque ou de triptyque. Elles représentaient ordinairement le Christ, la Vierge et les Saints. Au xive et au xve siècle, quelques-unes de ces images s’entr’ouvraient et servaient de reliquaires. Au xvie siècle, les figures peintes sur émail, les émaux de Limoges remplacèrent ces représentations en relief de saints personnages.

Imagier. — Se disait au moyen âge des artistes qui sculptaient et enluminaient des images. Au xme siècle, les peintres et les sculpteurs étaient désignés par ce même mot : des imagiers.

A cette époque et jusqu’au xvic siècle, les imagiers travaillaient en général suivant leur inspiration propre. Il n’y a nulle comparaison à établir, en ce sens, entre eux et les sculpteurs ornemanistes de notre époque, par exemple, qui ne font que travailler sur un dessin donné, imposé par l’architecte, par le chef des travaux. C’est ce qui explique

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